Sévère rappel à l'ordre de la France au président Alpha Condé

Facebook Imprimer    

 

CONDE_Alpha_13_01La France a adressé jeudi un sévère rappel à l'ordre au président guinéen Alpha Condé, l'ancien opposant historique élu démocratiquement fin 2010, en lui demandant de ne pas entraver la liberté de la presse et d'organiser rapidement des élections législatives.

L'ancienne puissance coloniale, qui veut voir dans la Guinée un des rares exemples de transition démocratique en Afrique, a vivement réagi à l'interdiction faite aux médias guinéens de relater l'attentat commis le 19 juillet contre Alpha Condé.

"Nous sommes préoccupés par la liberté des médias en Guinée. L'attentat contre le président Condé ne doit pas justifier des restrictions aux libertés fondamentales", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.

"La France réprouve l'interdiction faite à tout média national d'évoquer l'attentat contre le chef de l'État ou d'organiser des émissions interactives à caractère politique", a-t-il poursuivi. "Cette interdiction constitue une atteinte grave à la liberté d’expression et nous demandons au président Condé de reconsidérer cette décision en sa qualité de garant des libertés en Guinée", a-t-il insisté.

Cette décision d'interdiction a été prise mercredi par le Conseil national de la communication (CNC) de Guinée, un organe gouvernemental.

La France avait condamné l'attaque de soldats ayant visé le 19 juillet le domicile privé d'Alpha Condé à Conakry. Elle avait exprimé sa solidarité avec le chef de l'Etat guinéen, à qui le Premier ministre François Fillon avait garanti le "plein soutien" de Paris.

Mais elle avait laissé poindre son inquiétude quant au retard pris dans l'organisation d'élections législatives, qui risque d'entraîner une détérioration du climat politique.

"Comme le président Condé s'y est lui-même engagé, l'organisation dans les meilleurs délais d'élections législatives libres, transparentes et apaisées doit figurer parmi les priorités des autorités guinéennes au même titre que la réconciliation et le dialogue entre les communautés", a répété jeudi Bernard Valero.

Alpha Condé, 73 ans, a pris ses fonctions le 21 décembre, un mois après avoir remporté la première élection libre depuis l'indépendance du pays, en 1958. Auparavant, il avait été l'opposant successif aux dictatures de Sekou Touré et de Lansana Conté, subissant l'exil et la prison.

La France a beaucoup misé sur la Guinée d'Alpha Condé, promue avec une poignée d'autres pays au rang de symbole des espoirs démocratiques en Afrique.

Depuis 2008, elle s'était beaucoup activée en coulisses pour éloigner durablement de Conakry le capitaine Moussa Dadis Camara, dirigeant de fin 2008 à fin 2009 d'une junte qui s'était emparée du pouvoir à la mort de Lansana Conté.

Le nouveau président guinéen avait été invité par Paris au sommet du G8, fin mai à Deauville (Calvados), en compagnie de ses homologues nigérien Mahamadou Issoufou et ivoirien Alassane Ouattara. Les trois mêmes dirigeants, ainsi que le Béninois Boni Yayi, doivent également être reçus vendredi à Washington par Barack Obama.

La mise en garde de la France n'est pas le seul signal d'alarme lancé à Alpha Condé. L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a publié jeudi un rapport dans lequel elle lui demande "d'affirmer publiquement son attachement à la liberté de la presse et au respect du pluralisme des médias".

Elle déplore que trois lois favorables à la liberté de la presse "ne soient toujours pas appliquées", et juge que le bilan en la matière du Niger "est beaucoup plus positif".


AFP


AArticle_logo1_0

Facebook Imprimer    

 


 

Commentaires  

 
+2 #15 boubacar 29-07-2011 21:15

la france soyez hors de sa si vs voyez cette crise en guinee ce grace a vs e a konate llaissez le problem guineen entr le guineene on en a mal de vous.votre bouch c la malheur de lafrik a caus de vs lafrik navance pas.
Citer
 
 
+2 #14 Gandhi 29-07-2011 19:43

On sait que la France défend ses intérêts, souffle le chaud et le froid, et se fait entendre à géométrie variable. Nous ne sommes pas dupes de ses méthodes et de son comportement. Mais nous savons aussi que la solution viendra des Guinéens eux-mêmes, même si à la marge, la France peut contribuer à influencer. La preuve, sa réaction a entraîné l'annulation de la décision du CNC et c'est tout ce qui compte pour moi pour le moment.
Citer
 
 
0 #13 Webmaster 29-07-2011 14:28

Monsieur Kaba,
Vos commentaires sont trop longs pour être publiés comme tels. Nous vous proposons de nous envoyer votre nom complet et votre photo et nous les publierons comme articles.
Bien à vous.
Le webmaster.
Citer
 
 
+2 #12 MSDiallo/Londres/Par 29-07-2011 13:14

Citation en provenance du commentaire précédent de Mory Diakité:
J'ai lu avec attention la déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères et européennes portant sur la liberté des médias en Guinée.
Dans cette déclaration en date du 28 juillet 2011 (disponible en cliquant sur le lien suivant: https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20110728.html), je ne vois pas où est le côté "sévère rappel à l'ordre de la France".
Si vous lisez bien le communiqué, il est question de "la liberté des médias en Guinée". Autrement dit, si je comprends bien cette missive des affaires étrangères françaises, hors médias, tout va bien en Guinée puisque la préoccupation de la France ne porte que sur la liberté des médias.
Il ne faut pas s'exciter sur ce genre d'initiatives. Ce n'est ni la première fois ni la dernière fois. La France est dans sa posture de donneuse de leçon. Je me souviens il y a quelques mois avoir lu les mêmes réprimandes sur la Hongrie qui avait adoptée un dispositif législatif pour sanctionner les médias en cas « d'atteinte à l'intérêt public, l'ordre public et la morale », ou encore des « informations partiales ». Ces médias étaient passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 730.000 euros. Qu'a fait la France pour ces médias concrètement?
De manière générale, je n'accorde pas trop d'importance aux déclarations des responsables français. Je me souviens d'un président français, à Dakar, qui a dit textuellement que la "France n'avait pas besoin de l'Afrique". Je veux juste le parapher en disant que "la Guinée n'a pas besoin des conseils d'un homme qui considère que le drame de l'Homme Africain est qu'il n'est pas assez rentré dans l'Histoire".
Pour finir, je voudrais juste dire que j'ai été agréablement surpris de voir que cette décision du CNC a été unanimement condamnée par tous les démocrates guinéens.
Bien à vous

Reaction lucide et coherent.. J'ai rien a ajouter..Merci Mr Diakite. Cordialement
Citer
 
 
-2 #11 kaba 29-07-2011 12:44

Dire qu'on se plaignait déjà de la censure de ce CNC. Guinneeactu, je ne considerais pas mes écrits aussi véhéments que cela, au point qu'ils vous fassent tant de peine. Merci d'avance de respecter mes opinions ou à défaut de prendre le soin de m'informer à la moindre de vos initiatives. Cordialement.
Citer
 
 
+1 #10 AUGER Bernard 29-07-2011 10:52

C'est le porte parole du ministère des affaires étrangères de France qui réagit contre des mesures du "président démocratiquement élu et en toute transparence" Alpha Conde. On aurait aimé que cette réaction vienne de l'omniprésident Sarko, de son premier ministre et de son ministre des affaires étrangères lui-même (et non pas son porte parole) ! Mais Non ! Il ne faut pas oublier que la France a promis au président franco-guinéen de développer son pays dans tous les domaines : alors pas trop de vagues !
Citer
 
 
+2 #9 Mory Diakité 29-07-2011 09:38

J'ai lu avec attention la déclaration du porte-parole du ministère des affaires étrangères et européennes portant sur la liberté des médias en Guinée.
Dans cette déclaration en date du 28 juillet 2011 (disponible en cliquant sur le lien suivant: https://pastel.diplomatie.gouv.fr/editorial/actual/ael2/bulletin.asp?liste=20110728.html), je ne vois pas où est le côté "sévère rappel à l'ordre de la France".
Si vous lisez bien le communiqué, il est question de "la liberté des médias en Guinée". Autrement dit, si je comprends bien cette missive des affaires étrangères françaises, hors médias, tout va bien en Guinée puisque la préoccupation de la France ne porte que sur la liberté des médias.
Il ne faut pas s'exciter sur ce genre d'initiatives. Ce n'est ni la première fois ni la dernière fois. La France est dans sa posture de donneuse de leçon. Je me souviens il y a quelques mois avoir lu les mêmes réprimandes sur la Hongrie qui avait adoptée un dispositif législatif pour sanctionner les médias en cas « d'atteinte à l'intérêt public, l'ordre public et la morale », ou encore des « informations partiales ». Ces médias étaient passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 730.000 euros. Qu'a fait la France pour ces médias concrètement?
De manière générale, je n'accorde pas trop d'importance aux déclarations des responsables français. Je me souviens d'un président français, à Dakar, qui a dit textuellement que la "France n'avait pas besoin de l'Afrique". Je veux juste le parapher en disant que "la Guinée n'a pas besoin des conseils d'un homme qui considère que le drame de l'Homme Africain est qu'il n'est pas assez rentré dans l'Histoire".
Pour finir, je voudrais juste dire que j'ai été agréablement surpris de voir que cette décision du CNC a été unanimement condamnée par tous les démocrates guinéens.
Bien à vous
Citer
 
 
+2 #8 Gandhi 29-07-2011 09:15

Ce gouvernement a beau gesticuler dans tous les sens, et parler de souveraineté, quand la France tousse fort, ils se font tout petits, témoin l'annulation de la décision du CNC. Encore des pseudo nationalistres de pacotille. Il ne faut pas jouer un rôle qu'on est incapable de tenir, sinon cela se retourne contre l'auteur. Et ce n'est pas fini...
Citer
 
 
0 #7 jeune guineen 29-07-2011 00:43

hey kaba, toi qui dis que la guinee n est pas la lybie....c est vrai, seulement j espére que tu n es pas entrain de comparer la nuit et le jour, ou chaud et froid, ou encore blanc et noir...car en terme de respect vis a vis des autres pays, puissance, richesse, connaissances et tout ce ke tu veux d autre, LA LYBIE est a des années lumières de la guinée sur tous les plans.....
Citer
 
 
0 #6 ennemi du changement 29-07-2011 00:22

La France fait donc partie des saboteurs, ennemis du changement, comploteurs, ethnos... Comment nos brillants rpgistes vont ils se defendre cette fois ci.
Citer
 
 
+2 #5 AUGER Bernard 28-07-2011 22:21

Tiens, tiens, la France réagit ? il était temps! Alors monsieur Kouchner qu'en dites-vous ? Et vous messieurs Fillon et votre chef omnipotent qui portaient le président Alpha Conde comme le garant de la démocratie en Guinée, qu'en pensez-vous ?
Citer
 
 
+2 #4 BAH 28-07-2011 20:28

a.condé doit demander pardon à la population guinéenne en général et en particuliers à tous les peulhs dont il a pris pour ennemi sans quoi il n'aura jamais la lumière devant lui et nous allons continuer de le maudire à chaque prière jusqu'à sa fuite au pouvoir.
Citer
 
 
+1 #3 Diallo75 28-07-2011 19:05

Dame condé du cnc et les pseudos idéologues recyclés pdg-rda du rpg font mine d'ignorer que la Donne et le Monde ont changé! on est plus dans les annéées 70 de "comploite" a tout va et rien ne sera plus comme avant chère dame parce que votre salaire vient de l’étranger et ces étrangers la vous demanderons de marcher au pas... Bon nombre d’intérêts vitaux sous régionaux dépendent de la stabilité en Guinée. Vous vous en rendrez compte vous meme en attendant continuez avec vos pseudos idéologues a penser que c'est Dieu qui vous a lègue la Guinée..
Citer
 
 
-3 #2 kaba 28-07-2011 18:41

ça fait pitié de voir des titres pareil, c'est la Guinée qui décide en fonction de ses lois ce qui est bon ou mauvais pour lui. C'est une insulte à la Guinée. Mais la Guinée n'est la Libye.
Citer
 
 
+2 #1 Taniko 28-07-2011 18:00

Des Hypocrites,ces Français.IL faut les mepriser sinon,ils feront de notre pays un autre HAITI
Croyez en ma lucidité
Le drame des états francophones,c'est cette france gouvernée par des petits au sens propre et figuré du terme
Citer