Quand la CENI veut une chose et son contraire

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FOFANA_Bakary_2_01Pour la première fois, la nouvelle CENI (Commission électorale nationale indépendante) a conféré avec la presse. C'était ce jeudi 17 janvier à Conakry. L'initiative a été au départ très saluée par les hommes de média. Seulement, cet espoir n'a été qu'éphémère. Aussi incroyable que vrai, le président Bakary Fofana a été le grand absent de ce baptême du feu, l'institution électorale. Laissant ainsi beaucoup de questions sans réponse.

Peut-on dire dans ce cas que la nouvelle CENI voulait de cette conférence de presse mais n'avait pas envie de communiquer, même s'il y a en son sein un département dit de la communication ? Sans doute. Les faits et gestes du directeur de ce département l'ont prouvé suffisamment ce jeudi. Bloqués que les journalistes étaient déjà par l'absence de Bakary Fofana, Alpha Yéro Condé a, une fois de plus, réduit leur marge de manÅ“uvre.

La CENI fait l'objet de vives critiques de la part de l'opposition depuis sa mise en place. L'opinion voudrait avoir aussi de bonnes informations sur son fonctionnement. L'occasion était opportune pour tirer tout cela au clair. En dictateur, malheureusement, Alpha Yéro Condé a prévenu les journalistes : « aucune question relative à la mise en place des démembrements ne sera reçue Â».

Ainsi, la conférence de presse a laissé les journalistes sans aucune information claire sur la CENI. Comme le voulaient les conférenciers, la seule information a été le départ, dans les jours à venir, d'une mission forte de 22 commissaires à l'intérieur du pays pour la mise en place des démembrements de la CENI.

A part cette annonce, tout ce qui a été dit n'était que des commentaires sur des faits difficiles à vérifier. Face à cette situation et face à une CENI qui a créé en son sein, un département de la transparence, les journalistes sont sortis de la salle de conférence en se demandant ce qu'ils auront à dire. C’était la surprise générale. 

En attendant de voir, on peut dire sans risque de se tromper, avec ce que s'est passé ce jeudi, que les relations entre la CENI et la presse ne seront pas aussi cordiales. 


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu

 
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Commentaires  

 
+2 #10 Amenofils 22-01-2013 11:22

Pourquoi ne pas renvoyer Waymark et faire un appel d'offre d'operateur consensuel ? Pourquoi avoir peur de perdre des elections legislatives sachant que le regime Guineen est presidentiel et a cet effet, le president peut imposer meme ses lois ou a defaut peut dissoudre l'assemblée nationale sans risque pour lui meme pendant son mandat. Le Guineen est petit et merdique vraiment. Je generalise mais je sais qu'il y'a des exceptions
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+2 #9 Notice 20-01-2013 04:00

A force de vouloir tout gagner AC risque de tout perdre. Wait and see
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+2 #8 Gandhi 19-01-2013 21:40

Karifa, un PRG doit oeuvrer pour toute la population, c'est même l'une de ses raisons d'être. Parce que peut-être vous et un petit clan, vous êtes servi, vous considérez que tout va bien pour le pays. Attention au retour de bâton, tout le monde n'est pas éduqué et certains se comportent de façon primaire. Ceux pour qui la vie est belle aujourd'hui, risquent de déchanter demain. Le proverbe dit que "lorsque tu montes l'escalier, n'oublies pas de saluer ceux qui descendent, car il arrivera un jour où c'est toi qui descendra l'escalier".
Par ailleurs Bakary Fofana, ses qualités intellectuelles supérieures à celles de Louncény Camara ne font pas oublier sa petitesse personnelle et Waymark. Quelles que soient les arguties juridiques et/ou médiatiques, le problème essentiel reste la possibilité de tricher "en douceur" via l'informatique. L'opposition sait que l'avenir personnel de ses leaders en dépend. Ils ne sont pas fous au point de laisser cette mascarade perdurer. Dans le pire des cas, les sorties de rue ne se limiteront plus au respect de la démocratie, mais à la sortie d'AC. Tout le monde marche sur des oeufs... même si tout semble calme.
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+3 #7 KIM 19-01-2013 19:13

Citation en provenance du commentaire précédent de Karifa:
Rien ne va en Guinée tant que l'un de vous n'arrive au sommet de la magistrature suprême,chose qui n'empêche guère le Président de la Rep.et son gouvernement de surcroit les différentes institutins républicaines d'oeuvrer en entendant que le grand rêve soit réalisé.

Ok Karifa, mais votre intervention est à double lecture, on pourrait penser que si vous estimez que tout va bien c'est parce ce que l'un des vôtres "est arrivé à la magistrature suprême". Voyez-vous, c'est facile de sortir des âneries.
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+5 #6 madina 19-01-2013 18:13

Aujourd'hui en Guinée,il n'ya pas de Président de la Republique,il ya plutot un chef de gang ä la tête d'une décheterie immonde qui pille les ressources minières et halieutiques et qui infeste l'administration de rebelles et de clochards.Qui achète des dettes anciennes(PPTE)par des réseaux mafieux afin d'en contracter des réelles et plus importantes cette fois en argent cash qui va dans les poches et les comptes de crimes et de blanchiment d'argent.
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+5 #5 Ibrahima Mbemba SOW 19-01-2013 15:59

Bakary Fofana (BF) déçoit tout simplement ceux qui croyaient qu'il aurait tâché (au moins) de nuancer le rôle de "fraudeur d'élection" qu'AC et le RPG lui ont assigné en l'imposant à la tête de cette nouvelle CENI.
L'orthodoxie politico-ethnocratique est décidément un cancer qui n'a pas fini de dissiper les espoirs de démocratisation et de progrès social et économique de la collectivité nationale en Guinée. Seule question à se poser utilement: qu'en pensent des gens comme SIDYA, à présent qu'ils ont bien vu BF à l'ouvrage?
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-8 #4 Karifa 19-01-2013 15:38

Rien ne va en Guinée tant que l'un de vous n'arrive au sommet de la magistrature suprême,chose qui n'empêche guère le Président de la Rep.et son gouvernement de surcroit les différentes institutins républicaines d'oeuvrer en entendant que le grand rêve soit réalisé.
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+3 #3 madina 19-01-2013 14:07

La Guinée est aujourd'hui un territoire envahi par une coalition de mafias qui y sévit sans foi ni loi.Gouvernement,institutions,CENI, c'est une vulgaire comédie qu'il est pitoyable de cautionner.Le souci majeur des guinéens toutes éthnies confondues aujourd'hui doit être de se lever comme un seul homme pour sauver la patrie.
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+1 #2 Gandhi 19-01-2013 10:03

Une conférence de presse est certes un évènement médiatique dans laquelle un individu invite des journalistes à l'entendre parler... mais c'est aussi l'endroit où ces mêmes journalistes posent des questions. Dans ce régime, à l'image de leur chef, on ne pose pas de questions, mais on doit se contenter de croire aux bonnes paroles. Va t-on nous prendre encore longtemps pour des imbéciles ?
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-5 #1 KABA 19-01-2013 05:47

Arrêtez de nous distraire qu'est-ce cette opposition ne critique pas en guinée:gouvernement,toutes les institutions nationales et internationales?Donc,le monde s'en fout de leurs critiques malencontreuses.c'est des opposants à tous....
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