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Quand la CENI veut une chose et son contraire
Heinan Goba Vendredi, 18 Janvier 2013 22:08
Pour la première fois, la nouvelle CENI (Commission électorale nationale indépendante) a conféré avec la presse. C'était ce jeudi 17 janvier à Conakry. L'initiative a été au départ très saluée par les hommes de média. Seulement, cet espoir n'a été qu'éphémère. Aussi incroyable que vrai, le président Bakary Fofana a été le grand absent de ce baptême du feu, l'institution électorale. Laissant ainsi beaucoup de questions sans réponse.
Peut-on dire dans ce cas que la nouvelle CENI voulait de cette conférence de presse mais n'avait pas envie de communiquer, même s'il y a en son sein un département dit de la communication ? Sans doute. Les faits et gestes du directeur de ce département l'ont prouvé suffisamment ce jeudi. Bloqués que les journalistes étaient déjà par l'absence de Bakary Fofana, Alpha Yéro Condé a, une fois de plus, réduit leur marge de manœuvre.
La CENI fait l'objet de vives critiques de la part de l'opposition depuis sa mise en place. L'opinion voudrait avoir aussi de bonnes informations sur son fonctionnement. L'occasion était opportune pour tirer tout cela au clair. En dictateur, malheureusement, Alpha Yéro Condé a prévenu les journalistes : « aucune question relative à la mise en place des démembrements ne sera reçue ».
Ainsi, la conférence de presse a laissé les journalistes sans aucune information claire sur la CENI. Comme le voulaient les conférenciers, la seule information a été le départ, dans les jours à venir, d'une mission forte de 22 commissaires à l'intérieur du pays pour la mise en place des démembrements de la CENI.
A part cette annonce, tout ce qui a été dit n'était que des commentaires sur des faits difficiles à vérifier. Face à cette situation et face à une CENI qui a créé en son sein, un département de la transparence, les journalistes sont sortis de la salle de conférence en se demandant ce qu'ils auront à dire. C’était la surprise générale.
En attendant de voir, on peut dire sans risque de se tromper, avec ce que s'est passé ce jeudi, que les relations entre la CENI et la presse ne seront pas aussi cordiales.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Par ailleurs Bakary Fofana, ses qualités intellectuelles supérieures à celles de Louncény Camara ne font pas oublier sa petitesse personnelle et Waymark. Quelles que soient les arguties juridiques et/ou médiatiques, le problème essentiel reste la possibilité de tricher "en douceur" via l'informatique. L'opposition sait que l'avenir personnel de ses leaders en dépend. Ils ne sont pas fous au point de laisser cette mascarade perdurer. Dans le pire des cas, les sorties de rue ne se limiteront plus au respect de la démocratie, mais à la sortie d'AC. Tout le monde marche sur des oeufs... même si tout semble calme.
Rien ne va en Guinée tant que l'un de vous n'arrive au sommet de la magistrature suprême,chose qui n'empêche guère le Président de la Rep.et son gouvernement de surcroit les différentes institutins républicaines d'oeuvrer en entendant que le grand rêve soit réalisé.
Ok Karifa, mais votre intervention est à double lecture, on pourrait penser que si vous estimez que tout va bien c'est parce ce que l'un des vôtres "est arrivé à la magistrature suprême". Voyez-vous, c'est facile de sortir des âneries.
L'orthodoxie politico-ethnocratique est décidément un cancer qui n'a pas fini de dissiper les espoirs de démocratisation et de progrès social et économique de la collectivité nationale en Guinée. Seule question à se poser utilement: qu'en pensent des gens comme SIDYA, à présent qu'ils ont bien vu BF à l'ouvrage?








