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La BADAM fermée, les déposants dans l'inquiétude
Heinan Goba Mardi, 08 Janvier 2013 17:50
La BADAM (Banque africaine de développement agricole et minier) a mis la clé sous le paillasson après le retrait de son agrément par la Banque Centrale. Visiblement, les efforts de la Fédération syndicale des banques et assurances de Guinée (FESABAG) pour tenter de sauver la BADAM n'ont pas abouti.
En décembre 2011, la Banque Centrale avait mis en place une administration provisoire dirigée par un de ses anciens gouverneurs, pour mettre de l'ordre. C'était la première mesure envisagée par l'autorité de régulation pour sauver cette banque primaire qui se trouvait au bord de la faillite, un an seulement après sa création. Avant de penser à la recapitaliser, si possible.
Dans la foulée, le Directeur général Moriba Kéita et tout son staff, accusés d'être à l'origine de cette banqueroute, ont été arrêtés et emprisonnés. Le procès intenté contre eux a duré huit mois et s'est soldé par cinq ans de prison ferme pour le Directeur général et le payement de plus de quatre milliards de francs guinéens en tout. Pour ne parler que de son cas.
En parlant de fermeture, ultime solution, c'est évident que tout a été essayé en vain. Il va donc falloir rembourser les déposants. C'est la principale chose qui reste à faire. Mais qui va procéder à ce remboursement, la Banque centrale ou la BADAM qui n'existe que de nom ? C'est la seule question que se posent maintenant les déposants.
Pris de court par la décision de la Banque centrale, les clients de la BADAM et ses anciens travailleurs arrivent chaque jour par petits groupes depuis le début de l'année, à son siège pour se renseigner auprès des vigiles qui, comme eux, ne savent rien de cette situation.
Attention donc à cette nouvelle bombe en retardement.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu
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Commentaires
Depuis quand prête-t-on à un défaillant ? Mieux vaux arrêter la saignée. Par aileurs, qui vous dit que la séparation des activités traditionnelles des banques n'est pas respectée chez nous ? Ce qui importe aujourd'hui c'est comment rembourser les pauvres déposants.
La BCRG doit s'impliquer et joué son rôle de prêteur en dernier ressort pour sauver la BADAM. On doit éviter l'aléa morale et surtout le risque systémique.
Leçon à tirer, la Banque Centrale doit redoubler de vigilance dans la surpervision des banques pour empêcher que de tel cas se repète dans l'avenir surtout que dans les derniers temps, le système bancaire a connu un développement exponentiel en doublant presque d'effectif en l'espace de 3 ans passant de 8 à 14 banques sans compter la Banque Centrale.








