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Ralliement du CDR à l’ADP-Collectif : Jean-Marie Doré ne se sent pas concerné

Moro Amara Camara  Vendredi, 28 Décembre 2012 16:17

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DORE_Jean-Marie_10_01La prétendue apostasie politique de Jean-Marie Doré du centre vers l’opposition radicale, dont l’alerte avait littéralement embrasé la cité, n’était en réalité qu’une grosse mise en scène théâtrale visant à amuser la galerie politique. Perçue au départ comme un tsunami qui aurait pu avoir l’effet d’une véritable révolution dans le paysage politique guinéen, cette alerte s’est finalement effondrée aussi spectaculairement comme une grosse boule de neige au contact des rayons solaires.

C‘est du moins l’impression que l’ancien locataire du Palais de la colombe, a donnée dans un entretien téléphonique qu’il nous a récemment accordé. Visiblement surpris par la nouvelle de ce ralliement à l’opposition et la tournure qu’elle avait tendance à prendre, l’ancien Premier ministre de la transition réaffirme avec force sa liberté d’expression et d’opinion et sa totale indépendance politique vis-à-vis des deux blocs antagoniques: la mouvance et l’opposition radicale.

Le secrétaire général de l’UPG n’exclut pas la possibilité de voir ses positions partagées, à des moments donnés, par l’un ou l’autre des bords opposés. Mais cela ne doit aucunement être interprété comme un changement d’orientation ou de valeurs politiques de sa part.

« Il se peut que mes analyses recoupent les analyses de l’opposition, alors on fait avec. C’est par rapport à l’intérêt national que nous nous déterminons. Nous ne nous déterminons pas par rapport à un homme ou un groupe d’hommes. Pourquoi, on va le faire ? Pensez-vous qu’on a fait notre parti pour qu’on soit dépendant des analyses de monsieur Alpha Condé ou de monsieur Cellou ? Non. C’est par rapport à l’intérêt de la Guinée. Quel type d’éducation nationale, d’économie, d’institutions républicaines, qu’est-ce c’est que la liberté, comment elle doit être gérée, la répartition du revenu national. C’est par rapport à ces données-là que nous nous déterminons », a expliqué Jean-Marie Doré.

Pour lui, ces prétentions ne sont que des « gloussements, des histoires » de la part de gens qui ignorent, dit-il, le fonctionnement d’un parti politique digne de ce nom.

« Les gens racontent des histoires. Ils ont glosé là-dessus. Si je devais me mettre à démentir mais, je vais être ridicule. Le jour on veut changer d’orientation, on va convoquer une conférence de presse publique ou on annonce qu’on a changé. Mais ce sera la voix de la base. Croyez-vous que deux leaders peuvent se rencontrer dans un salon pour dire, on fait comme ça. Alors à quoi sert le parti ? Il y a des gens qui font la politique au micro des radios, moi, je ne fais pas la politique au micro des radios. Je fais la politique à la base avec les militants », a-t-il martelé avant d’apporter un démenti cinglant à cette nouvelle de son repositionnement dans le paysage politique. En clair, Jean-Marie Doré et sa formation politique, l’UPG sont et restent au CDR qui reste et demeure une coalition de partis défendant le centrisme comme valeur politique.

« Je démens formellement cette information. Je ne suis pas parti comme ça. Le jour où on décide que vraiment notre idéologie ne permet plus d’aller efficacement à la bataille pour la Guinée, on réunit le congrès qui modifie la déclaration de principe et nous cessons d’être au centre. Nous serons peut-être à droite ou à l’extrême droite, à gauche ou à l’extrême gauche. Mais, on ne sera plus au centre. Parce que le congrès, seul, décide de notre orientation. Ce ne sont pas des causeries entre leaders à Conakry qui décident de notre orientation » a-t-il ironisé.


Camara Moro Amara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu

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