Jeudi, 27 Décembre 2012 16:59
Déboutée de sa plainte contre Aboubacar Diallo, journaliste à Espace FM, Mme Chantal Cole, ancienne égérie du régime Conté, tente de trouver une bouée de sauvetage, en s’attaquant au président de l’UFC et porte-parole de l’ADP et du Collectif, Aboubacar Sylla, qu’elle veut entraîner à tort dans sa chute déjà programmée.
La plainte pour diffamation déposée auprès du Tribunal de première instance de Kaloum par la PDG du groupe Alo médias Chérie FM / TATV Mme Chantal Cole, n’a finalement pas prospéré. Une décision salutaire à mettre à l’actif de la justice guinéenne qui tente de se départir de cette image de « justice aux ordres » qui lui colle à la peau.
Mme Chantal Colle a voulu simplement faire diversion, en intentant un procès contre un des chroniqueurs de la radio Espace FM, au lieu de faire face au problème interne qui déchire son groupe de presse, suite au renvoi de façon « arbitraire » de 26 de ses employés. La mobilisation de la corporation dans cette affaire a eu le dessus sur le pouvoir de l’argent, dans ce pays où certains cadres, notamment du monde judiciaire, ont la propension à la corruption. Une indélicatesse qui fait que parfois de pauvres citoyens désargentés se retrouvent à la merci des nantis. Heureusement que cette fois-ci le « pouvoir de l’argent » n’a pas permis à Chantal de se soustraire aux lois de la République.
Cependant, la misère faite aux 26 employés de Chérie FM / TATV a permis, elle, de révéler l’autre face cachée de Chantal Cole, à savoir son côté « ethnocentriste ». Le masque de la représentante de SOS racisme est donc complètement tombé. Car Chantal Cole est bien connue des Guinéens. Elle avait l’oreille du défunt président Conté et exerçait ainsi une très grande influence sur les décisions présidentielles à l’époque. Et avait fini par voler la vedette à Mamadou Sylla, le businessman qui avait aussi sa place dans le cercle des intimes du « Général ».
Mme Cole démettait qui elle voulait par la délation, qui était une arme de destruction « massive » dans les années Conté. Et c’est à croire que le même phénomène continue aujourd’hui sous la 3e République. L’une des victimes de cette pratique honteuse fut Aboubacar Sylla, à l’époque ministre de l’Information. Chantal Cole qui voyait sans doute en Sylla un empêcheur de tourner en rond, a juré de se payer sa tête lors d’une conférence de presse. C’était devenu un rituel pour cette dame. Ces coups d’éclat étaient toujours précédés de point de presse. Histoire de « légitimer » ses desseins noirs, en jouant les patriotes convaincus.
C’est encore sur la tête de ce même Aboubacar Sylla que Chantal est en train de chercher des poux. En l’accusant d’avoir un lien avec la radio Planète et le journal l’Indépendant. Des médias qu’elle trouve agressifs à son égard.
Alors que ceux-ci ne font que couvrir l’affaire qui l’oppose à ses 26 employés et à Aboubacar Diallo, éditorialiste à Espace FM.
Lors d’un point de presse tenu la semaine dernière par Mme Cole pour se défendre face à tout ce qui se dit dans ce bras de fer qui l’oppose à ces confrères, elle a lancé des piques au porte-parole de l’opposition en affirmant : « Je suis choquée, que monsieur Aboubacar Sylla, qui a été un haut fonctionnaire de ce pays, qui a été ministre de l’Information, qui a porté les couleurs de la nation sur ses épaules, puisse admettre que des journalistes se permettent d’écrire que je suis une ethnocentriste. Que ses ondes soient utilisées par des journalistes qui ont du sang sur leur plume et sur leur micro.» Et d’ajouter « Il doit apprendre à ses journalistes la déontologie, donc il sera assigné à comparaître par mon avocat en justice et j’irai jusqu’au bout ».
Pour maints observateurs, Chantal Cole se trompe simplement d’adversaire en cherchant à revenir sur la scène avec « brio ». Car vouloir s’attaquer à Sylla Aboubacar, un des hommes clés de l’opposition, qui, bien qu’étant fondateur du groupe de presse l’Indépendant-le Démocrate, n’a rien à voir avec la radio Planète FM. Et quant à l’Indépendant, Sylla s’est toujours tenu à l’écart de ce journal depuis plus d’une décennie, dont la ligne éditoriale dépend du bon vouloir du directeur de publication.
En tout état de cause, c’est désormais clair, aux yeux de l’opinion, qu’attaquer Sylla en justice ne serait qu’un baroud d’honneur pour cette ancienne égérie dont la descente aux enfers ne fait que commencer.
La Rédaction
du Démocrate, partenaire de GuineeActu
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