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Axe Conakry-Boffa : les quatre ponts de Tanènè dans un état préoccupant
Richard Tamone Dimanche, 16 Décembre 2012 15:27
Pour ceux qui ne connaissent pas leur position géographique à la rentrée de la sous-préfecture de Tanènè en quittant la capitale Conakry, ces ponts sont placés sur les affluents du fleuve Konkouré et tous en une voie unique.
Pour les passionnés du tourisme, c’est un endroit paradisiaque dont, même si tu es un habitué des lieux, tu ne pourras t’empêcher de contempler la beauté gratuite du Dieu. Un joyau terrestre, où la denrée très rare chez certains jaillit de façon interminable. Les ponts sont métalliquement confectionnés. Quelques enjambées seulement séparent ces quatre voies de franchissement. La traversée sur ces quatre ponts ne se fait pas sans souci majeur surtout pour ceux dont le passage est la première visite, puisque une fois sur le pont, les craquements des barres de fer en contact avec les roues des véhicules sont ressentis. Les failles dangereuses sur ces ponts mériteraient d’être réparées par le département des Travaux publics. Au niveau du premier pont par exemple, en quittant Conakry, l’on trouve deux grands trous béants. Pis, tout à l’extrémité, ces trous sont alignés horizontalement. Un passager n’a pas voulu fermer les yeux sur ce cas et n’a pas manqué de poser quelques questions au chauffeur qui les conduisait. « Comment faites-vous pendant la nuit avec ces trous » a-t-il demandé. « Nous faisons attention. Tous les chauffeurs qui passent ici savent maintenant là où se situent les trous », a répondu le chauffeur. Le deuxième trou ne présente pas tellement de signes alarmants, mais des craquements se font entendre au passage des véhicules. Le troisième a deux trous à l’air libre, au grand dam des usagers du tronçon. « Mais si c’est un motard, il risquerait de se faire mal ici », s’inquiète un autre passager. Entre les ponts, un poste militaire est érigé par les bérets rouges qui y sont présents depuis longtemps et qui jouent souvent aux policiers ou aux gendarmes. Une corde leur permet de stopper les usagers de la route. « Les cartes d’identité s’il vous plaît », intime un militaire en béret rouge. Pas de fouille corporelle ni de véhicules, entre-temps notre chauffeur descend de la voiture, agissant en habitué des faits, avec les documents sans ordre et se dirige vers le poste militaire. A la demande du sergent-chef, tous les passagers, sans surprise, avaient des pièces d’identité.
Il faut rappeler que du vivant du Général Lansana Conté, une forte présence de ces hommes au béret rouge était visible. Est-ce parce que c’était la route du défunt président au moment où il avait « déplacé » la capitale de la Guinée à Moussaya ? Difficile d’y répondre mais une chose reste indéniable : la présence des militaires à ce poste a fortement baissé.
Richard Tamone
Envoyé spécial L’Indépendant, partenaire de GuineeActu








