Heinan Goba Jeudi, 13 Décembre 2012 17:30
La section guinéenne de l’organisation de défense des droits humains Avocats Sans Frontière se dit profondément préoccupée par le silence du gouvernement guinéen face à la situation « critique et inquiétante » qui prévaut dans la ville de Guéckédou où des affrontements entre partisans et adversaires du préfet de la localité ont fait des morts et des blessés.
Pour l’ONG, « cette attitude constitue un manquement de l’Etat à son obligation de protéger les citoyens et leurs biens ». C’est pourquoi, en réaffirmant son attachement au respect des droits humains et des libertés individuelles, elle « invite le gouvernement à agir immédiatement pour ramener la paix et la quiétude sociale dans la ville de Guéckédou ».
Tout étant lié, selon elle, à l’inobservation par le préfet du principe de neutralité de l’administration, Avocats Sans Frontière Guinée « invite le gouvernement à instruire aux préfets et sous-préfets d’observer ce principe sacré ». Elle souhaiterait par ailleurs que l’Etat prenne en charge les frais médicaux de toutes les victimes.
Quoique convaincus que le non-respect du droit de manifestation reconnu à tout citoyen par la constitution en son article 10 et le devoir du principe de la neutralité du service public sont à l’origine de ces malheureux événements, Avocats Sans Frontière « condamne cependant tout recours à la violence pour la revendication de tous droits ou pour contenir toute manifestation sociales ».
A rappeler que, depuis quatre jours, la ville de Guéckédou connait des mouvements sociaux de protestation contre la décision du préfet, le commandant Boukary Kéita interdisant toutes réjouissances à la place du fleuve Mankona sans autorisation des autorités et des mouvements Diompilo et MOUSPAC (Mouvement de soutien aux actions du professeur Alpha Condé).
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com