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« La Guinée a souffert et continue de souffrir de la corruption » dixit le Colonel Moussa Tiégboro Camara

Heinan Goba  Samedi, 08 Décembre 2012 15:24

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CAMARA_Moussa_Tiegboro_01D’après le Secrétaire général de l’Agence guinéenne de la lutte contre la corruption, « la corruption est l’un des fléaux qui gangrènent le système économique de la Guinée et ralentissent son développement ». Monsieur Falcon qui s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre en prélude à la célébration de la journée internationale de lutte contre la corruption qui sera célébré ce 9 décembre, a demandé à tous les Guinéens de « s’unir pour combattre la corruption ».

Prenant part à cette rencontre, le colonel Moussa Tiégboro Camara, le directeur de l’agence nationale de la lutte contre la drogue et le grand banditisme, a souligné que « la Guinée a souffert et continue de souffrir de la corruption ». Entre la drogue et la corruption, il n’y aucune différence, d’après Tiégboro Camara. Qui constate avec regret qu’en Guinée, très peu de personne se donne pour mission de lutter contre ces fléaux qui menacent la société.

Tout en demandant aux Guinéens de se joindre à lui pour mener ce combat qu’il entend mener jusqu’à la dernière goutte de son sang, le colonel Moussa Tiégboro Camara a sollicité l’application de la loi à tout le monde en Guinée. « Tous ceux qui détournent doivent répondre devant la loi » a martelé le directeur de l’Agence nationale de la lutte contre la drogue et le grand banditisme. Qui, à un moment, n’a pas hésité a affirmé qu’en « Guinée, la corruption est institutionnalisée ».

La corruption est un mal qui menace toute l’humanité, pas seulement la Guinée. D’après le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon, dans son message adressé à tout le monde entier, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption, « la corruption anéantit toute perspective d’avenir ». Avant de poursuivre qu’il « est fondamental de lutter contre la corruption si l’on veut garantir un Etat de droit ».

Selon Ban Ki-moon, « la corruption n’est pas une fatalité ». Histoire de dire que c’est l’œuvre d’un certain nombre personnes de mauvaise foi.

Dans le même ordre d’idée, Latif Aïdara, expert en gouvernance au bureau pays du PNUD (Programme des Nations Unies pour le développement) en Guinée, a ajouté que « la corruption entrave le développement ; elle représente une menace pour le double mandat du Programme des Nations Unies pour le développement ». C’est pourquoi Latif Aïdara a remercié le gouvernement guinéen qui s’est engagé à lutter contre la corruption en l’exhortant à renforcer ses efforts.

Pour le fonctionnaire onusien, l’engagement du gouvernement guinéen doit se matérialiser d’abord par l’autonomisation de l’Agence nationale de la lutte contre la corruption. Pour toute chose, il a réitéré l’engagement du PNUD à œuvrer aux côtés du gouvernement guinéen afin de barrer la route à la corruption.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu

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