Heinan Goba Vendredi, 07 Décembre 2012 00:31
Les avocats de la société anglaise ont, comme le ministère guinéen de la Justice, précisé mercredi 05 décembre devant la presse que la convocation de M. Baïdy Aribot par le doyen des juges d’instruction du tribunal de première instance de Kaloum n’a aucun lien avec ses activités politiques, plutôt avec la gestion de ses affaires.
Baïdy Aribot, d’après Maître Caroline Havers, responsable du département juridique de la Société Sable Mining Africa Limited, a été convoqué pour être entendu parce qu’il est impliqué dans une affaire d’escroquerie portant sur la somme de 6.200.000 dollars américains au préjudice de la Société Sable Mining Africa Limited.
Maître Caroline Havers qui avait à ses côtés, ses confrères guinéens, Maître Mikaïlou Diakité, Maître Mountaga Kobélé et Maître Doro Félix, a précisé qu’elle a décidé de venir à Conakry pour faire cette mise au point pour ne pas que la confusion s’installe. Ce, après le passage de Baïdy Aribot devant le juge et la façon dont les médias ont traité ce dossier.
En 2010, d’après l’avocate, son client d’une part, Baïdy Aribot et Kalil Diabaté, actionnaire unipersonnel du CPDM (Centre de promotion et de développement minier) d’autre part, ont signé à Paris une convention de cession de 100% des actions du CPDM à son client. Une copie de permis d’exploitation et d’autres documents ont servi à convaincre les Anglais.
La signature de cette convention mettait automatiquement tous les actifs du CPDM, dont le plus important est le permis d’exploitation d’une surface de 1100 km² dans la préfecture de Kissidougou, à la disposition de la Société Sable Mining Africa Limited. Fort malheureusement, indique l’avocate, cela n’a pas été respecté par Baïdy Aribot et son camarade.
Après le virement de l’argent correspondant à la valeur des actifs dans le compte de Baïdy Aribot à la Société Générale des Banques à Paris, il s’agissait pour les Anglais d’aller payer les redevances à l’Etat. Mais avant, il fallait se rendre à la direction du CPDM pour se faire une idée des actifs de la société. A l’arrivé, malheureusement, l’original du permis n’était pas là.
Au cours de ses enquêtes, la Société Sable Mining Africa Limited a compris qu’une société chinoise du nom de GMC profitait du permis dont il s’agit, apparemment grâce à Kalil Diabaté. Il s’est avéré aussi qu’avant la signature de la convention de cession des actifs, ce permis avait été vendu aux Chinois.
Bien que la Société Sable Mining Africa Limited ait compris que le permis d’exploitation, le principal actif de la CPDM, avait été vendu par ses partenaires, sans qu’ils ne le lui disent, c’est en 2012 qu’elle a déposé sa plainte contre ces deux personnes devant la justice. Et ce, lorsqu’elle s’est rendu compte de leur mauvaise foi, a rappelé l’avocate anglaise.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com