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Assassinat de Mme Boiro : une obligation de résultat s’impose au pouvoir
Aliou Sow Mardi, 04 Décembre 2012 18:31
Les enquêtes préliminaires relatives à l’assassinat de Mme Aissatou Boiro, ex-directrice nationale du Trésor, suivent leur cours sous la direction Sir Aboubacar Sylla, procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn. Face à la pression que subit le gouvernement de la part de la communauté internationale, qui voit en cette dame le symbole de la lutte anticorruption assassinée par des « clans mafieux » de l’administration guinéenne, une obligation de résultat s’impose au pouvoir.
Depuis l’assassinat de Mme Aissatou Boiro, ex-directrice nationale du Trésor et de la comptabilité publique dans la nuit du 9 novembre dernier par des inconnus, dans la banlieue de Conakry, tous les regards sont tournés vers les enquêteurs, en vue de savoir ce qui s’est réellement passé durant cette soirée où cette dame considérée comme « incorruptible et courageuse » a trouvé la mort. Le président Alpha Condé qui fut profondément choqué par cette disparition avait promis au lendemain de ce drame que tout serait fait pour que les auteurs de ce crime soient retrouvés et traduits en justice. Dans la même lancée, le président de la République avait prévenu que cet assassinat n’allait en rien freiner l’élan de son gouvernement dans sa croisade contre les bandits en col blanc.
C’est ainsi que le 13 novembre fut décrété comme étant une « journée de deuil national » en la mémoire d’Aïssatou Boiro. Des honneurs furent rendus à la défunte avant que ne soit convoyée sa dépouille à Koundara, sa préfecture d’origine où l’enterrement devait avoir lieu. Cela fait maintenant un mois environ que l’ex-directrice nationale du Trésor a été tuée sans que l’opinion ne sache par qui. C’est comme si les enquêteurs se perdaient en conjectures. Il faut rappeler que cette affaire très sensible a été confiée au procureur de la République près le tribunal de Dixinn, Sir Aboubacar Sylla, selon nos sources. Sur le terrain la gendarmerie et la police rivaliseraient d’ardeur, en vue de dénicher la moindre piste qui pourrait les mener aux auteurs de ce crime.
Mme Boiro, on le sait, était à l’origine du démantèlement d’un réseau qui avait tenté de détourner en mai la somme de 13 milliards de francs guinéens de la Banque centrale. Une opération impliquant des cadres du ministère des Finances et de la BCRG. Le démantèlement de ce réseau avait conduit à la radiation de ces cadres et l’affaire fut confiée à la justice. L’assassinat de Mme Boiro a comme par hasard relancé cette affaire de détournement et amené le juge d’instruction chargé du dossier à ordonner la mise sous mandat de dépôt des prévenus. Ceci, pour leur « sécurité », a-t-il justifié. Ces cadres et leurs proches se retrouvent aujourd’hui dans une situation très délicate, vu le liant que d’aucuns n’ont pas manqué d’établir entre les deux affaires. Les autorités judiciaires jurent pourtant que la tentative de détournement des 13 milliards de francs guinéens n’a aucun lien avec l’assassinat de l’ex-directrice nationale du Trésor. Certaines indiscrétions laissent toutefois entendre que les enquêtes vont entrer dans une phase cruciale. Chose qui signifie, à n’en pas douter, que des interpellations seraient en vue… Pourvu que toute la lumière soit faite autour de ce crime qui a plongé l’opinion dans l’émoi.
Aliou Sow
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu
Commentaires
Par ailleurs, depuis que j'ai quitté le Fudec, je ne milite dans aucun parti. Mais quand bien même, cela ne m'empêcherait pas d'avoir un avis qui ne serait pas moins pertinent que celui de quelqu'un qui se dit neutre, comme si cela existait en Guinée.
Enfin votre doctrine, c'est de s'écraser pour tout, et on ne devrait pas contester des illettrés, qui prétendent nous expliquer comment il faut faire. Ce n'est pas ma tasse de thé, ni celle de la jeunesse africaine (donc guinéenne) qui n'est plus prête à vivre dans des cases (c'est une image bien sûr).
Enfin puisque vous confondez les conséquences et la cause, en osant prétendre que les assassins ce sont les responsables politiques (le RPG en faisait partie) et que finalement les militaires n'ont fait que défendre leur honneur, peu importe comment, je souhaite que vous viviez longtemps, afin de vous expliquer l'effet d'un boomerang.
Gandhy, le contextE est différent, un mouvement de masse reprimé par les forces de l'ordre et un acte préméditer pour assasiner une femme, et porté un coup au coeur de l'Etat guinéen (la direction nqtionqle du Trésor). Vive la République.
Doit-on comprendre que les massacres du 28 Septembre ne sont rien (répression dites-vous ou boucherie ?) comparés à l'assassinat d'une femme ? Allez au bout de votre pensée, j'ai besoin de comprendre comment fonctionne le cerveau de certains Guinéens.
Excepté l'effet drogue, un homme normal de surcroit d'éducation guinéenne ne peut pas tirer à bout portant sur une femme
Où étiez-vous le 28 Septembre 2009 ?








