Assassinat de Mme Boiro : une obligation de résultat s’impose au pouvoir

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BOIRO_Aissatou_2_01Les enquêtes préliminaires relatives à l’assassinat de Mme Aissatou Boiro, ex-directrice nationale du Trésor, suivent leur cours sous la direction Sir Aboubacar Sylla, procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn. Face à la pression que subit le gouvernement de la part de la communauté internationale, qui voit en cette dame le symbole de la lutte anticorruption assassinée par des « clans mafieux Â» de l’administration guinéenne, une obligation de résultat s’impose au pouvoir.

Depuis l’assassinat de Mme Aissatou Boiro, ex-directrice nationale du Trésor et de la comptabilité publique dans la nuit du 9 novembre dernier par des inconnus, dans la banlieue de Conakry, tous les regards sont tournés vers les enquêteurs, en vue de savoir ce qui s’est réellement passé durant cette soirée où cette dame considérée comme « incorruptible et courageuse Â» a trouvé la mort. Le président Alpha Condé qui fut profondément choqué par cette disparition avait promis au lendemain de ce drame que tout serait fait pour que les auteurs de ce crime soient retrouvés et traduits en justice. Dans la même lancée, le président de la République avait prévenu que cet assassinat n’allait en rien freiner l’élan de son gouvernement dans sa croisade contre les bandits en col blanc.

C’est ainsi que le 13 novembre fut décrété comme étant une « journée de deuil national Â» en la mémoire d’Aïssatou Boiro. Des honneurs furent rendus à la défunte avant que ne soit convoyée sa dépouille à Koundara, sa préfecture d’origine où l’enterrement devait avoir lieu. Cela fait maintenant un mois environ que l’ex-directrice nationale du Trésor a été tuée sans que l’opinion ne sache par qui. C’est comme si les enquêteurs se perdaient en conjectures. Il faut rappeler que cette affaire très sensible a été confiée au procureur de la République près le tribunal de Dixinn, Sir Aboubacar Sylla, selon nos sources. Sur le terrain la gendarmerie et la police rivaliseraient d’ardeur, en vue de dénicher la moindre piste qui pourrait les mener aux auteurs de ce crime.

Mme Boiro, on le sait, était à l’origine du démantèlement d’un réseau qui avait tenté de détourner en mai la somme de 13 milliards de francs guinéens de la Banque centrale. Une opération impliquant des cadres du ministère des Finances et de la BCRG. Le démantèlement de ce réseau avait conduit à la radiation de ces cadres et l’affaire fut confiée à la justice. L’assassinat de Mme Boiro a comme par hasard relancé cette affaire de détournement et amené le juge d’instruction chargé du dossier à ordonner la mise sous mandat de dépôt des prévenus. Ceci, pour leur « sécurité Â», a-t-il justifié. Ces cadres et leurs proches se retrouvent aujourd’hui dans une situation très délicate, vu le liant que d’aucuns n’ont pas manqué d’établir entre les deux affaires. Les autorités judiciaires jurent pourtant que la tentative de détournement des 13 milliards de francs guinéens n’a aucun lien avec l’assassinat de l’ex-directrice nationale du Trésor. Certaines indiscrétions laissent toutefois entendre que les enquêtes vont entrer dans une phase cruciale. Chose qui signifie, à n’en pas douter, que des interpellations seraient en vue… Pourvu que toute la lumière soit faite autour de ce crime qui a plongé l’opinion dans l’émoi.


Aliou Sow
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu

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Commentaires  

 
0 #14 alseny camara 13-12-2012 10:42

Bonjour Gandhy, j'étais à Conakry lors des évènements de janvier-février 2007, sous le feu de l'armée, autorisé par la proclamation de l'état d'urgence. Les problèmes sont partis la libération par Feu Lansana Conté de deux prédateurs qu'ils avaient lui même mis en prison (Fodé Soumah et Mamadou Sylla) et le syndicat a engagé une grêve en deux temps de plus de 25 jours. Des jeunes guinéens sont tombés sous les balles de l'armée de Lansana Conté. Plus de 500 morts, les nouveaux politiciens devaient tenir compte de cette situation, l'analyser, avant de déclencher l'acte du 28 septzmbre 2009. Par ailleurs, vous traitez les militaires d'illétrés, c'est une vue d'esprit, présentement il y a plus de 2000 universitaires dans les rang de l'armée et en plus ils sont tous passés dnas les académies au Maroc, en Russie, en Chine, en France, aux USA etc. Pour le cas de nos frères jeunes et enfants, il faut reconnaître que le pays a toujours octroyé la bourse aux étudiants à l'intérieur comme à l'extérieur. Leur trouver un emploi, doit être un objectif de politiaue économique de tout Gouvernement sérieux et c'est bien possible en Guinée. Lançons la construction de deux autres barrages hydrolélectriques, la construction de 2X2 de la route Conakry-Dabola et l'aménagement de la plaine Monchon dans Boffa, de Tamou dans Oulada et de Koundian dans Siguiri, il n'y aura plus de chomeurs en Guinée et le déseouvrement des jeunes va baisser. Seuls les grands travaux pourraient faire baisser le taux de chômage en Guinée. Le fait de ne pas citer le nom du PRG, Kôrô Alpha, c'est qu'il est intellectuel, mais il manque d'expérience en matière de gestion de la chose publique, de l'administration en général. L'homme étant perfectible à l'infinie, il pourra bientôt corriger ses insuffisances. Vive la République
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0 #13 Gandhi 12-12-2012 23:47

Pourquoi ne citez-vous pas AC qui, tout en étant absent au stade (il faudra bien un jour en connaître la vraie raison) s'est montré officiellement solidaire de cette marche ?
Par ailleurs, depuis que j'ai quitté le Fudec, je ne milite dans aucun parti. Mais quand bien même, cela ne m'empêcherait pas d'avoir un avis qui ne serait pas moins pertinent que celui de quelqu'un qui se dit neutre, comme si cela existait en Guinée.
Enfin votre doctrine, c'est de s'écraser pour tout, et on ne devrait pas contester des illettrés, qui prétendent nous expliquer comment il faut faire. Ce n'est pas ma tasse de thé, ni celle de la jeunesse africaine (donc guinéenne) qui n'est plus prête à vivre dans des cases (c'est une image bien sûr).
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0 #12 alseny camara 12-12-2012 16:34

Gandhy, merci pour ton souhait, que le Tout Puissant exhausse ce souhait. La difference entre nous; c'est que moi je milite pas dans un parti, je dis la vérité et j'ai les preuves de mes arguments. Je défends la République de Guinée, pas un parti éthno qui a perdu les éléctions ou un autre qui est au pouvoir. Je connais bien mon pays, je sais que notre souffrance est due au manque de compétence et d'expérience des dirigeants politiques. Pour la cas du 28 septembre, c'est rrès regretable, que des hommes politiques (des anciens Premiers des Ministres de sucroit), sachant bien la capacité destructive des jeunes militaires (Rangers guinéens), nouvellement rentrés de front libérien, engagent un bras de fer avec la junte de Dadis et de Sékouba. Je crois qu'ils ont longue vie, sinon ce jour serait le dernier pour ceux qui étaient au stade. Un mois avant les évenements du 28 septembre j'étais à Conakry, on lisait la pression sur le visage des militaires, les deux parties sont pleinement responsables du masacre du 28 septembre. D'abord les opposants, qui ne devaient pqs engagés de bras de fer, en prenant comme exemple le cas réçent des journées chaudes de janvier-février 2007. Aussi les off. supérieeurs de l'armée y compris Dadis et Sékouba. Paix l'âme de tous les guinéens tués pour cause politique en Guinée depuis 1958. Vive la République de Guinée.
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0 #11 Gandhi 12-12-2012 00:15

Donc si je comprend bien, le 28 Septembre ce n'est pas votre histoire. Cela ne vous concerne pas. Par ailleurs se rendre dans un stade, c'est offenser des analphabètes illégitimes et cela méritait la mort. J'ignorais que vous teniez l'inculture en haute estime et que vous êtes adepte des rapports de force systématiques.
Enfin puisque vous confondez les conséquences et la cause, en osant prétendre que les assassins ce sont les responsables politiques (le RPG en faisait partie) et que finalement les militaires n'ont fait que défendre leur honneur, peu importe comment, je souhaite que vous viviez longtemps, afin de vous expliquer l'effet d'un boomerang.
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-1 #10 alseny camara 11-12-2012 10:05

Gandhy, un acte prémédité, est un complot en vue de nuire à autrui. Ton histoire de 28 septembre est une autre affaire. L'opposition voulait faire une démonstration de force face aux rangers guinéens nouvellement rentrés du front du Libéria. L'opposition est en partie (50%) responsable de la repression du 28 septembre. Comme disait l'autre, "vous avez envoyé vos enfants encore à la bouchérie, seulement vous". Gandhy, on n'offence pad le Commandement, surtout dans un regimé militaire, ne pas analyser les rapports de force sur le terrain, c'est préférer le massacre des enfants d'autrui alors les siens sont cachés à l'étranger. Vive la République de Guinée.
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0 #9 Gandhi 10-12-2012 18:19

Citation en provenance du commentaire précédent de alseny camara:
Gandhy, le contextE est différent, un mouvement de masse reprimé par les forces de l'ordre et un acte préméditer pour assasiner une femme, et porté un coup au coeur de l'Etat guinéen (la direction nqtionqle du Trésor). Vive la République.

Doit-on comprendre que les massacres du 28 Septembre ne sont rien (répression dites-vous ou boucherie ?) comparés à l'assassinat d'une femme ? Allez au bout de votre pensée, j'ai besoin de comprendre comment fonctionne le cerveau de certains Guinéens.
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-1 #8 alseny camara 10-12-2012 11:09

Gandhy, le contextE est différent, un mouvement de masse reprimé par les forces de l'ordre et un acte préméditer pour assasiner une femme, et porté un coup au coeur de l'Etat guinéen (la direction nqtionqle du Trésor). Vive la République.
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+2 #7 Gandhi 06-12-2012 22:08

Citation en provenance du commentaire précédent de alseny camara:
Excepté l'effet drogue, un homme normal de surcroit d'éducation guinéenne ne peut pas tirer à bout portant sur une femme

Où étiez-vous le 28 Septembre 2009 ?
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+2 #6 Youssouf Bangoura 06-12-2012 13:58

Je suis tout à fait d'accord, pour sa crédibilité aux yeux de nombreux guinéens, AC et son gouvernement, sont obligés de nous présenter les vrais coupables de cet assassinat odieux, sans quoi, il serait indiqué comme le principal bénéficiaire de ce crime .
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+1 #5 alseny camara 06-12-2012 10:10

Excepté l'effet drogue, un homme normal de surcroit d'éducation guinéenne ne peut pas tirer à bout portant sur une femme. Cette femme de nature très calme, ne saurais faire du mal, seulement son travail, qui est la sauvegarde des intérêts supérieurs de la Guinée. L'Etat guinéen doit trouver les coupables et complices et les faire exécuter pour servir d'exemple aux futurs malfrats du pays. La peine de mort doit être rétablie et appliquée en Guinée. Tous les coupables de tuéries doivent passer devant le peleton. A bon entendeur salut. Vive la République.
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+3 #4 kalil 04-12-2012 23:31

ce sont les assassins qui recherchent assassins cst vraiment ridicule .que le tueur condamne l´assassinat qu´il a perpetre.
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+2 #3 Traore 04-12-2012 23:02

Accepter ou pas l'Etat est responsable de l'assassinat de Mme Boiro.
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+4 #2 Mamadou Camara 04-12-2012 20:42

C'est triste de jouer toujours le role de sapeur pompier. L'Etat aurait pris le soin de prevenir ce qui est arrive en minimisant les risques d'assassinant de Mme Boire en mettant a sa disposition d'une garde rapprochee. L'Etat a tres souvent assure la garde rapprochee des personnes qui servent les interets des dirigeants en occultant ceux qui le meritent reellement. Mamadou sylla et KPC ont toujours eu la gadre rapprochee. Allez-y chez KPC, vous allez constater le nombre de militaire poste a son domicile a moins que les choses aient changees.
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+2 #1 Patriote 04-12-2012 20:19

N'anticipons rien, n'exagerons rien, ne minimisons rien, n'accusons personne. Laissons les spécialistes faire leur devoir en toute lucidité dans cet épineux dossier. En tout cas, il faut que les auteurs de ce crapuleux crime soient retrouvés et punis à la hauteur de leur forfaiture.
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