Heinan Goba Vendredi, 23 Novembre 2012 10:03
Les prises de position de Salamana Diallo par rapport à certains sujets de la vie socio politique du pays pourraient lui coûter son poste de président du conseil régional de la société civile Conakry. Dans une déclaration publiée au début de la semaine, les conseils communaux de la capitale lui reprochent « des déclarations intempestives sans concertation avec la base » et exigent sa suspension de toutes les instances de la société civile guinéenne.
Les exemples de sorties de Salamana Diallo jugées inopinées sont nombreux, dit-on. Au cours des concertations entre les partis politiques, Salamana Diallo a fait une déclaration excessive, cite Boubacar Biro Barry, président du conseil des organisations de la société civile de Ratoma. Mais pourquoi avoir attendu tout ce temps pour dénoncer cette violation d’un des principes de la société civile et exiger le départ de Salamana Diallo?
D’après Monsieur Biro, le fonctionnement de la société civile obéit à des principes dont le plus important est la concertation. Avant de se prononcer sur le comportement du président qui refuse toute concertation, il fallait avoir l’avis de la base, a donné le président du conseil des organisations de la société civile de Ratoma comme justificatif.
Il est clair que les auteurs de la fronde contre Salamana Diallo ont pris du temps après les déclarations de ce dernier pour consulter nos bases. Ce qu’il faut retenir, en revanche, est que l’opposition de Salamana Diallo au choix de Bakary Fofana comme représentant de la société civile à la CENI est à l’origine de la guerre qui lui est faite par ses amis d’hier.
Même si les uns et les autres refusent de le reconnaître, il reste évident qu’en s’opposant à la désignation de l’ancien ministre des Affaires étrangères, qui lui, est soutenu par la majorité, le président du conseil régional des organisations de la société civile de Conakry, ne pouvait que se faire des ennemis.
Le principe fondamental de la société civile c’est la concertation, c’est ce qu’il n’a pas fait ; nous sommes une force de proposition ; la société civile de Conakry est régionale et non pas nationale. Tout cela semble avoir été réuni pour trouver un prétexte à la récusation de Salamana Diallo. C’est d’autant plus clair que ce n’est pas la première fois que ces règles sont violées.
Tout est bien qui finit bien, dit un adage populaire. A partir de cette décision qui s’impose à Monsieur Diallo, il est temps que la société civile guinéenne qui exige désormais exemplarité mais malheureusement connaît une mauvaise gouvernance, adopte la même position lorsqu’il s’agit d’un autre de ses dirigeants.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com