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Affaire Badam: la défense obtient la comparution d’Ousmane Kaba

Heinan Goba  Mercredi, 14 Novembre 2012 17:16

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KABA_Ousmane_01Les accusations contre le ministre conseiller en stratégie du président de la République, Ousmane Kaba, se sont multipliées depuis que le Tribunal correctionnel de Kaloum a commencé à entendre les personnes accusées d'avoir détourné le capital de la Badam (Banque africaine pour le développement agricole et minier) et les fonds qui y ont été déposés par ses clients.

Intervenant ce mardi pour la deuxième fois, le chef des services informatique de ladite banque, accusé de complicité de détournement, a dit que « c'est un montage dans la mesure où il n'a jamais été produit par l'accusation, des informations sur les prétendus comptes frauduleusement ouverts à l'étranger ». Ibrahima S. Mara a dit qu’aider quelqu'un à naviguer sur Internet n'est pas un délit, même si c'est tous les jours.

Auparavant, le prévenu avait fait savoir qu'un certain nombre de personnes ont été ciblées dans cette affaire par Ousmane Kaba et sa famille. Ibrahima S. Mara a dit que le compte dont on l'accuse d'avoir aidé Moriba Kéita à mettre en mouvement, n'est pas un compte personnel de ce dernier. S'il était le seul à détenir le code, c'est parce qu'il est le directeur général et le seul à engager la banque. Il a rappelé que tous les comptes de la Badam à l'extérieur ont des reflets en son sein.

En réponse à sa demande d'aide adressée au président du tribunal, ce dernier a dit : « vous sortirez d'ici si vous êtes innocent ».

C'est la deuxième fois en l'espace de deux audiences que le Docteur Ousmane Kaba est accusé par les prévenus dans cette affaire où il est partie civile. Mohamed Condé, ancien chef du service comptable de la Badam, l'un des prévenus dans cette affaire a dit le 06 novembre que son arrestation a été imposée au juge d'instruction par lui. Les prévenus, dans l'ensemble, soutiennent que la position de Kaba influence le dossier.

Le ministre Conseiller en stratégie du président de la République comparaîtra la semaine prochaine, sans doute pour répondre à ces accusations et éventuellement donner sa version des faits. C'était aussi une doléance de la défense. L’administrateur provisoire de la banque, Monsieur Bangoura, sera également là pour apporter certaines précisions. Il est accusé aussi par les prévenus.

A signaler que la demande de mise en liberté provisoire de ces personnes qui croupissent en prison depuis huit mois, a été rejetée par le tribunal. La défense qui remarque des vices de procédure a soutenu que la mise en liberté des prévenus n'entravera pas la manifestation de la vérité. Pendant que de leur côté, le parquet et la partie civile jugeaient inopportune cette demande.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu

 
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