Cellou Dalein Diallo : « La position de l’UFDG était de boycotter la CENI… »

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DIALLO_Cellou_Dalein_20_01Le chef de file de l’opposition guinéenne, Cellou Dalein Diallo, n’a pas apprécié la modification de la liste déposée par l’opposition dans le cadre de la recomposition paritaire de la CENI. Il vient de révéler que son parti était favorable à un boycott de cette institution.

« La position de l’UFDG, c’était de boycotter la CENIdès lors que la liste qu’on a déposée a été modifiée, mais la majorité des partis membres du Collectif et de l’ADP ont estimé qu’il fallait aller siéger, prêter serment, faire un recours à la Cour suprême et continuer le combat. Â», a révélé le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée, s’exprimant sur les ondes d’une radio privée de la place le mardi 6 novembre.

Selon Cellou Dalein, il n’appartient pas à M. Alhassane Condé ou à M. Alpha Condé de modifier la liste de l’opposition, dès lors que Jean Marie Doré lui-même dit qu’il n’est pas de l’opposition. Puis d’ajouter que le motif invoqué par le ministre de l’Administration du territoire, ayant conduit à la substitution de leur représentant au profit de l’UPG, n’est pas valable, puisque Thierno Saïdou Bayo avait démissionné de la tête de son parti pour être conforme à la loi.

« Si on dit que la loi s’impose à tout le monde, y compris le président de la Républiue, dès lors que la décision serait rendue par la Cour suprême, le président serait obligé, si c’est dans un Etat normal, de reprendre son décret et de remettre Bayo sur la liste Â», a précisé le leader de l’UFDG.

La parité pour laquelle on s’est battu, finalement on ne l’a pas obtenue, a-t-il regretté, parce que le CNT n’a pas voulu nous écouter. Le pouvoir a influencé le CNT, accuse-t-il, pour qu’il remette deux représentants de l’administration avec des voix délibératives. « Les dix représentants attribués à l’opposition, la mouvance a trouvé un moyen de nous chiper un. Donc on est neuf. Â»

Poursuivant son intervention, le chef de file de l’opposition guinéenne dira que l’opposition a des revendications majeures et non négociables. « Nous avons des revendications majeures non négociables. Le cas de Waymark n’est pas négociable ainsi que le vote des Guinéens de l’extérieur. Aujourd’hui, la tendance pour certains, c’est de dire que la CENI va décider. Si la CENI veut utiliser le vote comme moyen de décision, nous n’accepterons pas Â», a-t-il averti.

"La CENI n’est pas là pour apporter des dérogations à la loi. Elle n’a pas cette compétence. La loi donne le droit aux Guinéens de l’extérieur de voter. La constitution leur donne ce droit, le code électoral leur en donne le droit (…) A l’époque, M. Alpha Condé soutenait mordicus que les Guinéens de l’étranger participent au vote. Aujourd’hui comme les résultats de l’élection présidentielle ont montré qu’ils n’ont pas voté pour lui, on veut les priver de leur droit au vote. Nous ne l’accepterons pas. Ça, c’est un problème politique. Â», a précisé le candidat malheureux de la présidentielle de 2010.


Boubacar Bagnan Diallo
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu

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Commentaires  

 
0 #3 Gandhi 10-11-2012 13:58

Citation en provenance du commentaire précédent de AOT Diallo:
Au final la plus grand faiblesse ... de l'UFDG ... est de ne pas avoir pu se positionner comme un parti qui a obtenu 45% des votants au 1e tour des présidentielles.

A croire que l'UFDG ne sait même pas que la démocratie c'est... la loi du plus grand nombre.
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-2 #2 Ibrahima MBemba SOW 10-11-2012 01:48

A propos de vote des guinéens de l'étranger, CDD et la direction actuelle de l'UFDG feraient mieux de s'assurer que les leaders de parti du Collectif et de l'ADP sont sur la même longueur d'ondes qu'eux, sur la question. Ce n'est en tout cas pas ce qui ressort forcément des récentes déclarations du leader de l'UFR. Or, on ne rappellera jamais suffisamment que pour l'UFDG, la planche de salut ne pourrait tenir qu'au seul renforcement de sa cohésion interne. Le retour de BO au coeur même de la stratégie du parti est un impératif qui ne pourra pas attendre la fin des législatives, au risque d'essuyer une nouvelle frustration électorale encore plus grande que celle du second tour de la présidentielle de 2010. Autant réitérer le fait qu'il appartient aux deux premiers leaders du parti de se montrer à la hauteur de leurs devoirs respectifs de savoir enfin tordre le coup à cette tradition d'orgueuil et d'égo stériles qui n'a jamais fait que nuire à la cohésion d'ensemble des élites, tout en contribuant à favoriser et entretenir tous les paradoxes que nous connaisons en Guinée depuis 1956. Was-Salam!
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+1 #1 AOT Diallo 09-11-2012 22:28

Au final la plus grand faiblesse du management de l'UFDG dans le jeu politique national est de ne pas avoir pu se positionner comme un parti qui a obtenu 45% des votants au 1e tour des présidentielles. Quand CDD parle a la presse cela a le même poids au pays que quand Bayo ou d'autres particules qui n'ont même pas pu se présenter a ces joutes. La réflexion pour refonder ce parti devrait commencer par comprendre pourquoi cette situation aujourd'hui...
Prendre exemple pour cela sur le PPAC qui n'a surement jamais représenté plus de 20% de l’électorat guinéen mais qui avait su se créer la stature d'un "opposant historique qui a même gagné des présidentielles contre Fory Coco.
En bref il faut créer au sein de l'opposition guinéenne un nouvel "opposant historique" au PPAC pour le faire chuter politiquement au prochaines élections présidentielles mais cela va être dur, très dur...
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