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Cellou Dalein Diallo : « Si Alpha Condé voulait de Doré, il n’avait qu’à lui donner une place... »

Samory Keita  Mercredi, 07 Novembre 2012 17:28

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DIALLO_Cellou_Dalein_21_01Le week-end dernier, s’est tenue l’assemblée hebdomadaire de l’UFDG au siège du parti à Commandayah. Elle a été présidée par le président du parti Cellou Dalein Diallo qui marquait ainsi son retour au pays après deux semaines d’absence.

Lors de cette assemblée, le leader fera le point de son séjour à Abidjan et à Lyon en France. Cellou Dalein dira avoir remarqué l’engagement et la détermination des militants du parti dans ces pays à lutter pour le triomphe de la vérité et l’avènement de la démocratie et le respect de la loi en Guinée. Selon lui, ces Guinéens de l’étranger, dont le pouvoir veut empêcher le vote, promettent de faire de leur mieux pour contribuer à la démocratisation du pays.

Revenant sur l’actualité nationale, le chef de file de l’opposition dira que c’est à l’étranger qu’il a suivi le décret d’Alpha Condé sur la recomposition de la CENI. Il dira que c’est une autre frustration qui est venue s’ajouter à celles qui existent déjà avec la désignation de 9 commissaires au lieu des 10 de l’opposition.

Cellou n’aura donc pas apprécié l’insertion d’un autre parti, fût-il un parti du centre, sur la liste de l’opposition réunie au sein du Collectif et de l’ADP. Il accusera Alpha Condé de vouloir affaiblir l’opposition au sein de la CENI en réduisant son quota. Sinon, rien ne l’empêchait, estime-t-il aussi, d’insérer l’UPG sur la liste de la mouvance s’il voulait aider son « vieil ami » Jean Marie Doré. « Si Alpha Condé voulait de Jean Marie Doré, il n’avait qu’à lui donner une place au sein de la mouvance présidentielle », a-t-il déclaré. Avant de marteler qu’Alpha n’a aucun droit de modifier la liste de l’opposition.

Il considère donc cet acte présidentiel comme étant une nouvelle dérive du chef de l’Etat. Au sein de son parti, dira-t-il, il a été surtout question de ne pas participer à cette nouvelle mascarade. Mais qu’avec un peu de recul, il a été question de voir l’UFDG, dans un esprit de cohésion, rejoindre ses pairs de l’ADP et du Collectif pour continuer le combat à l’intérieur de la CENI et non à l’extérieur.

Cellou Dalein avouera que le combat est loin d’être fini. D’autant que le fichier électoral, les démembrements de la CENI, le vote des Guinéens de l’étranger et le départ de Waymark font partie des revendications de l’opposition. Et qu’il faut donc faire partie de cette CENI qui va être installée pour une durée de 7 ans avec les prochaines élections communales et communautaires avant la présidentielle de 2015. « Nos valeurs ne peuvent pas être défendues en restant en dehors de la CENI et cette présence permettra une lutte à l’interne et aussi, et surtout, n’empêchera nullement la pression de la rue en cas de blocage au sein de la CENI », rassurera-t-il ses militants. Pour le vote des Guinéens de l’étranger, Cellou Dalein rappellera qu’au temps des Forces vives, Alpha Condé s’était battu pour le vote des Guinéens de l’étranger lors des législatives qui étaient prévues avant les présidentielles du temps du CNDD. « C’est seulement après son médiocre score d’à peine 23% à la présidentielle qu’il a décidé de ne pas laisser nos compatriotes de l’étranger voter, même sur la liste nationale conformément à la loi », dénonce le leader.


Samory Keita
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu

 
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