Boubacar Bagnan Diallo Mardi, 06 Novembre 2012 16:57
Le président de l’Union pour le progrès de la Guinée (UPG) vient de lever l’équivoque quant au renvoi de son représentant à la CENI du côté de l’opposition. Selon lui le chef de l’Etat a pris la décision d’envoyer son représentant du côté de l’opposition sans le consulter.
En effet, s’exprimant sur les ondes de Chérie FM, une radio privée de la place, le vendredi 2 novembre dans l’émission « la tribune de l’actu », le leader de l’UPG a précisé que l’opposition est composée de la droite extrême et de la gauche en passant par le centre. Mais, il a plu au législateur a-t-il dit, « de ne pas tenir compte de cet esprit de la constitution et de faire une loi à un sens. La mouvance et l’opposition. Et il a plu au chef de l’Etat de me passer sans consultation dans l’opposition. » Dans tous les cas de figure, relativise-t-il, les représentants de la CENI qui viennent de prêter serment ne peuvent pas se substituer aux partis politiques, a-t-il indiqué.
« Si on vous avait consulté, où auriez-vous été », interroge un journaliste. « C’est de prévoir dans un amendement de la loi, la place autonome du centre dans ses différentes colorations. Mais la vie consiste à faire avec la réalité du moment, puisque nous avons été placés dans l’opposition, nous allons essayer de veiller à ce que les partis politiques aident à aller de l’avant. », a déclaré l’ancien premier ministre. S’exprimant sur le recours en annulation introduit par le collectif et l’ADP, il précise que « C’est le droit le plus absolu de l’AD et du Collectif de recourir à la Cour suprême pour demander l’annulation du décret, mais ajoute-t-il, recourir à cette institution ne veut pas dire qu’on crée le droit ! C’est pour obtenir une interprétation correcte de la loi ! Cela n’engage pas la Cour suprême. On peut recourir à la Cour suprême comme on veut, contre un acte jugé soit illégal, soit arbitraire du pouvoir exécutif. Mais il faut s’attendre à la décision de la Cour suprême pour en faire une opinion. L’ADP et le Collectif en recourant contre la décision du chef de l’Etat, c’est un droit constitutionnel, nul n’a le droit de leur interdire de faire ce recours. Puisque nous-mêmes nous avions demandé qu’on amende la loi », a laissé entendre Jean Marie Doré.
« Je pense que pour faire des élections apaisées, il ne faut pas qu’il y ait des contestations inutiles qui freinent la marche de la Guinée de l’avant » a-t-il souhaité.
Selon le leader de l’UPG, la solution aurait été de faire l’amendement de la loi, et reconnaître la jeune démocratie multipartite et intégrante, la place du centre. Ça aurait évité tous ces débats inutiles. Centre, mouvance ou opposition, l’intérêt c’est de travailler pour la promotion de la Guinée. On ne peut faire la promotion de la démocratie qu’en faisant de bonnes lois pour qu’on s’attaque à l’essentiel » assure-t-il.
Sur la même lancée, Jean Marie révèle que son parti avait déposé deux listes pour deux raisons. Selon lui, « nous avons déposé deux listes pour la raison suivante : il y a des alliances auxquelles on s’est adressé. La première demande de liste était adressée individuellement aux partis politiques. Donc pour répondre à la première demande du ministre, nous avons envoyé la liste de notre représentant, et quand il s’est agi de déterminer l’alliance à laquelle on appartenait, le CDR s’est réuni et a déposé la liste de six noms de son obédience », a-t-il conclu.
Boubacar Bagnan Diallo
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