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Labé : les élèves à nouveau dans les rues pour s’opposer à l’arbitraire

Heinan Goba  Lundi, 29 Octobre 2012 21:02

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BAH_Mariama_Tata_01Pour la deuxième journée en l’espace d’une semaine des élèves sont descendus dans les rues de Labé, située à 431 kilomètres au nord-est de Conakry, ce lundi 29 octobre 2012, a rapporté une radio locale. Des parents d’élèves se seraient mêlés. L’antenne régionale de l’organisation guinéenne de défense des droits de l’homme (OGDH) se dit inquiète.

D’après notre source, la manifestation de ce lundi comme celle du jeudi dernier est organisée par des élèves du Lycée général Lansana Conté. Ces élèves protestent contre le limogeage de leur proviseur Mariama Tata Bah. Des élèves des autres écoles de la ville sont venus grossir les rangs des manifestants.

Aucun incident n’a été signalé. Aucun acte de vandalisme non plus. Toutefois pour parer à toute éventualité, la présence des forces de l’ordre a été renforcée autour des bâtiments publics notamment les sièges de la direction préfectorale de l’Education et l’inspection régionale de l’Education, a précisé notre source.

Mariama Tata Bah qui dirige le Lycée général Lansana Conté depuis un certain temps, est connu à Labé pour son appartenance à l’UFDG (Union des forces démocratiques de Guinée), le parti de l’opposant, Mamadou Cellou Dalein Diallo. Elle aurait été invitée en vain, comme d’autres cadres de l’administration, à rejoindre le parti au pouvoir.

Pour les élèves du Lycée général Lansana Conté, qui promettent de se battre jusqu’au rétablissement de la Mariama Tata dans ses fonctions, cette dame n’a commis aucune erreur pouvant justifier son limogeage. C’est son refus d’abandonner cette formation politique au profit du parti au pouvoir qui est à la base de sa destitution. Il n’est donc pas question qu’elle parte.

Jusqu’à présent, aucune réaction de la part des autorités de l’Education mises en causes par les élèves n’a été enregistrée. Dans les coulisses, nous dit-on, des actions seraient en cours afin de calmer la colère des élèves. Il est probable qu’il soit demandé à la « victime » de s’adresser aux manifestants qui la soutiennent pour leur dire qu’il s’agit d’un acte administratif et non politique.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com

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