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Vol de carburant à l’usine : le partage du butin oppose gendarmes et bérets rouges!
T F S Samedi, 20 Octobre 2012 17:10
Dans la nuit du mardi au mercredi 17 octobre, une curieuse bagarre a éclaté entre des bérets rouges et un jeune gendarme dans le quartier populeux de Bannankoro, à Fria. L’altercation a réveillé et mobilisé tout le quartier. Au menu de la bagarre, du gasoil soustrait frauduleusement à l’usine, pendant que celle-ci est à l’arrêt depuis de longs mois maintenant.
Un élève gendarme et quatre bérets rouges s’étaient pris au chignon. Et l’infortuné élève gendarme, Antoine Tolno d’expliquer : « J’étais de garde avec mon chef de poste et l’ordre m’a été donné d’aller sur le terrain. Et c’est là justement que j’ai pris en flagrant délit un groupe de militaires en train de débarquer près de 50 bidons de gasoil. C’est donc dans les discussions que s’en est suivie une bagarre qui s’est soldée par mon passage à tabac par ces militaires. Lesquels ont d’ailleurs vite pris le large. » Cette bagarre ‒ avec enlèvement d’arme, coups et blessures ‒ s’est prolongée jusqu’au QG des bérets rouges communément appelé bungalow et à la gendarmerie départementale de Fria. Ces bérets rouges sont les hommes du conseiller militaire de liaison exerçant à l’usine, le commandant Alpha Issiagha Keita. Informé donc de cette bagarre, l’officier a débarqué le lendemain à la gendarmerie départementale de Fria pour intimer les gendarmes suspectés de monter à bord d’un pick-up et de se rendre au camp afin, dit-il, de laver le linge sale entre hommes en uniforme. Refus catégorique desdits gendarmes devant une foule massée de part et d’autre de la route. Et le conseiller militaire d’expliquer qu’il s’agit tout simplement d’une indiscipline qu’a manifestée l’élève gendarme à l’endroit non seulement des bérets rouges mais aussi à son égard lui-même.
Une déclaration qui a mis en veilleuse les bidons de gasoil volés. « Qu’il nous laisse avec son boucan-là car il y a eu effectivement des bidons dans la voiture des hommes du conseiller militaire. C’est d’ailleurs toujours comme cela depuis que l’usine est haletante suite au départ des Russes », a fulminé un travailleur de l’usine, alors que le commandant assénait des injures à l’endroit des gendarmes. Cette bataille rangée ‒ qui sous-tend une querelle d’intérêts ‒ entre corps habillés intervient au moment où la ville de Fria est meurtrie par la fermeture depuis sept mois de l’usine, le poumon de la cité d’alumine.
TF S
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