Recomposition paritaire de la CENI : Aboubacar Sylla accuse Alhassane Condé de créer la confusion

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SYLLA_Aboubacar_8_01La recomposition paritaire de la CENI aiguise des appétits au sein de la société civile et de l’opposition guinéenne, provoquant des clashs entre les acteurs politiques et sociaux d’une même entité. Le ministre de l’Administration Alhassane Condé, est soupçonné par l’aile dure de l’opposition de semer la confusion pour faire traîner la transition.

L’opposition guinéenne réunie au sein de l’ADP (Alliance pour la démocratie et le développement) et le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition n’apprécie pas les manières de faire du ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation. Alhassane Condé est perçu par cette opposition comme étant celui qui freine l’évolution du processus de transition en Guinée. Cela depuis son arrivée à la tête de ce département suite à la prise du pouvoir par Alpha Condé.

Alors que les Guinéens s’attendaient à une sortie de crise avec l’adoption le 17 septembre dernier, par le CNT (Conseil national de la transition), de la loi portant organisation, recomposition et fonctionnement de la CENI, la situation semble prendre une nouvelle tournure qui risque d’entraîner le pays vers une impasse politique totale. Provoquée par une guéguerre sans merci pour les dix places réservées à l’opposition. Mais pour le porte-parole de l’ADP et du Collectif, Alhassane Condé serait à la base de cette confusion.

« C’est le ministre Alhassane Condé qui a pris la responsabilité de créer toute cette confusion pour compliquer la tâche et nous ramener en arrière Â», a confié Aboubacar Sylla sur une toile de la place.

Selon lui, c’est le ministre qui incite et encourage tous les partis politiques à aller déposer leurs listes en disant que l’opposition est plurielle. Or, d’après M. Sylla, l’opposition guinéenne se résume aujourd’hui à l’ADP et au Collectif. Car c’est cette coalition qui a toujours réclamé à son corps défendant la recomposition paritaire de la CENI. Vouloir donc prendre des entités politiques qui ne relèvent pas de cette coalition, résulte du choix porté par le ministre à semer la confusion et à retarder le processus de transition, estime-t-il. Pour lui donc, Alhassane Condé est un « obstacle dans la recomposition paritaire de la CENI Â». Dans la mesure où ses agissements pourraient envenimer la situation politique.

A l’en croire, le ministre viserait à lancer les activités de la CENI sans l’opposition. Ce, pour garder Waymark et procéder à la révision des listes électorales. Mais l’ancien ministre de la Communication sous la transition, soupçonnerait aussi Alhassane Condé d’être de mèche avec le locataire de Sékhoutouréya. Alpha Condé, qui continue de gérer le pays sans contre-pouvoir, profite pour faire adopter tous les textes de loi par une institution « anachronique Â» sans aucune enquête préalable.

En tout cas, pour le porte-parole de l’ADP et du Collectif, à chaque fois que les choses commencent à s’arranger, le ministre s’efforce de tout compliquer. Qu’à cela ne tienne, M. Sylla avertit que sa coalition n’acceptera jamais de partager les dix places de l’opposition avec une autre entité politique. « Nous n’accepterons pas de diluer ce quota pour nous affaiblir numériquement à la CENI. S’il n’accepte pas la liste des dix membres de l’ADP et du Collectif, nous allons incontestablement recommencer les manifestations dans les jours à venir Â», a-t-il averti.


Samory Keita
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu

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Commentaires  

 
0 #9 Patriote 23-10-2012 07:25

Gandhi,
Démontrez-moi comment le pouvoir s'est efforcé à avoir mécaniquement la majorité.
Par ailleurs et comme vous l'avez bien dit, arrêtons l'anarchie. Comme vous voulez qu'on s'inspire de ce qui se passe à l'étranger, je vais vous dire qu'ailleurs comme ici, les élections présidentielles ne servent qu'à élire le président. Ce sont les élections parlementaires qui déterminent le pouvoir et l'opposition ainsi que leurs poids respectifs. Il ne faut donc pas prendre les résultats des élections présidentielles passées pour parler de représentativité. Et puisqu'il n'y a pas encore eu d'élections parlementaires, seul un concensus pourrait régler cette équation. Vouloir faire le contraire, ce serait créer de l'anarchie.
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0 #8 Gandhi 22-10-2012 20:57

Patriote, j'ai déjà expliqué dans des textes ma vision des choses. Vous pouvez ne pas être d'accord, mais il ne faut pas dénaturer mes propos. Je suis pour l'application de la loi et contre le consensus, mais j'ai dit que le consensus était une des voies pour parvenir à un accord, et si tout le monde s'entend, il parait difficile d'aller contre.
Si j'en dénonce l'absence aujourd'hui, c'est parce que la loi n'impose plus que les gens s'entendent, mais que la majorité simple suffit, et le pouvoir s'est efforcé d'avoir mécaniquement cette majorité. Les dés sont pipés.
En démocratie, ce sont des élections qui déterminent le poids de chaque parti, dont l'objectif est d'obtenir des voix en vue d'élections (pas de faire des mamayas pour divertir la vie politique). Les partis n'ont pas la finalité des associations, ni des ONG. En l'occurrence, ceux qui n'ont participé à aucune élection, n'existent pas politiquement. Dans le cas contraire cela signifie que tous les jours, n'importe qui invente son organisation et a droit à la parole. Demain ,je vais créer un parti et exiger une place à la CENI. Qui pourra s'y opposer et sur quelle base ? Arrêtons l'anarchie. Il existe des règles démocratiques qui fonctionnent ailleurs. Arrêtons d'inventer tous les jours (et remettre en cause des règles) qui n'ont pour but que de bloquer le système. A qui profite le crime ?
Si l'UFDG n'a pas réclamé une représentation à la hauteur de ses suffrages passés, c'est parce que CDD privilégie l'unité de l'opposition (Bah Oury aurait souhaité au moins 5 commissaires).
Pourquoi les nouveaux partis n'ont rien compris à la CENI ? Qui s'est plaint de quoi que ce soit ? même le Collectif/ADP est en dessous de tout en la matière.
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-1 #7 Patriote 21-10-2012 20:52

Gandhi,
C'est maintenant que vous vous reveillez pour dénoncer le consensus ? N'avez-vous jamais défendu ce concept surtout en ce qui concerne le procesus électoral en cours ? Vous parlez de la loi du nombre, c'est un non sens dans le cas d'espèce. Ce ne sont pas les élections passées qui doivent servir de base pour déterminer le nombre de places à la CENI. Si telle était le cas, pourquoi l'UFDG n'a-t-elle pas réclamé ses places en fonction de cette représentativité ? Il faut juste reconnaître que la loi est muette à ce niveau et c'est ce point de vue que je partage entièrement avec Bah Oury. Aussi, pourquoi voulez-vous que les partis cabine téléphonique (c'est vous qui le dites) ne devraient pas exister en dehors des élections ? Sommes-nous en démocratie ou en oligarchie ? Qui plus est, vous n'êtes même pas capable de déterminer le seuil. Sur la base de quelle loi demandez-vous aux nouveaux partis (ce sont vos propres termes) d'attendre pour revendiquer quoi que ce soit ? Par quel examen avez-vous su que les nouveaux partis n'avaient pas compris le sens de la CENI ?
À mon avis, la seule façon de fermer la bouche aux petits partis, c'est de faire des votes. En dehors des votes, ils doivent être considérés sur le même pied d'égalité que les grands et de ce fait, jouir des mêmes droits.
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+1 #6 Gandhi 21-10-2012 18:41

On peut considérer que pour l'unité de l'opposition, on puisse parler avec tous, chacun étant à égalité. C'est un point de vue, ce n'est pas le mien. Le consensus ne s'obtiendra jamais parmi 10 millions de Guinéens. Il faut faire confiance à la loi, et la démocratie, c'est la loi du nombre. Un individu, y compris s'il a de bonnes idées ou est efficace, doit pouvoir être recruté pour ses qualités, mais en aucun cas être mis sur le même plan, qu'une majorité de Guinéens, même analphabètes. Dans des élections libres, on n'oblige pas les électeurs à voter pour celui qu'ils ne veulent pas. Les partis cabine téléphonique (seuil à déterminer) ne devraient même pas exister en dehors des élections, les seules épreuves habilitées à déterminer leur représentativité. Par conséquent tous les nouveaux partis doivent attendre les prochaines élections pour revendiquer quoi que ce soit; y compris dans des organismes, dont ils n'ont pas prouvé par le passé, qu'ils en avaient compris le sens (la CENI).
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-1 #5 Patriote 21-10-2012 15:19

J'ai déjà affirmé que nul n'avait la paternité de la mouvance ou de l'opposition. Qui dit le contraire ? D'où il faut une entente dans chaque camp. Pour moi, les seuls qui n'ont pas voix au chapitre sont ceux qui se réclament du centre puisque la loi ne l'a pas prévu.
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+2 #4 Cisko 21-10-2012 09:00

Mr KIM, c'est trop prétentieux de ta part de croire qu'à part moi, tous les autres Guinéens voient les choses comme toi. Souffre donc que les gens ne soient pas de simples suivistes. Moi je sais qu'une bonne partie de la population en a marre de tous ses politiciens (pouvoir comme opposition) dont le calcul ne porte que sur des intérêts de leurs groupe. Comment comprendre que dans le cadre de la recomposition de la Ceni, l'ADP et le Collectif nous ramènent des gens qui ont fait la preuve de leur manque de professionnalisme (l'ancienne était pourrie à 100%). Si on a la chance de changer, il faut nous épargner des gens comme Bayo, dame Tolno et peut être garder Pathé Dieng qui maitrise son domaine. Même remarque pour le BOC qui veut ramener Mame Camara, celle qui se disputait le poste de président avec Louncény entre les 2 tours. Je donne mon point de vue : c'est l'occasion de changer les 2/3 de la céni et de ne garder que ceux qui sont aux postes techniques comme Dieng. Pour ce qui est de la presse, je ne peux en pays Africains comparer un organe d'Etat et un organe de presse privé. Je maintiens ce que j'ai écrit et je suis sur que si tu mets ta passion de coté tu comprendras. Aujourd'hui Sylla est dans l'ADP, le jour où il quittera cette alliance et que ces journaux (qui ne sont que ses relais de propagande) s'attaquent à ses anciens alliés, tu comprendras alors ce que je dénonce aujourd'hui.
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+1 #3 KIM 20-10-2012 23:58

Citation en provenance du commentaire précédent de Cisko:
Bien que Sylla Aboubacar fut le fondateur de ce journal L'Independant, la déontologie du journalisme aurait voulu que ce journal ait une ligne éditoriale indépendante qui ne soit pas le relais de l'UFC ou de son alliance politique. Hélas, on ne voit souvent aucune différence entre les articles de ce journal et les communiqués de l'ADP et du Collectif. Il faut éviter à la Guinée le syndrome ivoirien où la presse partisane ne fait que mettre l'huile sur le feu.
Quant à la recomposition de la Céni, je crois que l'ADP/Collectif a intérêt à dialoguer avec les autres (FDP, BOC, ...) car aucun texte ne définit clairement le camp qui doit représenter l'opposition en Guinée. En politique, comme dans la vie, le meilleur est souvent l'ennemi du bien. Mais comme Jean Marie disait dans le temps que la classe politique Guinéenne était la plus bête de l'Afrique, on a l'impression que l'histoire se répète. Là où je suis d'ailleurs déçu, c'est lorsque l'opposition reconduit des gens comme Thierno Saidou Bayo qui en plus de n'avoir jamais pris son travail au sérieux était plus tot un play boy ou un DJ des radios privées au lieu de communiquer sereinement sur le travail de son institution. Et puis il n'avait aucune honte à programmer le second tour de façon fantaisiste.
On est certainement parti pour une nouvelle crise. Et dire que l'on chantait que Lounceny était le vrai problème! Pauvre Guinée, jusque quand tu resteras l'otage de tes politiciens de tout bord

Cisko, quand tu auras fini de faire ton "Gassama Diaby " nous parleras-tu de la ligne éditoriale de la RTG ???? J'en doute !
quant à la CENI, tu es certainement le seul Guinéen à "ignorer" que le problème s'appelle Alpha Condé et non Saidou Bayo. Si l'opposition Guinéenne est la plus bête de l'Afrique que dire du PRG dont les agissements ne mèneraient qu'à l'instauration d'une instabilité dans son pays ???
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-1 #2 Cisko 20-10-2012 21:35

Bien que Sylla Aboubacar fut le fondateur de ce journal L'Independant, la déontologie du journalisme aurait voulu que ce journal ait une ligne éditoriale indépendante qui ne soit pas le relais de l'UFC ou de son alliance politique. Hélas, on ne voit souvent aucune différence entre les articles de ce journal et les communiqués de l'ADP et du Collectif. Il faut éviter à la Guinée le syndrome ivoirien où la presse partisane ne fait que mettre l'huile sur le feu.
Quant à la recomposition de la Céni, je crois que l'ADP/Collectif a intérêt à dialoguer avec les autres (FDP, BOC, ...) car aucun texte ne définit clairement le camp qui doit représenter l'opposition en Guinée. En politique, comme dans la vie, le meilleur est souvent l'ennemi du bien. Mais comme Jean Marie disait dans le temps que la classe politique Guinéenne était la plus bête de l'Afrique, on a l'impression que l'histoire se répète. Là où je suis d'ailleurs déçu, c'est lorsque l'opposition reconduit des gens comme Thierno Saidou Bayo qui en plus de n'avoir jamais pris son travail au sérieux était plus tot un play boy ou un DJ des radios privées au lieu de communiquer sereinement sur le travail de son institution. Et puis il n'avait aucune honte à programmer le second tour de façon fantaisiste.
On est certainement parti pour une nouvelle crise. Et dire que l'on chantait que Lounceny était le vrai problème! Pauvre Guinée, jusque quand tu resteras l'otage de tes politiciens de tout bord
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-1 #1 haidara 20-10-2012 12:11

SADIO BARRY 18/10/2012 22:22:33
guinéen, ne vous en faites pas, on mettra fin à la folie de ces gens en Guinée. D’après les infos que nous avons reçues ce soir, Bakary Fofana en personne a adressé un message d’injures à sa collègue ex-ministre Mariama Sy Diallo. C’est dire à quel point ce type est bas. Alpha Condé et tous ces fascistes qui l’entourent ont un esprit de Bilakoronin qui affecte leur comportement.
L’attitude des malinkés proches du pouvoir montre de plus en plus que le combat politique n’est plus adapté actuellement à notre situation en Guinée. Les autres communautés ne réalisent pas encore qu’une idéologie raciste est une doctrine de cinglés qui dévastent tout ce qui est différent d’eux. Naturellement, il y a des échelons à gravir en fonction de la menace perçue: quand ils voulaient le pouvoir et que le chef de l’Etat était soussou, ils appelaient « bâtards », tout malinké qui votera pour ce dernier et bruleront vif deux militants de Conté à Kankan, détruiront et mettront du feu à tout ce qui symbolise « l’Etat dirigé par un soussou » à Siguiri. Aujourd’hui, le peul est l’adversaire qui a gagné dans les urnes et peut faire l’alternative au pouvoir. Donc c’est la plus grande menace qu’il faut d’abord combattre.
Et après ?
Ce sera le soussou puis le forestier, avec la montée des gens comme Faya Milimono. L’affaire Zogota a montré que le groupe malinké au pouvoir est prêt à massacrer tout un village voire toute une ville de la Forêt si ces derniers ne se rangent pas derrière eux. Si ces fascistes finissent d’affaiblir les Peuls en Guinée, c’est la Basse Côte qu’il faudra maintenant neutraliser en faisant semblant de s’allier aux forestiers pour la circonstance. C’est la stratégie connue des Nazis. Ces derniers aussi ont sévi contre les différentes couches sociopolitiques de l’Allemagne une après les autres :
- d’abord, les Nazis s’en prennent aux communistes qu’ils ont essayé d’éradiquer en Allemagne, sans que les autres couches ne réagissent. Puis,
- ils s’attaquent aux socialistes, sans réaction des restes. Puis,
- ils s’attaquent aux Tziganes à éradiquer de l’Allemagne. Puis,
- ils visent après les infirmes allemands pour purifier leur race des faibles et mauvaises graines.
- Enfin, ils en viennent aux allemands de confession judéiste. Ces derniers n’ont eu le salut que grâce à l’intervention américaine vers la fin de la seconde guerre mondiale.
D’après nos informations, le pouvoir angbansanné chercherait à affaiblir la force de frappe des forestiers en profitant de la guerre du Mali. Ils planifient y envoyer l’essentiel des forestiers de l’armée et les soussous redoutables. C’est la voie la plus simple pour aboutir à la purification légale de l’armée.
Seulement, nous espérons qu’ils ne commettront pas l’irréparable en mettant leur menace contre Mariama Sy Diallo en exécution ! Parce qu’on en a plus que marre !
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