Saidou Hady Diallo Mardi, 16 Octobre 2012 15:53
Le tout nouveau ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, M. Kalifa Gassama Diaby a pris ses fonctions le 09 octobre dernier. C’est la primature qui a servi de cadre à la cérémonie. Il a promis à cette occasion de servir le peuple de Guinée.
Au cours de cette cérémonie de prise de fonction, le ministre des Droits de l’homme et des Libertés publiques, Kalifa Gassama Diaby, a exprimé sa reconnaissance et sa gratitude à l’égard du président de la République pour avoir pris toute la mesure préoccupante de notre pays en créant ce département ministériel en charge des questions de Droits de l’homme et des Libertés publiques. « Je voudrais ici le remercier pour avoir placé à ma modeste personne toute sa confiance. La création de ce département ministériel est sans conteste l’expression d’une réelle volonté politique de placer la promotion et la protection des Droits de l’homme et des Libertés publiques en tant que socle intangible de toute démocratie réelle au cœur de tout son projet politique ». Il dira que les droits de l’homme sont les droits qui relèvent de la nature humaine, en ce sens qu’ils sont absolument et totalement inhérents à la nature humaine, du simple fait d’être né en tant que personne humaine. Et de préciser : « Aucune condition n’est exigée, aucun critère ne doit être exigé pour pouvoir bénéficier de ce droit et en jouir. Aucune appartenance singulière, qu’elle soit ethnique, religieuse, culturelle, ou politique ne doit faire obstacle au bénéfice des Droits de l’homme. Tout homme doit jouir de ses droits humains. Et cette jouissance est un droit naturel, car les Droits de l’homme sont universels. Ils sont de la propriété de tout être humain en tant qu’individu. Contrairement aux droits humains, les libertés publiques ne sont pas de l’ordre de ce qui devrait être, mais de ce qui est. Elles relèvent de la sphère juridique, de l’ordre, du droit. Elles sont définies dans le cadre d’un Etat, c’est-à-dire ceux qui agissent au nom de l’Etat, ceux qui le représentent et l’incarnent doivent être les premiers à se soumettre à la puissance souveraine du droit et de la loi ».
Pour ce qui est de la tâche qui l’attend, il ne doute pas de sa complexité : « Je ne doute pas de la complexité de la tâche dans une société qui n’a pas de passé démocratique. Je n’ignore pas l’immensité de la tâche dans un pays qui a la peau sensible, où on doit beaucoup apprendre à faire un monde commun. Et dans ce monde commun à faire, un monde qui soit à l’abri de toute conjoncture politique ».
Pour réussir cette immense mission, M. Diaby sollicite le soutien de tous les Guinéens : « Pour réussir, chaque Guinéen, chaque entité culturelle, doit être en mesure d’appréhender les droits de l’homme comme un principe supérieur situé au-dessus de tous ». C’est pourquoi il a fait appel à toutes les organisations sociales, politiques, culturelles et économiques d’œuvrer avec lui pour soutenir cette volonté politique du Président, pour appuyer cette dynamique démocratique afin que la dignité de l’homme soit protégée.
Pour Christian Sow, ministre d’Etat à la Justice, « la fonction de M. Gassama n’est pas virtuelle et elle ne sera pas virtuelle, mais concrète. Car la Guinée a soif dans la valorisation de ses droits fondamentaux ».
Le ministre de la Justice a demandé à M. Diaby d’oser agir et de poser des actes d’avenir en montrant au président de la République qu’il avait raison de créer le département des Droits de l’homme et des Libertés publiques.
Saidou Hady Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu