Heinan Goba Jeudi, 11 Octobre 2012 16:59
Des informations alarmantes nous parviennent de la capitale de Haute Guinée. D’après le correspondant de Nostalgie Guinée à Kankan, une ville située à environ 800 kilomètres au nord-est de Conakry, le prix de l’igname n’est plus à la portée du citoyen lambda.
L’igname est l’une des principales cultures dans la région des savanes. La région de Kankan produit en quantité et en qualité mais en consomme aussi beaucoup. L’igname sert de déjeuner et de repas de base devant le riz et le fonio, dans de nombreuses familles.
En raison de la demande très élevée de ce tubercule en provenance des autres régions, le Fouta et la Basse Côte, notamment, les prix ont grimpé. Le tas de trois tubercules se vend actuellement à vingt mille francs contre cinq mille francs avant la crise, indique notre source.
La production d’igname à Kankan, bien que suffisante, n’est plus consommée au niveau local en raison de son prix très élevé, d’après notre source. Depuis un certain temps, c’est la consternation dans de beaucoup de familles qui ne peuvent plus prendre le « kougbè » comme petit déjeuner.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com