Selection de vidéos
Partenaires
Journée internationale de la jeune fille : en Afrique, 30 millions des filles ne vont pas à l’école
Thierno Hassana Bah Mercredi, 10 Octobre 2012 15:43

A l’occasion de la Journée internationale de la jeune fille qui sera lancée le 11 octobre prochain, Plan Guinée a organisé le samedi 6 octobre un déjeuner de presse à Conakry pour expliquer les raisons de cette célébration. Cette journée qui sera organisée par les Nations unies est une l’initiative de Plan international. Concomitamment avec cette célébration, Plan international va lancer sa campagne mondiale dénommée « Parce que je suis une fille ».
Selon les constats, les filles se retrouvent au bas de l’échelle sociale, parce qu’elles sont discriminées à cause de leur sexe et de leur âge. C’est pour inverser cette tendance que cette campagne a été initiée. Elle vise à promouvoir les droits des filles et aider des millions d’entre elles à sortir de la pauvreté à l’aide de l’éducation et du développement de compétence.
Pour cette campagne Parce que je suis une fille, Plan s’est fixé comme objectifs, l’amélioration directe de la vie de 4 millions de filles en les aidant à accéder aux écoles, à avoir des compétences et des moyens de subsistance et protection. La campagne vise aussi à l’amélioration du soutien communautaire et familial et à l’accès aux services pour les filles. Pendant les 5 ans que va durer la campagne, Plan compte toucher 40 millions de filles et de garçons grâce à des programmes sensibles au genre et transformateur de genre. A l’aide d’un changement de politique, la vie de 400 millions de filles sera améliorée grâce à un environnement favorable au niveau des communautés qui protègent, respectent et réalisent les droits des filles, et qui augmentent leurs opportunités et leurs choix de vie.
Selon Akoi Guilavogui, directeur des opérations à Plan Guinée, cette campagne va dans le sens de la lutte contre la pauvreté. « Ça paraît un peu curieux, a-t-il dit, mais ce qu’il faut savoir c’est que la pauvreté n’a pas qu’une dimension économique ou financière. Ça a aussi une dimension de privation ou de la marginalisation. Alors, il a été démontré à travers le monde qu’il y a des formes de discrimination à l’encontre des femmes et des filles à cause de leur état de femmes et de filles. » Poursuivant son intervention, il a ajouté que cette campagne a été initiée pour réduire le facteur discrimination : « Nous avons donc initié cette campagne pour attirer l’attention des divers acteurs sur cet état de fait et voir comment nous pouvons nous mobiliser ensemble pour essayer donc de réduire l’ampleur de ces disparités dues à la discrimination. Si on ne peut pas les éradiquer, mais au moins les réduire de façon considérable ».
Plan international a indiqué que 30 millions de filles sont absentes des salles de classe à travers l’Afrique. Cela, souligne-t-il, est une violation majeure de leurs droits et un énorme gaspillage du potentiel des jeunes et des enfants, avant d’ajouter qu’en Afrique, 29 millions d’enfants en âge d’être scolarisés au primaire, et qui ne le sont pas, 54% d’entre eux sont des filles. L’organisation dit que la parité entre les sexes dans les écoles primaires n’a été atteint que dans 16 pays sur les 54 sur le continent.
Pour M. Gezahegn Kebede, directeur régional de Plan pour l’Afrique de l’Est et Australe, éduquer une fille est un avantage : « Une fille instruite est moins vulnérable à la violence, moins susceptible de se marier précocement et d’avoir des enfants alors qu’elle est encore elle-même enfant, et d’être en bonne santé à l’âge adulte (comme ses propres enfants). Son pouvoir d’achat est augmenté et elle est plus susceptible d’investir ses revenus au profit de sa famille, de sa communauté et de son pays. Il n’est pas exagéré de dire que l’éducation des filles peut sauver des vies et en transformer à terme. » Le 11 octobre prochain, cette campagne sera célébrée en Guinée au Palais du peuple par les autorités guinéennes. Alors qu’au plan international, elle sera célébrée aux sièges des Nations unies et de l’Union africaine sous les présidences respectives de Ban Ki-moon et de Mme Nkosazana Dlamini-Zuma.
Bah Thierno Hassana
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu.com
Commentaires
Pour combattre l’illettrisme et tous les maux qui empêchent l’épanouissement de la jeune fille en Afrique, il faut commencer par lutter contre l’analphabétisme et la pauvreté.
Thierno Hassana , si vos chiffres de 30 millions des filles qui n’iraient pas à l’école en Afrique s’averent exacts , c’est tout simplement scandaleux. On aura franchi le rouge dans l’incurie et l’irresponsabilité sociales !
Oui, mais aussi quand les criminels seront hors d'état de nuire...








