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Droits de l’homme : Diaby Gassama vers une mission impossible ?

L'oeil de GuineeActu  Lundi, 08 Octobre 2012 20:06

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DIABY_Gassama_Kalifa_3_01Kalifa Diaby Gassama est le nouveau chef du département des Droits de l’homme et des Libertés publiques. Il vient ainsi d’être promu après s’être toujours opposé aux libertés concédées par la Constitution à l’opposition pour marcher afin d’exprimer dans la rue sa désapprobation à la politique de gestion du pouvoir de Conakry.

Ce nouveau ministre qui a de fait longtemps couru après ce poste en vidant son venin sur l’opposition, est désormais devant les faits. Certains prédisent déjà qu’il va se casser les dents avec ce cadeau empoisonné d’Alpha Condé cherchant pour sa part des gages pour pérenniser la lune de miel avec les institutions de Breton Wood et de l’Union européenne, entre autres. Tant et si bien que les missions qui seront assignées au nouveau département seront des plus délicates. A en juger par les nombreux antécédents fâcheux que la Guinée a connus ces dernières décennies.

Certains prêtent tout de même à ce nouveau ministre, le titre d’un fin connaisseur des droits de l’homme et des libertés publiques. Seulement, au stade où se trouve la Guinée, on attend de voir par exemple comment il ménagera le chou (opposition) et la chèvre (pouvoir) pour que la Constitution soit respectée en accordant la latitude à sa bête noire – l’opposition – de manifester, bien que ce « droit » ait été concédé par Alpha Condé, après le courroux de la France et d’autres grandes capitales occidentales. L’ivresse de vouer aux gémonies l’opposition étant passée, car le poste est obtenu, Gassama va certainement vite déchanter. Après tout, c’était juste du bluff pour être dans le cercle restreint des hommes de confiance du chef de l’Etat. De nombreux lourds dossiers l’attendent : 28 septembre au stade du même nom, Camp Boiro, entre autres.

Comme quoi la période de sursis ne prendra pas une éternité, alors qu’on attribue aux différents présidents guinéens qui se sont succédé une lourde responsabilité dans le bilan négatif en matière de droits de l’homme et des libertés publiques. Pourvu qu’il n’y ait pas d’amalgame de prérogatives entre l’Intérieur d’Alhassane Condé, la Justice de Christian Sow, le gouvernorat de la ville de Conakry et le haut commandement de la gendarmerie.


L’œil de Guineeactu.info

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