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Lansana Kouyaté répond à Bouna Kéita: « Nous ne faisons pas un débat de chaudronniers... »
Heinan Goba Vendredi, 28 Septembre 2012 14:33
Le leader du PEDN (Parti de l'espoir pour le développement national), membre de l'Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP), un des blocs de l'opposition, a, au cours d'un point de presse à Conakry jeudi 27 septembre, répondu au coordinateur général des blocs des partis politiques, El hadj Bouna Kéita, qui se dit aussi de l'opposition et revendique cinq des dix postes de représentation à la CENI attribués à toute l'opposition.
S'exprimant sur les ondes d'une radio privée de la place, Bouna Kéita a dit que tous les partis politiques en Guinée sont égaux. Ils ont les mêmes agréments. « Si le Collectif et l'ADP estiment que ce sont eux seulement qui font des revendications, je rappelle qu'il y a plusieurs façon de revendiquer » a-t-il dit. Avant de parler de la façon dont il veut que le partage des places soit fait. Faute de quoi, menace-t-il, « il n'y aura pas d'élections. »
« Nous ne faisons pas un débat de chaudronniers. Ce qui fout ce pays en l'air, c'est qu'on veut être complaisant au point d'être laxiste et accepter ce qui n'est pas acceptable. Il y a eu tentative de visite au siège des partis politiques pour savoir quelles sont ceux qui répondent aux normes. Plus de 150 partis en Guinée. Si cette tentative avait réussi, on aurait réduit ce nombre et on ne serait pas là en train de parler ainsi » a répondu Lansana Kouyaté.
« Si Bouna veut avoir 40 sur 25, c'est son affaire. Mais ce qui est évident, c’est qu’on connaît en Guinée qui est parti politique qui ne l'est pas. On sait aussi dans l'opposition qui sont les partis qui sont là et qui sont ceux qui ne sont pas là . Ce qui reste clair est que nous nous sommes fermes sur notre conviction » s'est-il marré du « politicien troublant », d'après les propres mots de Bouna Kéita lors d'une cérémonie officielle, à Conakry.
« Ce qui risque de poser problème au niveau de la répartition des postes de représentation à la nouvelle CENI est qu'on a permis à des partis qui n'ont de membre que leurs seuls dirigeants, à des partis qui n'ont aucune structure, ni siège, qui ne répondent à aucune des conditions prévues par la loi, d'exister et de continuer à polluer le paysage politique. "Il est donc opportun qu'on clarifie la situation », a martelé l'ancien premier ministre.
Pour Lansana Kouyaté, c'est maintenant ou jamais si l'on veut que le changement soit une réalité en Guinée et que l'on finisse avec cette transition qui n'a que trop duré. « Il faut mettre fin à la confusion car l'ennemi de la démocratie c'est la confusion. Si l'on veut encore le contraire, pas de problème. On peut continuer comme ça » a fait savoir le leader du PEDN.
La question du partage des dix postes de représentation de l'opposition à la CENI alimente actuellement les débats au sein de tous les états-majors des partis politiques ; excepté la mouvance. Depuis que le Collectif et l'ADP ont ouvert ce débat, ils continuent de recevoir des réponses de toute part. A ajouter à cela la réaction du leader de l'UPG, Jean Marie Doré, qui parle violation du droit du fait que la nouvelle loi ne prend pas en compte leur position de centriste.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com
Commentaires
La seule façon de contrecarrer ces miniscules de partis, c'est de faire des élections. D'ici là , respectons-les comme on a respecté l'UFDG qui fut lui aussi un minuscule de parti et qui est aujourd'hui devenu incontournable.








