Medias d’Etat: Horoya, le quotidien national soumis aux humeurs d’une DAF!

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Horoya_01« Si rien n’est fait, je pense qu’il appartient peut-être aux autorités au plus haut niveau, au-dessus du ministère, de prendre les mesures qu’il faut parce qu’il est inadmissible et même révoltant de constater que le comportement de quelques-uns conduise à la paralysie d’un service public. C’est totalement inadmissible, je dirai même irresponsable. » Le directeur général adjoint du quotidien gouvernemental est manifestement amer vis-à-vis de la DAF du ministère de la Communication. Sékouna Kéita dénonce le comportement du patron des affaires administratives et financières du département qui soumet la parution du journal de l’Etat à ses humeurs. Le journal de Horoya a lui cessé de paraître depuis le 19 septembre dernier. Et les raisons selon M. Keita sont liées à la non-accessibilité des intrants.

Et, explique-t-il, « Il se trouve que les intrants sont encore au niveau du ministère. Jusque-là, chaque fois que nous avions besoin d’un bon, on signait au niveau de la direction et on allait sortir ce qu’il fallait pour une dizaine d’éditions. Mais, la dernière fois, dans la journée du 18 septembre, nous avons fait un bon pour sortir les intrants pour dix éditions. Le chef de la division des affaires financières du ministère s’y est opposé prétextant que nous n’avons pas signé les papiers qu’il nous a envoyés pour assurer le suivi et le contrôle. Nous avons aussitôt informé le ministre au téléphone. Il a promis de prendre les mesures appropriées. Le lendemain, le 19 septembre, on était sans suite. On a pris langue avec le secrétaire général pour qu’il s’entretienne avec ses collègues pour résoudre les problèmes. Et puis chaque fois, on a échangé des coups de fil. On a rencontré le secrétaire général mais jusque-là, on n’a pas eu de solutions tout simplement parce que le chef de la division des affaires financières s’y oppose », a notamment détaillé Sékouna Keita au micro de nos confrères.

Pendant ce temps, le cabinet est resté passif, alors que la direction a téléphoné, écrit, démarché. Mais rien jusqu’aux dernières nouvelles.

Tout de même, « Nous n’avons pas de mesures à prendre. On est disponible. Le personnel est disponible, on vient tous les jours. On a nos équipements bien qu’insuffisants qui fonctionnent. Le seul problème que l’on nous donne l’accès aux intrants mis à la disposition de Horoya par le gouvernement. C’est aussi simple que ça. »

C’est tout ce que demandent Horoya et son personnel. Jusqu’à quand voudra-t-on étrangler le seul quotidien de l’Etat déjà vieux de près d’un demi-siècle ? Réponse au niveau du cabinet du département communication où est affilié le journal Horoya.


L’œil de GuineeActu


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