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Fria : après la furie des loubards, des patrouilles « jusqu’à nouvel ordre »!

Thierno Fodé Sow  Mardi, 25 Septembre 2012 15:46

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« Une patrouille sera organisée à partir de ce jour 24 septembre de 22 heures à 6 heures du matin, jusqu’à nouvel ordre. » C’est l’extrait d’un communiqué signé, lundi, du commissaire central de police de Fria Macky Kaloga.

Ce communiqué intervient au lendemain d’un déchaînement de passions d’un groupe de jeunes de Bannankoro, un des quartiers de la cité d’alumine. Un mouvement de loubards supposés être instrumentalisés par une certaine autorité de la ville. Si les barricades ont été levées dimanche, lundi matin les stigmates étaient encore visibles sur la rue commerçante du Plateau.

Mais la ville a retrouvé son calme bien que des boutiques, magasins, essenceries et certaines banques soient restés fermés. La journée du dimanche elle, s’est soldée par l’attaque d’un domicile privé et par une quarantaine de blessés, selon des sources concordantes.

Ce mouvement de jeunes issus de l’un des quartiers les plus défavorisés de Fria n’a pour autant rien à voir avec le précédent politique de Conakry. Il est intervenu au moment où le préfet Mamadou Conté et le chef de la délégation spéciale Amara Traoré sont absents.


Fria_Guinee_3_04Les forces de l’ordre sous équipées et en sous-effectifs ont plutôt joué à la médiation en lieu et place de l’intervention.

Pour rappel, ce sont des jeunes des quartiers de la périphérie qui ont pourchassé des présumés voleurs de gasoil à l’usine, avant de s’attaquer à des commerçants et autres jeunes étalagistes de la ville.

La tension était très palpable dimanche car l’affaire avait pris une tournure ethnique. En fin d’après-midi, des forces de maintien de l’ordre sont arrivées, alors que des barricades avaient été levées. Chacun avait été prié de rester chez soi, surtout que la cité broie le noir depuis des lustres. Un peu plus tôt dans la journée, des coups de feu ont été entendus vers Bannankoro, le terreau des loubards déchaînés. Des tirs confirmés par la police locale.


Thierno Fodé Sow


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