Heinan Goba Dimanche, 23 Septembre 2012 14:59
Le Front d'union pour la démocratie et le progrès (FDP) coordonné par le président de l'UFD (Union des forces démocratiques), Mamadou Bah Baadikko, s'est exprimé mercredi 12 septembre sur la nouvelle donne politique avec l'adoption par le parlement de transition d'une loi créant une autre Commission électorale nationale indépendante (CENI) à la place de celle qui existe depuis 2007 mais qui avait perdu la confiance de tous les acteurs politique.
Avant de parler de cette nouvelle CENI ou du moins de cette loi, le coordinateur du Front d'union pour la démocratie et le progrès a tenu tout d'abord, à louer le courage et le patriotisme des sept membres de l'ancienne commission électorale qui ont claqué la porte précipitant ainsi la déconfiture de cette institution « honnie » et l'adoption d'une loi instituant une CENI consensuelle et plus crédible.
Revenant au vif du sujet, Baadikko s'est réjoui de la mise en place de la nouvelle CENI mais il a fait remarquer qu'il existe peu de différences avec l'ancienne loi portant sur cette institution. A part le passage du mandat de cinq à sept ans et le remplacement du bureau exécutif qu'il a apprécié beaucoup, la nouvelle institution électorale n'a rien qui la diffère de celle qui allait mettre le feu en Guinée si elle avait dû exister encore plus longtemps.
Baadikko s'est félicité de l'adoption de la nouvelle loi, par conséquent de la mise en place d'une nouvelle CENI. Mais ce qu'il a ajouté c'est ce qu'on appelle « l'exception guinéenne ». « La Guinée est connue pour sa particularité à ne pas respecter les textes de loi » a rappelé le président de l'UFD. Pour lui, « il est hors de doute que le respect du peu qui est dit dans le nouveau texte par les acteurs politiques permettra à la Guinée de résolution de la crise ».
Le coordinateur du Front d'union pour la démocratie et le progrès en a profité pour répondre aux leaders du Collectif et de l'ADP qui veulent l’exclure de l'opposition. Pour lui, il n'y a aucune raison de nier au FDP, le statut d'opposant. Depuis les premiers jours, ce bloc a fait savoir qu'il désapprouve la façon dont Alpha Condé est en train de gouverner la Guinée. En apportant des critiques objectives.
Il a demandé aussi à ceux qui se réclamaient du centre, bien qu’on leur ait demandé de prendre clairement position, de patienter pour la prochaine fois. La loi qui vient d'être adoptée ne parlant pas de centre. Alors qu'il est tard pour eux de rejoindre un des deux groupes distincts (mouvance présidentielle et opposition).
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com