L’opposition guinéenne accuse le pouvoir de ne pas en faire assez pour mettre fin à la transition

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SYLLA_Aboubacar_6_01Le Conseil national de la transition (CNT) a adopté lundi 17 septembre la loi organique relative à l’organisation, à la composition et au fonctionnement de la nouvelle CENI. Répondant à l’une des revendications de l’opposition. Cependant, peu avant, puisqu’elle le savait, cette dernière avait dit qu’elle poursuit ses manifestations. Affirmant que le pouvoir cherche à amuser la galerie.

« Nous maintenons notre marche de protestation ce 20 septembre sur l’itinéraire qu’on nous a toujours refusé. Je veux parler de l’autoroute Fidel Castro Â» a déclaré, lundi soir au cours d’un point de presse à Conakry, le porte-parole du Collectif et de l’ADP, principale force de l’opposition guinéenne, Aboubacar Sylla, président de l’UFC (Union des forces du changement).

Le Collectif et l’ADP se sont réjouis de la décision du gouvernement de transmettre à l’organe législatif, le projet d’une nouvelle loi sur la CENI prenant en compte leur point de vue. C'est-à-dire la recomposition paritaire de l’institution électorale : dix de l’opposition ; dix de la mouvance ; trois de la société civile et deux de l’administration. Mais se disent loin d’être satisfaits.

Ces deux blocs qui ne doutaient pas de l’adoption de cette nouvelle loi, ont jugé utile de faire savoir par avance qu’après cette loi, il y a des questions auxquelles il faut trouver une solution politique. Notamment la révision du fichier électoral. « Waymark doit partir et laisser la nouvelle CENI choisir un opérateur dans le respect des règles des marchés publics Â» a dit Aboubacar Sylla.

Le Collectif et l’ADP expliquent aussi leur volonté de maintenir la pression sur le gouvernement par le fait que ce dernier continue de poser des actes relatifs au processus électoral de manière unilatérale. « N’eût été la délégation de la CEDEAO, nous ne saurions pas que le projet de loi transmis au CNT parle d’une recomposition paritaire de la CENI Â» a dit le porte-parole cette opposition dite radicale.

Estimant que la bonne manière voudrait qu’il soit imprégné du contenu de ce projet de loi avant sa transmission au CNT pour adoption, le président de l’UFC a dénoncé aussi une manœuvre de tripatouillage du fichier électoral en cours à la CENI. Avant de conclure que le pouvoir n’est pas prêt à faire du sérieux pour mettre fin à la transition s’ils restent tranquilles.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
0 #6 Patriote 21-09-2012 17:27

Gandhi,
Je n'ai pas vraiment été satisfait de votre réponse, mais rien à faire on peut s'arrêter là.
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+1 #5 Gandhi 20-09-2012 16:14

Patriote, il n'y a aucune querelle partisane. L'UFDG ne possédait qu'un seul conseiller au CNT, c'est un fait vérifiable, et je ne suis pas militant de l'UFDG.
Et ce fait concret et réel, répond à la question de savoir pourquoi l'UFDG n'a pas à prendre en compte les décisions du CNT, notamment lorsqu'elles vont à l'encontre de l'intérêt général. Concernant la nouvelle CENI, qui n'est nouvelle que de nom, puisqu'il n'y a quasiment aucune nouveauté, sauf quelques précisions, il n'y a donc pas lieu de contester cette loi. En revanche lorsque l'opposition sera majoritaire à l'AN, elle révisera cette loi, pour virer les deux qui se disent représentants de l'administration, alors qu'ils ne le sont pas.
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-2 #4 Patriote 19-09-2012 22:51

Gandhi,
Une fois de plus épargnez-moi des querelles partisanes puisque ça ne me concerne pas. Moi je suis et reste neutre. En fait, ma question était de savoir si l'opposition devait continuer ou pas à prendre en compte les décisions du CNT à partir du moment où elle lui a rétiré sa confiance.
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+2 #3 Gandhi 19-09-2012 14:12

Patriote, qu'on aime ou pas l'UFDG, elle est le premier parti de Guinée (plus de 40% aux dernières élections). Au CNT qui comprend 150 conseillers, cela aurait du lui valoir une soixantaine de personnes. En fait elle n'en possède..... qu'une seule.
Certes chronologiquement la création du CNT est antérieure aux élections, mais cela dénote sa représentativité (à défaut de légitimité). 3 ou 4 conseillers ont démissionné du CNT. Il est donc aisé d'en déduire qu'AC y possède 98% de soutiens. Sans doute veut-il en faire de même avec l'AN ?
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+1 #2 Patriote 19-09-2012 02:42

Pour ma gouverne, j'aimeris savoir ce que signifie pour l'opposition les décisions du CNT dès lors où elle a y retiré ses représentants, en d'autre termes sa confiance.
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+2 #1 Gandhi 18-09-2012 21:05

Changer pour que rien ne change : présenter l'application de la loi (parité mouvance-opposition) comme une avancée ou une concession faite à l'opposition, montre le cynisme de ce régime, dont l'opposition doit maintenant avoir pour objectif de faire cesser son pouvoir de nuisance. Ce n'est qu'une simple mise à jour de la loi 13 d'Octobre 2007, en faisant quelques précisions ici et là, mais le problème du fichier électoral reste entier.
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