Aboubacar Sylla : « Le partage des dix postes de représentation à la CENI ne posera pas de problème »

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SYLLA_Aboubacar_7_01Le Conseil national de la transition (parlement) s’apprête à adopter une loi sur la recomposition de la CENI. Il semble que la parité va être respectée. C'est-à-dire dix de l’opposition ; dix de la mouvance ; sans oublier les trois de la société civile et les deux de l’administration. Ce que beaucoup craignent, c’est comment va se faire cette répartition au sein des groupes politiques sans qu’il n’y ait des problèmes.

Sur cette question, le porte-parole du Collectif et de l’ADP, principal groupe de l’opposition guinéenne, Aboubacar Sylla, président de l’UFC (Union des forces du changement) a dit, lundi 17 septembre 2012, à la presse : « entre nous le partage des 10 postes de représentation ne va pas poser de problème. En moins de vingt-quatre heure on pourra finir avec cela Â». Il l’a dit en présence de Cellou Dalein Diallo de l’UFDG, Sékou Mohamed Soumah de la GECI (génération citoyenne), Lansana Kouyaté du PEDN. Pour ne citer que ceux-là.

« Ceux qui pensent que ce sera l’occasion pour que le groupe se disloque se trompent Â» a martelé le porte-parole du Collectif et de l’ADP en indiquant que Â« la seule chose qu’ils attendent maintenant est que le CNT sorte de la logique de la loi 013, que la CENI soit maîtresse des élections et que l’administration n’ait plus rien à voir avec les élections Â».

En prenant l’ADP et le Collectif au mot, il n’y aura pas de problème en ce qui concerne le partage. Mais tenant compte du fait qu’ils ne sont pas les seuls à revendiquer le statut d’opposants en Guinée, beaucoup d’observateurs ne doutent pas de voir une autre liste s’opposer à celle des deux blocs politiques.

Pour Lansana Kouyaté du PEDN, membre de l’ADP, la question ne se pose pas. On sait qui sont les opposants en Guinée. « On dénonce la dictature du pouvoir en place, on marche ; on organise des meetings ; on nous empêche de circuler librement ; on nous frappe ; on emprisonne nos militants ; qu’est-ce que ceux qui se disent opposants subissent comme pression ? Â» a expliqué Kouyaté pour dire que s’il y a une opposition en Guinée, c’est le Collectif et l’ADP.

« La confusion est le premier ennemi de la démocratie. Il suffit de se référer à la charte des partis politiques pour voir clairement que seuls l’ADP et le Collectif respectent le statut de l’opposition. Ceux qui se disent opposition constructive en faisant passer les autres pour une opposition destructive ne sont pas des opposants Â» a fait savoir l’ancien premier ministre.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
+1 #1 Oury Diallo 18-09-2012 14:20

Alpha Conde a plus d´un tour dans son sac. Pour moi le combat est loin d etre gagner. Il faut imperativement exclure les 2 membres du MATAD de la CENI puisqu´ils sont deja de la mouvance. En les maintenant, l´opposition part deja perdante , puisque ce sera 12 de la mouvance contre 10 de l´opposition sans compter les pretendus opposants du centre qui se feront passer pour des membres de l opposition qui doivent avoir leur place. Si on tient aussi compte du fait que les 3 membres de la societe civile qui y feront parti sont pour la plus part des gens a la solde du pouvoir, on pourrait dire qu´il reste beaucoup a faire. Il faut au moins exclure le MATAD et controler scrupuleusement le travaille du nouveau president de la CENI.
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