Alpha Camara Samedi, 15 Septembre 2012 20:51
Depuis plus d’un an, le Conseil national de la transition (CNT) cherche à trouver des voies et moyens pour l’organisation des élections en Guinée, une question qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive dans le camp de la mouvance et de l’opposition. Ces derniers temps, cette institution se trouve dans le viseur de certains acteurs politiques, notamment le Collectif et l’ADP. Ils soupçonnent l’institution à tort ou à raison dans l’organisation des élections législatives en Guinée.
Le Collectif des partis politiques pour la finalisation de la transition et l’Alliance pour la démocratie et le progrès, accusent aujourd’hui le Conseil national de la transition qui ne jouerait pas un grand rôle pour la tenue des élections législatives en Guinée.
Ils appellent cette institution à plus de responsabilité afin d’organiser les législatives pour mettre fin à cette transition qui n’a que trop duré. Une déclaration dont le CNT dit en avoir assez, au cours de sa dernière rencontre à son siège au Palais du peuple.
Dans son intervention, le 2e secrétaire du Bureau exécutif Mohamed Aly Thiam a déclaré ceci : « Si je fais allusion à un coup de savon qui aurait été passé par le président de la République aux premiers responsables du CNT, force est de constater qu’un autre coup de savon vient d’être passé par les membres du Collectif et de l’ADP. Or, dit un vieil adage "Le berger tond sa brebis mais ne l’écorche pas". C’est-à-dire qu’en démocratie, la critique est permise mais l’injure est prohibée et punissable ». Selon lui, ces allégations proviennent des seuls qui prétendent diriger ce pays un jour.
Poursuivant son intervention, il dira que le CNT recherche toutes les responsabilités dans le retard accusé pour l’organisation des législatives en Guinée.
« Si des difficultés de retard persistent sur l’organisation des élections législatives en Guinée, leurs causes remontent à la proposition de procéder aux élections présidentielles avant les législatives. Ceux qui avaient formulé cette proposition devraient s’en souvenir et assumer leurs responsabilités devant l’histoire », a précisé le 2e secrétaire du bureau exécutif.
En dépit des acharnements contre le CNT, Eric Mohamed a indiqué que l’institution se mettra à la tâche, afin de relever le défi auquel elle est confrontée.
« Le CNT a conscience de son rôle et de ses obligations envers la nation. Il entend assumer ses fonctions avec la sérénité et l’objectivité qu’il a reflété dans la constitution et les lois adoptées depuis 2010 », a-t-il indiqué.
Au terme de son intervention, il a déclaré que les formations politiques doivent aussi jouer un rôle primordial, celui de l’éducation civique de leurs militants. Ces responsabilités permettront aux différentes parties prenantes dans ce processus d’éviter les violences durant tout le long du processus.
Alpha Camara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com