Selection de vidéos
Partenaires
Le colonel Issiaga Camara enterré à Bouramaya : Sa famille va-t-elle porter plainte ?
Thierno Hassana Bah Mardi, 11 Septembre 2012 16:00
Le colonel Issiaga, neveu du président Lansana Conté, décédé le 5 septembre dernier des suites de maladie, a été enterré dimanche dans la localité de Bouramaya. La famille du défunt va-t-elle porter plainte contre le pouvoir ?
La consternation et la tristesse se lisaient sur les visages des membres de la famille massivement mobilisés au domicile du colonel Issiaga Camara situé au quartier Sandervalia, dans la commune de Kaloum, la semaine dernière.
Le décès de l’officier a donné lieu à une polémique vu qu’il était détenu et que son transfert à l’hôpital n’est survenu que la veille de son décès.
La famille accuse le gouvernement d’avoir laissé mourir le colonel. L’officier avait pourtant bénéficié, en compagnie de quatorze autres coaccusés, d’un non-lieu accordé par la Chambre de mise en accusation de la Cour d’appel de Conakry. Mais la partie civile avait interjeté appel. Et cette décision a été remise en cause. Malade depuis plusieurs jours dans sa cellule de la Maison centrale, le colonel Issiaga Camara avait été admis au CHU Ignace Deen dans la soirée du lundi.
Le décès du colonel Issiaga Camara, neveu du président Lansana Conté, le 5 septembre dernier dans un hôpital de Conakry, relance les débats sur les conditions de détention dans les prisons guinéennes. Cet officier faisait partie des présumés auteurs de l’attaque contre la résidence privée du président Alpha Condé dans la nuit du 19 juillet 2011. Issiaga était malade en prison, et n’a été évacué à l’hôpital que la veille de son décès.
Son avocat Me Abass Bangoura a, dans une interview accordée à la presse suite à ce décès, accusé la justice guinéenne d’avoir occasionné la mort de son client. Qui selon lui n’a pas bénéficié de soins appropriés. L’avocat a, dans sa réaction suite à ce décès, rappelé que son client avait été interpellé pour la première fois, « au lendemain de la prise du pouvoir par la junte militaire de Dadis Camara. Puis conduit sur l’île prison de Kassa, au large de la capitale guinéenne. » Remis en liberté, et alors qu’il s’apprêtait à aller se faire soigner au Maroc, il fut de nouveau arrêté. Après l’attentat contre la résidence du président.
Ayant bénéficié d’un non-lieu de la part de la Chambre de mise en accusation en juillet dernier en compagnie de 14 autres accusés, Issiaga Camara ne sera pas libéré cependant.
Le parquet ayant fait appel à cette requête qui a été finalement annulée par la Cour suprême. D’autres officiers croupissent en prison trainant avec eux des maladies. C’est le cas du colonel Aïdor Bah, membre de la junte militaire, du commandant Aboubacar Sidiki Camara (de Gaulle), ancien aide de camp du général Sékouba Konaté. Ainsi que du général Nouhou Thiam, ex chef d’état-major des forces armées.
Bah Thierno Hassana
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu.com
Commentaires
Mais que peut faire sa famille, ses amis ou soutien pour que justice lui soit rendu ? Rien où très peu. C'est. Élan la Guinée d'aujourd'hui de Alpha condé
Le gouvernement ou la famille ?
Y a t-il eu autopsie pour connaître les causes du décès ?
Beaucoup de non dits dans cette affaire, et surtout aucune déclaration officielle.
La seule chose qui me réjouisse en tant que civil, est le constat d'absence de solidarité entre militaires... car personne n'a réagi.








