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4102 cas dont 93 décès : Quand l’épidémie de choléra nous tient !
Moro Amara Camara Dimanche, 26 Août 2012 13:54
Depuis le 2 février dernier, une épidémie de choléra continue de semer la désolation au sein de la population. La propagation de la maladie ayant atteint une proportion inquiétante, a tendance à échapper à tout contrôle. C’est du moins ce que révèle le dernier rapport hebdomadaire de la Division Prévention et Lutte contre la Maladie (DPLM) du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique.
Selon ce document daté de ce mardi 21 août, le vibrion cholérique a infecté dans dix localités du pays 4102 personnes et tué 93 autres durant la période du 2 février au 20 août 2012. Pour cette 33e semaine, la DPLM dresse la situation épidémiologique du choléra dans les dix localités comme suit : à Conakry, 2729 cas d’infection ont été enregistrés pour 19 décès ; à Forécariah, 313 cas dont 26 décès ont été notés ; à Coyah, il y a eu 312 cas détectés avec 7 morts. Dans les préfectures de Boffa, Fria, Dubréka, Mamou, Boké, Kankan et Kindia, les statistiques font état de 750 infections pour 41 cas de décès. Une analyse de ces données a permis aux autorités sanitaires d’affirmer que c’est dans la zone spéciale de Conakry que l’on a enregistré au compte de cette 33e semaine la plus forte augmentation du taux d’attaque de la maladie avec 259 cas pour 100.000 habitants.
Ce rapport met un accent particulier sur la journée du 19 août qui correspondait au jour de la fête de l’Aïd El Fitr en Guinée. Pour la seule journée, 141 cas de choléra ont été enregistrés à Conakry. A en croire ledit document, cette soudaine évolution ‒ le record depuis le début de l’épidémie ‒ s’expliquerait probablement par le fait que ce jour est tombé sur la fête.
Par ailleurs, il est à souligner que le 10 août, les statistiques sur l’évolution de l’épidémie du choléra en Guinée mentionnaient seulement 2288 cas dont 67 décès contre 4102 cas pour 93 victimes à la date du 21 août. Ce qui, sans doute, explique un doublement en 10 jours du nombre de cas de contagion par le choléra seulement dans 10 localités.
Une situation sanitaire particulièrement alarmante et préoccupante qui laisse craindre le pire dans les prochains jours pour la population si de gros moyens ne sont déployés pour riposter contre cette épidémie. Surtout en cette saison des pluies qui prévaut dans le pays.
Camara Moro Amara
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com
Commentaires
Les guinéens oublient toujours de compter les victimes indirectes de nos pouvoirs successifs en comptant le nombre total de victimes de nos bourreaux : les morts par insécurité, électrocutions, noyades en pleine ville, a l’accouchement dans des porcheries, morts , dans les rues lors d'une marche pacifique ou a un barrage routier illégal, par insalubrité générale....ect. Tous ces morts que l'on ne retrouve plus aujourd'hui qu'en Guinée et dans les pays en guerre (ou qui en sortent juste) sont de la responsabilité entière de la médiocrité des responsables publics.
Ces victimes sont a ajouter a celles des Camps Boiro, camp A. Yaya, PM3, brigades de la gendarmerie, Kindia et tous les autres lieux de crimes directs du pouvoir.
C'est pour cela que ceux qui disent que le chiffre de 50,000 victimes de ast est sur-évalué ne savent pas de quoi ils parlent - ce chiffre est totalement sous-évalué pour lui et pour ses successeurs.
Nos 5 dictateurs ont des milliers de morts sur leur conscience - mais il n'en ont jamais eu...
C'est le travail d'un gouvernement de résoudre ces problèmes urgents et les dons de tracteurs ne servent à rien dans ce cas.








