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Les enfants entre exploitation et abandon
Abdoul Aziz Baldé Dimanche, 26 Août 2012 13:30
En cette période de vacances, nombreux sont les enfants âgés de 7 à 12 ans qu’on aperçoit partout dans les rues de la capitale guinéenne en quête de pitance.
A Conakry tout comme à l’intérieur du pays les enfants sont abandonnés à eux-mêmes. Les parents ayant « démissionné » de leur rôle qui est de protéger et d’assurer l’avenir de leurs progénitures. Au lieu de jouer ce rôle, ils surexploitent les enfants qui leur servent de fonds de commerce. Il suffit juste de faire un tour dans la ville pour s’en apercevoir. Les plus chanceux sont utilisés dans des tâches ménagères et le petit commerce. Ce sont eux qu’on aperçoit à longueur de journée en train de vendre de l’eau glacée, des bonbons communément appelé Khignè bonbon ou Kiri bonbon ou d’autres articles divers.
Les moins chanceux, généralement en abandon, passent leur temps à ramasser des objets de recyclable. A savoir, chaussures, sachets d’eau, des barres de fer, etc.). D’autres, pour survivre, lavent des véhicules ou vivent de tâches domestiques.
Ousmane Camara âgé de 10 ans est un laveur de véhicules dans un quartier de la haute banlieue de Conakry. « Je suis l’aîné chez ma mère, j’ai perdu mon père il y a de cela 2 ans. Donc pour assurer le quotidien, je suis obligé de faire ce métier pour subvenir à mes besoins et pour aussi venir en aide à mes parents qui vivent dans des conditions difficiles », explique l’adolescent. Et de poursuivre en ces termes : « ma mère était une bonne à tout faire, pour nous nourrir. C’est donc compte tenu de la situation précaire dans laquelle se trouve ma famille que j’ai dû abandonner les études pour aider ma mère.
Quant à cette adolescence les 12 ans révolus, rencontrée au marché de Matoto, elle vend de l’eau glacée pour sa tante. « Je suis venue chez mon oncle en provenance de l’intérieur du pays. Il m’a bien reçue mais me dit que pour ma nourriture je dois aider sa femme à vendre de l’eau, dont la recette servira à compléter la dépense » se confie Mariam Barry.
Comme on le voit, les autorités actuelles devraient se pencher sur la situation des enfants pour leur permettre de jouir de leurs droits. C’est-à -dire le droit à l’éducation, à la santé, le droit d’être protégé. Car ces enfants d’aujourd’hui sont les cadres de demain.
Abdoul Aziz Baldé
Stagiaire
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com








