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Lutte contre le banditisme : la gendarmerie met un numéro vert à la disposition de la population

Heinan Goba  Jeudi, 23 Août 2012 18:11

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bandits_Conakry_2_01L’autorité de régulation des postes et télécommunication (ARPT) a doté la gendarmerie nationale d’un numéro vert qui à son tour l’a mis à la disposition de la population mercredi 22 août. Il s’agit du 122. La démarche s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le banditisme et la criminalité dans le pays.

Conakry, et ses environs particulièrement, sont en proie à l’insécurité depuis un certain temps. Même en plein jour des hommes en armes n’ont pas hésité à s’attaquer à des opérateurs économiques ou des citoyens ordinaires pour prendre leurs biens.

Bon nombre de ces attaques à main armée ont entrainé des morts.

« C’est pour empêcher ces hommes armés sans foi ni loi de continuer à terroriser la population que cette démarche a été initiée » selon le haut commandant de la gendarmerie nationale, le général Ibrahima Baldé, à l’occasion de la mise à la disposition du public de ce numéro.

Des numéros verts à la disposition des citoyens, ce n’est pas une première en Guinée tout de même. Tous les opérateurs de téléphonie évoluant dans le pays en ont faits. Mais en réalité tout s’est arrêté aux annonces. Ces numéros sur lesquels on doit appeler au secours en cas de détresse ont toujours été occupés.

Pour ce nouveau numéro, le haut commandant de la gendarmerie, également directeur de la justice militaire, et l’ARPT ont rassuré la population qu’il ne s’agit pas d’une campagne médiatique. Profitant de l’occasion pour dénoncer la mauvaise foi des opérateurs de téléphonie mobile en Guinée.

S’il était impossible de joindre les anciens numéros verts pendant qu’ils étaient en communication avec un autre, le 122, le nouveau mis à la disposition des Guinéens, se trouve dans six appareils (téléphones). La communication de l’un n’empêche celles des cinq autres, d’après l’ARPT.

En attendant de voir, il ne faut pas oublier le retard, parfois le refus, des forces d’intervenir en cas d’attaque. Comme les autorités ont eu à se pencher sur le cas des numéros vert, elles devraient en faire autant en ce qui concerne les moyens logistiques dont le manque est souvent avancé par les forces de l’ordre.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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