Heinan Goba Mercredi, 08 Août 2012 21:41
La Convention des blocs des partis politiques et le bloc de l’opposition constructive (BOC) se déclarent favorable au maintien de Waymark dans le processus de la révision de la liste électorale en dépit de ses faiblesses révélées par la mission de la Francophonie. Ils l’ont fait savoir le mardi 07 août 2012 à Conakry, à la faveur d’un point de presse.
Animée par El hadj Bouna Kéita, président du RGP (Rassemblement pour une Guinée prospère), membre de la Convention, Ibrahima Sory Diallo, coordinateur du BOC, Koly Joseph, porte-parole du BOC, pour ne citer que ceux-là, cette conférence de presse a permis aux deux alliances de présenter leurs observations sur la situation politique actuelle après près d’un mois de silence.
Dans leurs déclarations, les différents intervenants ont soutenu qu’avec l’opérateur Waymark la Guinée peut réviser son fichier électoral et aller très vite aux élections législatives qui n’ont que trop tardé. Toute position contraire à cela n’est que la manifestation d’un refus de comprendre le rapport de l’OIF dans ses recommandations, ont-ils dit.
"Il est très facile de guérir une maladie diagnostiquée" a dit le Dr Ibrahima Sory Diallo en préférant Waymark. Par opposition à un nouvel appel d'offre.
La convention des blocs des partis politiques et le bloc de l’opposition constructive ont précisé que loin de toute démarche démagogique, leur mouvement s’inscrit dans un cadre global de recherche de solution à la crise politique que connaît le pays. Ils ont à cet effet apprécié ce qu’ils appellent la bonne volonté des autorités. Précisant qu'aucun parti ne peut se substituer à l'autorité de l'Etat.
Pour les responsables des deux blocs, ce qui reste à faire, c’est la mise en œuvre des recommandations de l’OIF. La démarche de l’opposition (Collectif et l’ADP), d’après eux, vise à saboter les actions du président Condé. Pour empêcher, ces « saboteurs » d’atteindre leurs objectifs, ils ont lancé un appel au peuple afin de refuser d'accompagner toute manifestation hostile au maintien de Waymark.
Un acte comme le départ de Lousény Camara de la présidence de la CENI, pour les deux alliances, «est anticonstitutionnel ». « L'article 162 a été amendé. Il n’y a plus de problème » estime un des responsables du bloc de l’opposition constructive.
Quoi qu’il en soit, ont-ils tenu à préciser : « Personne n'est obligé d'aller aux élections. On ne peut pas freiner les élections à cause de la volonté d'un parti. Si d'autres ne veulent pas aller, le gouvernement n’a qu’à organiser. Nous sommes prêts à aller avec lui." Pour eux, ceux qui trainent les pas ont déjà senti leur défaite.
Ils ont profité de cette rencontre avec la presse pour condamner les événements de Zogota (N’Zérékoré).
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com