Heinan Goba Vendredi, 03 Août 2012 13:31
Le chef de file de l’opposition guinéenne, Mamadou Cellou Dalein Diallo, a promis que « si toutes les garanties de transparence sont réunies autour de l’organisation des prochaines législatives et qu’au sortir de ces élections, le parti du Président Alpha Condé obtient la majorité, ils (les opposants) seront les premiers à lui adresser leur félicitation ».
« On sera fier d'appartenir à un pays démocratique ; parce que pour la première fois, le suffrages des Guinéens aura été respecté » a déclaré le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Précisant en ces termes : « Ce n’est pas notre score qui nous intéresse mais la mise en place d’une Assemblée représentative».
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2010 qui a vu la victoire du président Alpha Condé, s’exprimait le 02 août au cours d’un point de presse dont le but était de passer en revue la situation politico-sociale actuelle de la Guinée. Il avait à ses côtés, Sidya Touré de l’UFR (Union des forces républicaines), Lansana Kouyaté du PEDN (Parti de l’espoir pour le développement national), Mouctar Diallo, des Nouvelles forces démocratiques (NFD) et Aboubacar Sylla de l’Union des forces du changement (UFC).
Le pouvoir et l’opposition affirment tous qu’ils veulent des élections transparentes en Guinée. A ce propos, Cellou Dalein a tenu à préciser : « Nous sommes tous d'accord pour l'organisation d'élections transparente. Mais ce qu’il faut retenir est que ce n'est pas seulement le jour du scrutin qu'il faut veiller à la transparence. Il faut veiller à la transparence dans l’établissement du fichier électoral, le choix du recrutement des partenaires techniques ou des opérateurs privés ».
Les élections législatives qui devraient suivre immédiatement l’élection présidentielle pour mettre fin à la transition ouverte après la mort de Lansana Conté en décembre 2008, ne sont toujours pas organisées. Le pouvoir accuse l’opposition de tout mettre en œuvre pour retarder l’organisation de ces élections. Pendant que l’opposition justifie sa réticence par les soupçons de fraude qu’elle a vis-à-vis du pouvoir.
La Francophonie, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) et d’autres bonnes volontés se sont impliqués dans cette crise en vue de trouver une solution, en vain. Pour le président de l’UFC, Aboubacar Sylla, c’est au gouvernement d’Alpha Condé de trouver la solution à cette crise. Car, explique l’opposant : « la crise du processus a été créée de manière artificielle par lui (Alpha Condé) ».
« Alors qu'on a lancé un appel d'offre international pour choisir SAGEM avec un financement extérieur, le gouvernement se permet de prendre l’argent public pour le dépenser en violation du code des marchés publics. C’est grave ! » s’est marré, pour sa part, le président de l’Union des forces républicaines, l’ancien Premier ministre, Sidya Touré.
Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com