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La défense de Bouna Kéita dénonce un complot ourdi contre lui pour l'éliminer politiquement

Heinan Goba  Vendredi, 27 Juillet 2012 15:01

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KEITA_Bouna_2_01Un des avocats d'El hadj Bouna Kéita, accusé de diffamation par l'ancien président de la Transition, le Général Sékouba Konaté et le patron de la société Katex, le Guinéen d'origine libanaise, Roda Fawaz, a confié au tribunal de Kaloum que "l'objectif de la partie civile est d'abattre politiquement leur client à l'approche des élections législatives".

Il a profité de sa plaidoirie pour rappeler la candidature d’El hadj Bouna Keita à la présidentielle de 2010. Sans oublier de mettre un accent particulier sur les efforts de ce "grand homme" dans la promotion de l'emploi dans le secteur des mines et des finances en République de Guinée.

Pour Maître Rafi Raza, qui défend également El hadj Bouna Kéita, il s'avère que cette action est une démarche personnelle de Roda Fawaz avec la complicité de ses avocats dans le but d'emmener Bouna Kéita à ne plus parler de ses diamants. Il a rapporté des informations selon lesquelles, Konaté serait surpris d'apprendre qu'il est en procès avec Bouna Kéita.

Maître Rafi Raza a précisé par ailleurs que la correspondance sur laquelle, le parquet et la partie civile fondent leurs accusations ne vient pas d’El hadj Bouna Kéita mais de la société Batax Bouna Mining. Qu'est-ce qu’El hadj Bouna Kéita fait alors à cette barre, s'est interrogé l'avocat pour qui les gens se sont trompés de cible.

L'avocat de la défense a fait savoir en outre, qu'en se procurant d'une correspondance qui ne lui était pas adressée, la partie civile devrait être poursuivie pour violation du secret de la correspondance privée.

Il a reproché au ministère public le fait de n'avoir pas sanctionné cette violation de la loi alors que c'est prévu et puni par la même loi.

Quoi qu'il en soit, a fait savoir l'avocat de la défense, les faits ne sont pas constitutifs de l'infraction de diffamation aux termes des articles 371, 372 et 373 du code pénal. "Il n'y a pas d'infraction en s'adressant au Président de la République pour lui faire part de ses inquiétudes" aux dires de Maître Raza.

"Si par extraordinaire vous arriviez à entrer en condamnation contre Bouna Kéita, je vous prie d'avoir à l'esprit que le prévenu n'avait pas l'intention de nuire à la personnalité de qui que ce soit" a néanmoins plaidé l'avocat. Qui, il faut le rappeler, a reproché au tribunal le fait de n'avoir pas exigé la comparution des deux hommes qui se disent victimes.

L'absence des parties civiles aux débats est une preuve qu'il n'accorde pas d'importance à ce qu'elles disent, a souligné Maître Rafi Raza,

El hadj Bouna Kéita, pour rappel, est poursuivi pour diffamation au préjudice de l'ancien président de la Transition, le Général Sékouba Konaté, et le patron de la société Katex, Roda Fawaz. Il aurait affirmé que Konaté a confisqué ses diamants et confiés à Roda Fawaz qui a disparu dans la nature.

Convaincu que ces propos sont constitutifs de l'infraction de diffamation, le parquet a requis cinq cent mille francs guinéens d'amende contre le prévenu. De son côté, la partie civile a demandé un franc symbolique pour la réparation de tous les préjudice. La décision du tribunal est prévue pour le 11 septembre prochain.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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