CENI: les jours de Lousény Camara sont-ils comptés?

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CAMARA_Louncny_2_01L'entêtement de Lousény Camara à engager de manière unilatérale la révision du fichier électoral pourrait lui coûter d'énormes ennuis au regard de la situation qui prévaut actuellement, en rapport avec le processus électoral.

Même s'il a de la chance de partager ces problèmes avec Alpha Condé, l'initiateur de cette révision, ce dernier est très malin pour pouvoir le donner en sacrifice. Peut-on dire alors que les jours de Lousény Camara sont comptés à la tête de la CENI?

On n'a pas besoin d'être dans le secret des décideurs pour le dire. Il suffit tout simplement de suivre de près l'évolution de l'actualité.

Samedi dernier, le rapport des experts de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur la fiabilité ou non de l'opérateur Waymark, chargé de la révision des listes électorales, a divisé, plus que par le passé, la classe politique guinéenne. Faisant naître chez beaucoup d'observateurs, l'idée que les législatives, pourtant très attendus, n'auront pas lieu dans un futur proche.

Et puisqu’un malheur ne vient jamais seul, quarante-huit heures, à peine, après le démarrage de ce nouvel épisode de la crise politique guinéenne, près de 150 opérateurs de saisie se sont rassemblés devant les locaux de la Commission électorale nationale indépendante pour lui réclamer le paiement du reliquat des trois millions de francs guinéens qu'elle leur doit individuellement au titre de leur prestation dans le cadre de la révision des listes électorales interrompue récemment à la demande des autorités.

Une rencontre à huit clos entre les émissaires des opérateurs de saisie et les dirigeants de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) dont entre autres, le président Lousény Camara et la vice-présidente Hadja Mame Camara, s'est soldée par un échec dans la soirée du lundi. S'il faut le dire ainsi. Les protestataires ont été priés de revenir mercredi. Une réunion de l’institution électorale prévue mardi pourrait permettre de trouver solution à leur problème.

A l'analyse, on se pose plusieurs questions: Comment Lousény Camara accusé à tort ou raison d'avoir engagé seul ces opérateurs de saisie va-t-il trouver les moyens pour les payer alors que les partenaires financiers doutent de l'opération ? Où va-t-il prendre de l'argent pour financer une nouvelle opération s'il utilise le peu de ressources qu'il y a pour financer cette première qui est en passe d'aboutir au néant?

A lui de trouver de bonnes réponses. Car ça pourrait lui coûter son poste chéri (la présidence de la CENI). A moins qu'il ait avec le "patron", un pacte de non-agression.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
+1 #3 Madjou 28-07-2012 16:43

Ah! Le temps passe, les choses évoluent vers leur meilleur, mais nos hommes politiques restent toujours les mêmes, enclins à leurs mauvaises habitudes et imbus de leur petite personne.
Comme on le sait, l'oeuf pourri finit toujours par sentir mauvais. Le mauvais coup joué par ces deux hommes lors des dernières élections présidentielles pour s'accaparer du pouvoir éclatera bientôt au grand jour et viendra corroborer ce que l'opinion publique sait déjà!
Aujourd'hui, il n'est de secret pour personne qu'en Guinée, tant et aussi longtemps que Alpha Condé et ses complices seront au pouvoir, il sera difficile voir impossible d'organiser des élections législatives crédibles et acceptées de tous.
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+3 #2 Gandhi 25-07-2012 11:06

Eu égard au "secret" (qui n'en est plus un d'ailleurs) qu'ils partagent en commun, AC ne peut virer son protégé Louncény Camara, ce dernier risquant de ne pas être fiable dans ce ce cas de figure. En revanche avec les critiques de l'OIF qui corroborent celles du Pnud, les élections ne sont pas pour demain. En Octobre, le mandat des membres de la CENI arrivera à son terme. ll sera plus facile à AC de lui dire qu'il doit respecter la loi. Mais comme chacun le constate, cela va rallonger mécaniquement les délais de mise en oeuvre des élections.
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+2 #1 Patriote 24-07-2012 23:14

Qu'il reste ou s'en aille, cela ne devrait pas compromettre le droit de ces pauvres agents de saisie qui ont fait des dépenses, enduré des souffrances, accompli en quelque sorte leur part du contrat, alors on doit leur payer leur dû. Un point c'est tout. Ce n'est pas de leur faute si le travail n'a pas été effectué.
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