Les législatives en Guinée s’éloignent une fois de plus

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CENI_01Les législatives en Guinée ne sont pas pour maintenant ni pour demain. C'est en tout cas l'idée qu'on peut se faire à l'analyse de la polémique née de la publication du rapport des experts de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur la fiabilité ou non de l'opérateur Waymark, chargé de la révision des listes électorales.

Attendu comme solution de sortie de crise, le travail des experts de l’OIF semble avoir aggravé la situation. Le rapport indique que le système Waymark a plus d’insuffisances que de performances. Il estime par contre que ses insuffisances peuvent être corrigées. Il recommande de ce fait la création d'une commission de veille.

Pour l’opposition guinéenne, ce rapport disqualifie automatiquement Waymark et ouvre la voie à la nécessité de lancer un appel d’offre pour le choix d’un nouvel opérateur. Le contrat avec SAGEM étant arrivé à terme. Précisant qu’elle a toujours dénoncé le fait que Waymark ait été choisi sans appel d’offre et douté de sa performance.

De son côté la mouvance présidentielle estime que le problème est presque résolu. Il suffit seulement de mettre en œuvre les recommandations de la mission de l’OIF pour donner la possibilité à l’opérateur choisi par l’institution électorale, d’effectuer le travail, selon elle. Soupçonnant l’opposition d’aller vite en besogne.

Au cœur de cette polémique, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) par la voix de son président, Lousény Camara, s’est réjouie du rapport qui ouvre, d'après lui, les perspectives d’un dialogue entre tous les acteurs du processus électoral pour mettre fin à cette transition qui n’a que trop duré.

Peut-on s’attendre à des législatives cette année, comme le dit le Président de la République, avec cette divergence de vue au tour du rapport de l’OIF sensé mettre, en partie, un terme à la crise qui bloque le processus électoral en Guinée ? Difficilement pour ne pas dire pas du tout. Connaissant l’incapacité des politiques guinéens à mettre l’intérêt du pays au-dessus de leurs intérêts personnels


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
+1 #8 Le Voyant 26-07-2012 04:03

Ca commençait à être passionnant (…) mais bon comme les idées convergentes a présent je crois qu’il est temps de ranger mon écritoire et pupitre pour un autre round. J’avoue que quand les argumentaires atteignent ce niveau je me range dans mon coin et déguste avec appétit.
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+1 #7 Gandhi 25-07-2012 10:58

Patriote, j'avais bien compris le sens de votre intervention et je la partage, mais j'allais plus loin. Pourquoi ne pas nous organiser pour agir, chacun peut un peu ? On trouvera toujours les relais qu'il faut ensuite.
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+1 #6 Patriote 24-07-2012 22:25

Gandhi,
Vous ne me prenez pas au mot car il n'y a aucune incohérence dans mes déclarations. J'ai dit si société civile il y en avait. Ça veut dire que je doute qu'il en ait. Je ne confonds pas non plus élus et société civile. Mais vous le savez autant que moi que quand on parle de société civile, il faut des gens pour la représenter. On ne va pas en rang dispersé. On s'organise et on prend des guides. Et c'est de ces gens que je parle, eux qui, hier, agissaient en tant que tel sans parti pris et aujourd'hui, sont tous inféodés dans des partis politiques. Lorsque vous dites, je cite :"Nous sommes des citoyens, et il ne tient qu'à nous de nous faire entendre ou d'agir." Je suis très à l'aise avec cette idée. Mais là encore, nous aurons besoin de représentant pour nous faire entendre.
Bref, rien ne nous oppose sur l'essentiel, j'ai juste voulu émettre ma déception face à la démission des représentants de la société civile.
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+1 #5 Gandhi 24-07-2012 19:13

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
Gandhi,
De quelle société civile parlez-vous ? Personnellement je n'en trouve pas de vraie. Hier, il y en avait, mais aujourd'hui, non. C'est vraiment dommage !

Sous un article relatif à la Soguipami, vous dites : "que faisons-nous avant que le navire ne prenne l'eau ? Qu'attendons-nous pour auditer ou faire auditer la Soguipami ? Voilà le genre de questions que la société civile (s'il y en avait) ou l'opposition devraient se saisir pour monter au créneau".
Je vous prends au mot, organisons-nous pour faire bouger les choses, par exemple sur ces affaires financières qui empoisonnent le climat des affaires, déjà bien mal en point. La société civile n'est pas constitué de ceux qui sont "élus" ou choisis selon des critères nébuleux. Chacun peut s'approprier un peu de la société civile qui représente les citoyens. Nous sommes des citoyens, et il ne tient qu'à nous de nous faire entendre ou d'agir.
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-1 #4 Féla Barry 24-07-2012 15:22

le syndrome Bagbo commence réellement à prendre racine en ce pays, en espérant que le même sort soit réservé à AC. les guinéens changent mais ceux qui les gouvernent n’évoluent point, au grand dam de la Guinée. Les législatives seront couplées aux présidentielles de 2015. Si d'ici là? les bailleurs de fonds ne renversent pas la table. Les même mentalité couplées aux mêmes méthodes de gouvernement produisent les mêmes résultats depuis cinquante? quid des 500 ans du choc de civilisation du millénaire dernier !!!!!!!!!!!. Avec un peu de vinaigre on peut étourdir les mouches, les demeurés de guinéens. Mais celà ne fait point faire mouche, avec les investisseurs addict aux systemes de notations Financières, Economiques/ doing business, fmi, bm, moddys, ocde...les mensonges monumentaux seront bientôt aussi visible que la tour Eiffel en bord de seine................l'AFRIQUE EST DÉSESPÉRANTE DE MÉDIOCRITÉ A TOUT POINT DE VUE.
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+1 #3 Féla Barry 24-07-2012 14:37

L’absolutisme présidentiel africain, à cela de dangereux, qu’il devient entre les mains de piètres, lugubres politiciens, fascinés et égarés, par leur destin de président. Une arme de destruction massive de tout esprit critique citoyen. Quand il ne pulvérise pas sur son passage tous contre-pouvoirs démocratiques et autres valeurs républicaines, permettant de faire reculer ou juguler l’ethnocentrisme d’Etat, érigé en art de gouvernement. C’est leur kit de survie en milieu démocratique hostile. Démocratiquement mal-élu, ils sont allergiques à toutes transparences et alternances démocratiques pacifiques. Entendu que leurs régimes, en général, ne prospèrent que dans l’opacité, la terreur, le chaos et la corruption généralisée .Ils ne sont portés dans leurs visions et actions politiques ni par des ambitions lisibles, visibles ne souffrant d’aucune intraçabilité, à même de trouver les solutions de mal-développement de leurs pays. Les effets collatéraux du paternalisme - féodal -africain, sur la cohésion sociale et l’efficacité économiques sont incalculables : désorganisation sociale, tarissement du génie entrepreneurial, affaissement de la moralité publique, obscurantisme religieux, cécité ethnique, em pêchant tout progrès de civilisation. Les choix irrationnels d’un roitelet-président peuvent égarer tout un peuple quand il ne l’enfonce à jamais dans la grande misère et ses pandémies. Mr FAYA, il appartient a votre génération d’assurer un leadership moderne, ambitieux, réaliste à même d’aider à l’émergence d’un état stratège. 50 ans séparent AC de la moyenne d’âge des guinéens en âge de travailler et de bâtir une citoyenneté moderne. Il est hors de question que Condé à 80 ans se maintienne à la tète de ce pays. Car vieux et malade notre pays ne sera pas à l’abri d’un coup de force !!!! Le cas Conté doit instruire plus d’un. Un regime qui n’en finissait pas de ne pas finir.
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+1 #2 Patriote 24-07-2012 14:03

Gandhi,
De quelle société civile parlez-vous ? Personnellement je n'en trouve pas de vraie. Hier, il y en avait, mais aujourd'hui, non. C'est vraiment dommage !
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+1 #1 Gandhi 24-07-2012 10:40

Il n'y a pas d'incapacité politique à mettre l'intérêt du pays au dessus de leurs intérêts personnels, celle-ci est chronique et fait partie intégrante des gênes de nos politiciens. En revanche, il y a le respect de la loi. Comme je l'ai dit à plusieurs reprises, les législatives n'auront pas lieu avant 2013, et si la société civile ne s'implique pas davantage, elles pourraient même ne pas avoir lieu pendant tout le mandat d'AC (qui estime disposer de réserves pour agir ainsi, et des projets en attente). C'est la raison pour laquelle il va falloir s'impliquer plus avant pour stopper cette mascarade.
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