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Les réponses doctes du Grimpeur
Samedi, 21 Juillet 2012 21:00
Lors de la conférence de presse qu’il a donnée en France l’autre semaine, Alpha Grimpeur a affirmé que le FMI lui a imposé ce qui n’a jamais été demandé à aucun chef d’Etat avant lui. Pour appuyer, il a dit que lorsqu’il s’en est ouvert à la présidente du Brésil, Madame Dilma Roussef, celle-ci a promis de prendre des contacts avec la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, pour qu’elle revoie sa copie. On apprend ainsi que cette forte pression brésilienne n’a rien donné. On apprend aussi que le travail herculéen demandé à notre Alpha Grimpeur par le FMI est de ramener le niveau du déficit budgétaire de 13% à 3% du PIB. Notre Alpha Grimpeur explique que c’est en mettant en place l’unicité de caisse et le système de dépenses base caisse que son ministre des Finances, élu au passage meilleur ministre des Finances de l’année, a réussi cette “extraordinaire” performance.
La vérité est que cet effort herculéen était la chose la plus simple à faire : il suffisait d’arrêter la gouvernance des militaires qui se caractérisait par des contrats fallacieux et l’importation de conteneurs de francs guinéens pour financer les folies de la période. Le taux de 13% de déficit du PIB n’était pas dû aux dépenses nécessaires de l’Etat, mais aux sorties inconsidérées et désordonnées de la BCRG. Il faut ajouter que les recettes intérieures de l’Etat suffisent largement à financer les dépenses de fonctionnement de l’Etat, y compris les salaires et pensions civiles et militaires. Donc, il suffisait d’être raisonnable pour réaliser le freinage sur les dépenses. Il n’y a pas lieu de se taper la poitrine pour déclarer sur les toits du monde que ce fut énorme d’avoir cessé de fabriquer du franc guinéen à la pelle.
Notre Alpha Grimpeur dit, parlant des “efforts immenses” réalisés par son gouvernement, que la BCRG n’était autorisée à payer le moindre franc guinéen à l’Etat sans que celui-ci ne dépose dans ses coffres l’équivalent en devises. En clair, selon le professeur, les 5 000 milliards de dépenses de l’Etat en francs guinéens ont tous été payés en contrepartie de devises étrangères versées par le trésor public à la BCRG. Où l’Etat a-t-il pu trouver ces devises ? Les recettes douanières et fiscales seraient-elles toutes perçues maintenant en devises ? Mais, non ! Personne ne va prétendre ici que notre Alpha Grimpeur ne maîtrise pas la notion d’exécution des dépenses de l’Etat sur la base caisse, c'est-à-dire soumettre tout paiement au profit de l’Etat à l’existence des recettes réalisées par lui !
La même conférence de presse a été l’occasion pour Alpha Grimpeur de taper sur l’incompétence et la nullité des cadres guinéens, lesquels semblent pourtant dans cette circonstance au moins, plus outillés. Il suffit de réécouter la conférence de presse qu’il a donnée où les réponses faites n’avaient aucun lien avec les questions posées.
La plus belle pépite a été découverte lorsque notre Alpha Grimpeur nous a appris qu’il s’en fout de la communauté internationale.
Pour quelqu’un qui était en Guinée à la présidentielle de 2010, c’est de la bonne reconnaissance. Qu’en pensent Saïd Djinnit, Ibrahima Fall, Jean Ping, Ibn Chambaz et Lamta Lamamra ?
Source: Le Lynx
Commentaires
En fait c'est vous qui me poussez à parler beaucoup. D'un, vous me qualifiez de naif, vous n'êtes pas en mesure de le démontrer. De deux, vous dites que j'oublie que le climat des affaires est vicié alors que je n'ai jamais dit qu'il ne l'était pas. De trois, s'agissant des 700 millions, vous n'arrivez pas à me convaincre et vous voulez que je vous crois. Lorsque vous dites qu'ils ont servi en partie à Kaleta et vous émettez une hypothèse (que vous croyez crédible) sur l'utilisation du reste, ça n'engage que vous, car chacun peut en émettre et la qualifier de crédible. En ce qui me concerne, votre hypothèse ne paraît nullement crédible à mes yeux. Pour preuve, vous dites une caisse pas tout à fait noire. Pour moi, ou elle est noire ou elle ne l'est pas.
Par ailleurs, j'ai bien compris ce que vous dites à propos du climat des affaires, et je suis d'accord avec vous sur le principe, mais j'ajoute que ce climat est vicié à Conakry et qu'il ne sera pas possible de le rétablir pour la durée du mandat (c'est l'investisseur qui parle).
Quant à la querelle sino-américaine, elle ne nous concerne pas directement, mais c'est simplement pour signaler que les Chinois ne pourront pas investir 10 milliards de $ (même s'ils le voulaient). Donc la porte de sortie d'AC se referme inexorablement, car il ne compte que sur les investisseurs étrangers et pas sur les Guinéens, ce qui est un mauvais choix.
D'abord, dites-moi où est-ce que j'ai cru que ces affaires allaient se résoudre toutes seules pour conclure que je suis naif ?
Ensuite, lorsque vous dites, je cite : "En outre les 25 millions (Palladino), 150 (Angola), 150 (Congo), 100 + 40 (CIF) voire d'autres fantômes dans le placard ? ne sont pas comptabilisés. A l'inverse les 700 (Rio Tinto) et 19 (Areeba) ne le sont pas davantage." et plus loin vous dites, je cite : "D'ailleurs, le seul investissement de ce régime (barrage de Kaleta) est financé à partir des 700 millions de Rio Tinto." À partir de vos deux déclarations, dites-moi si oui on non les 700 millions ont été budgétisés ou pas ?
Par ailleurs, où est-ce que j'ai dit que le climat des affaires était favorable à l'investissement pour que vous disiez que j'oublie qu'il est définitivement vicié ? J'ai plutôt dit, je cite : "Le rôle de l’État c’est d’abord d’assainir le climat des affaires et c’est ce qu’il faut souhaiter sinon exiger pour le moment." Décidément, c'est plutôt vous qui lisez ce que vous avez envie.
Enfin, évitez-moi la querelle Sino-américaine. Chacune de ces deux puissances ne vise que ses intérêts. C'est à nous autres guinéens de défendre les nôtres.
Je rappelle par ailleurs que je suis prof d'éco, ce qui ne signifie nullement que je connais tout (y compris en éco), mais permettez moi d'imaginer que je ne fasse pas d'erreurs aussi grossières. Je n'ai pas écrit que l'augmentation des prix du carburant était liée à celle des dépenses de l'État. C'est même l'inverse, car pour supprimer les subventions (donc diminuer les dépenses), il a fallu augmenter les prix du carburant. Il faut être synthétique (même si la limitation à un certain nombre de caractères sur ce site semble levée).
Vous lisez ce que vous avez envie. J'ai écrit que certains prêts et certaines recettes n'étaient pas budgétées, cela n'empêche pas AC d'utiliser sa caisse noire comme il l'entend.
Comme l'ont dit les opposants, si le barrage de Kaleta coûtait 350 millions au départ, et qu'on dit qu'il coûte 500 millions maintenant, cela permet de sortir officiellement 150 millions pour financer le barrage, alors qu'en réalité ce dernier coûte toujours 350 grâce aux Chinois qui tirent les prix vers le bas. Les 150 millions sont donc sortis officiellement pour financer un investissement, alors qu'en réalité ils servent à autre chose (caisse noire). Et comme ils ne sont pas budgétés, le CNT pourra difficilement en contrôler l'utilisation par sa commission des finances, mais devra mettre en place une commission d'enquête (si tant est que ces structures soient mises en place par ces incompétents). Évidemment ce ne sont que supputations, mais c'est pour vous dire que l'unicité de caisse a vécu, et qu'on peut lui faire dire ce que l'on veut désormais. Seule la transparence réelle (pas de simples déclarations) permettra de mettre fin à toute élucubration.
Enfin, nous sommes d'accord sur le climat des affaires, mais vous oubliez qu'il est définitivement vicié et n'est pas favorable à l'investissement. Tout investisseur ne se laisse pas charmer par des discours, mais par des actes. Les actes ce sont les mouvements d'humeur d'AC et personne n'a envie d'être spolié, nationalisé, évincé... (Necotrans, ferme avicole, Santullo, ...). Même si l'affaire Palladino est un coup tordu, des engagements avaient été pris et n'ont pas été respectés, et c'est ce que tout le monde retiendra. BHP Billiton en a pris son parti. De ce côté c'est donc définitivement mort, et seuls les Chinois pourront investir dans une certaine mesure, mais les Américains veillent au grain.
Vous parlez dans l’absolue comme si vous aviez toutes les données en votre possession, ce qui n’est pas le cas. J’ai dit si les zones d’ombre (affaires Palladino, prêts Angolais et Congolais) sont éclaircies et ne laissent aucun impact négatif, c’est un exploit. En plus et contrairement à ce que vous prétendez, l’augmentation du prix des carburants n’est pas une conséquence d’une augmentation des dépenses de l’État, mais une des mesures de réduction du déficit pour l’atteinte du programme PPTE. De même vous commettez de l'ambiguité en disant je cite : « A l'inverse les 700 (Rio Tinto) et 19 (Areeba) ne le sont pas davantage. » alors que plus loin vous dites, je cite : « D'ailleurs, le seul investissement de ce régime (barrage de Kaleta) est financé à partir des 700 millions de Rio Tinto. » Comment les 700 millions qui, selon vous, ne figurent pas dans le budget peuvent-ils financer le barrage de Kaléta ? Vous ajoutez c’est le seul investissement de ce régime. Moi je dis tant mieux si ça pouvait être ainsi pour chaque fraction de période égale à celle écoulée, le guinéen applaudirait des mains et des pieds : 700 millions de dollars d’investissement chaque 18 mois, faites vos calculs pour 60 mois. Hélas, il s’agit d’une rentrée exceptionnelle !
Quant à votre second paragraphe dans lequel vous voulez coûte que coûte justifier la nécessité du déficit pour l’État, je vous dis que c’est justement ce que tous les pays développés sont en train de combattre aujourd’hui. Ne suivez-vous pas les nouvelles concernant les dettes souveraines des pays européens ? La chanson pour tout le monde aujourd’hui, c’est déficit zéro. Vous me posez aussi la question de savoir comment on gagnerait de l’argent sans investir. Je vous réponds qu’on gagnerait de l’argent en investissant mais à partir de l’investissement privé (qu’il vienne de l’intérieur ou de l’extérieur), pas forcément public. Le rôle de l’État c’est d’abord d’assainir le climat des affaires et c’est ce qu’il faut souhaiter sinon exiger pour le moment. La prospérité de l’État vient de celle des individus et non le contraire. Ceci suffit pour vous dire qu’il n’y a aucune contradiction dans mes arguments comme vous prétendez.
Enfin, vous dites, je cite : « Quant à mes sources, aussi nébuleux est le gouvernement qui n'explique que les grandes masses, sans rentrer dans le détail (que fait le CNT ? ». À ce que je sache, le gouvernement n’a pas l’obligation de venir à la radio ou à la télévision pour donner les détails du budget, par contre la loi l’oblige à le faire en mettant et en défendant le projet de loi des finances avec tous les détails devant les représentants du peuple que sont les conseillers du CNT qui font office d’Assemblée Nationale. Ces débats peuvent être médiatisés ou pas. À ce niveau, je vous appuierais que les séances du CNT soient médiatisées.
En acceptant un déficit, vous considérez qu'on dépense plus qu'on ne gagne. Qui paie le déficit ? Tout le monde vit à crédit, sauf qu'un jour il faut payer l'addition. A titre personnel, fonctionnez-vous comme cela ? Donc pourquoi voulez-vous qu'il en aille différemment pour l'État ? Ce dernier est comme tout le monde, pour financer son déficit, il y a la planche à billets, la hausse des impôts ou l'emprunt. Si aucune des conditions ne convient, il faut donc réduire les dépenses et c'est possible. Le déficit ne doit exister que pour des dépenses d'investissement, dont les résultats ultérieurs pourront permettre le remboursement. En aucun cas des dépenses de fonctionnement.
Quant à mes sources, aussi nébuleux est le gouvernement qui n'explique que les grandes masses, sans rentrer dans le détail (que fait le CNT ?), c'est le gouvernement lui-même qui l'avait indiqué en présentant son budget. D'ailleurs, le seul investissement de ce régime (barrage de Kaleta) est financé à partir des 700 millions de Rio Tinto.
Enfin votre dernier paragraphe est contradictoire, car vous dites qu'il faut vivre avec ses moyens (mais l'État vit au-dessus de ses moyens), et qu'on ne peut investir actuellement. Si on n'investit pas il ne se passera rien. Comment croyez-vous qu'on gagne de l'argent. Encore et toujours en vendant nos cailloux ? Je croyais qu'on avait voté pour le changement ?
Gandhi, lorsqu'en parlant de déficit vous dites, je cite : "La Guinée ne s'en sortira que lorsqu'il n'y aura plus de déficit. C'est même inscrit dans la constitution, que notre CNT, qui l'a pourtant voté, ne respecte même pas." Moi je dis que le CNT ne peut pas exigé aujourd'hui un budget équilibré. C'est impossible. Je mets au défi quiconque pourrait me prouver qu'au jour d'aujourd'hui la Guinée peut fonctionner avec un déficit zéro. L'important c'est d'aller vers cet objectif. C'est d'ailleurs ce qui est à la mode actuellement dans les pays développés.
Par ailleurs, vous dites, je cite : "Ce sont les dépenses d'investissement qui ont diminué, pas celles de fonctionnement". Où sont vos chiffres ? Et même si c'était le cas, je parie que les dépenses d'investissement dont il s'agit sont pour la plupart des contrats démésurément surfacturés et conclus de gré à gré sous la transition et que le gouvernement a gelé conformément aux recommandations des institutions financières internationales. Investir c'est bien, mais il faut le faire efficacement et de façon efficiente.
On est d'accord qu'il faut investir pour renouer avec la croissance, mais pour investir il faut avoir les moyens, ce qui n'est pas le cas pour l'État guinéen pour le moment. Vouloir investir sans avoir les moyens reviendrait à créer du déficit avec effet inflationniste et c'est ce qu'on est en train de combattre. Vous allez me dire que l'État peut emprunter, ce qui signifie qu'on lui fasse confiance, qui à son tour suppose que l'État démontre qu'il a des capacités de rembourser et la chaîne de logique continue. Nous n'allons pas nous livrer ici à des enseignements doctrinaux, mais disons que ce qui importe pour le moment, c'est que l'État vive en fonction de ses moyens et crée un environnement propice à la bonne marche des affaires.
Enfin l'armée (0,5% de la population) consomme encore 30 à 50% du budget. Ce sont les dépenses d'investissement qui ont diminué, pas celles de fonctionnement. Or c'est justement l'inverse qu'il faut faire pour renouer avec la croissance. Mais le PRG, qui n'a jamais travaillé, pense que ce sont les étrangers qui doivent investir pour nous sortir du trou. Il faudra donc attendre qu'ils daignent.... ne pas trop attendre.
Mais au vu des montages tordus entre sociétés venues de nulle part, on est bien loin du compte.
A quand le travail demandé aux Guinéens ?
J'adore la partie "il suffisait"...
Il faut vraiment être animé d'une etraordinaire mauvaise foie pour ne pas saluer la forte réduction du déficit budgétaire de notre pays..
Il faut vraiment avoir un très mauvais foiE pour saluer la forte réduction du déficit budgétaire de notre pays...
Sans rancune, nou samuzé !
Il faut vraiment être animé d'une etraordinaire mauvaise foie pour ne pas saluer la forte réduction du déficit budgétaire de notre pays.
Cela a été demandé à plusieurs présidents. Aucun n'a voulu risqué sa vie en s'attaquant à la baisse du train de vie de notre administration, notamment la Grande Muette.
Il participait d'ailleurs ä la nomination des membres du gouvernement et d'ailleurs,il n'a pas pu s'empêcher de reconnaitre que c'est lui qui imposa Lansana Kouyaté ä la primature.
Si vous avez compris cela,vous comprendrez pourquoi son actuel premier ministre fut désigné par Kassory Fofana,et pourquoi Fodé Bangoura,Kiridi Bangoura,kerfala Yansané,Alassane Condé,Loucény Fall,Ibrahima Keira,Tidiane Souaré,Cellou Dalein Diallo ancien grand ministre de Conté et son directeur de campagne,etc..vous comprendrai dis je pourquoi les personnes citées et d'autres dirigent aujourd'hui la Guinée et surtout vous comprendrez pourquoi Alpha Condé ne publiera jamais le resultat des audits.Il a mangé ä tous les rateliers.Meme Sidya Touré a finacé Alpha Condé,tous les proches de ce dernier le savent.








