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Affaire du 19 juillet: La libération du général Nouhou Thiam et autres compromise

Heinan Goba  Mardi, 10 Juillet 2012 16:34

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THIAM_Nouhou_3_01Le général Nouhou Thiam et les 13 autres prévenus qui ont bénéficié le 02 juillet d'un non-lieu dans le cadre de l'affaire du 19 juillet, devront encore rester en prison. D'après une source bien informée, le collectif des parties civiles réunies autour du président Alpha Condé vient de se pourvoir en cassation contre l'arrêt de la chambre de mise en accusation de la Cour d'appel de Conakry. Compromettant de facto leur libération.

La nouvelle a été confirmée par le chargé de communication du ministère de la Justice, Ibrahima Béavogui. Qui, dans un entretien avec une radio de la place, a expliqué que c'est un droit qui revient à toute partie impliquée dans une procédure judiciaire pareille. La partie civile n'a donc usé que d'un droit que lui confère le code de procédure, a-t-il précisé.

Dans une procédure judiciaire comme celle dont il s'agit ici, toutes les parties ont six jours pour se pourvoir en cassation contre la décision. Et ce délai comme le pourvoi sont suspensifs. C'est ce qu'a expliqué la semaine dernière, le procureur général près de la Cour d'appel de Conakry, Hassane I Diallo.

Avec ce pourvoi, les regards sont désormais tournés vers la Cour suprême qui a la lourde tâche de se prononcer sur l'arrêt de la chambre d'accusation de la Cour d'appel : la confirmer ou l'infirmer. On ne sait pas combien de temps cela prendra. Mais d'après monsieur Béavogui, cela ne va pas durer compte tenu de l'imminence des assises.

Le général Nouhou Thiam, du nom de l'ancien chef d'état-major général des armées sous le régime de la transition, et près d'une cinquantaine de civils et militaires arrêtés au lendemain d'une "attaque" à l'arme lourde contre le domicile privé du chef de l'Etat le 19 juillet 2011 à Kipé (banlieue de Conakry), sont concernés par cette procédure.

Parallèlement à l'arrêt de non-lieu qui vient d'être attaqué, un autre arrêt a renvoyé devant la Cour d'assises une vingtaine d'autres pour être jugés conformément à la loi. Ils sont accusés entre autres d'atteinte à la sureté de l'Etat, tentative d'assassinat sur la personne du chef de l'Etat, meurtre, destruction de biens, détention illégale d'arme, de drogue et complicité.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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