Cherté de vie : Qui du gouvernement ou des commerçants est responsable ?

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boulanger_Guinee_01A quelques semaines du début du mois de carême musulman, les prix des denrées alimentaires en général et en particulier la baguette de pain, connaissent une hausse vertigineuse sur le marché. Les pauvres citoyens se demandent où donner de la tête et se posent la question sur les vraies causes de cette flambée des prix.


L’on ne le dira jamais assez, les pauvres Guinéens sont en train de traverser une période des plus dures. Cette crise arrange certains et pour d’autres c’est la désolation. Tenez ! Une baguette de pain qui se vendait à 3.000 francs guinéens, se négocie désormais à 4.000 GNF tandis que la moitié du pain coûte de 1.500 à 2.000 GNF.

Interrogés sur les raisons de cette augmentation de prix, les boulangers se défendent en évoquant la cherté des prix d’ingrédients utilisés pour faire le pain, notamment la levure, le sel, le bois et surtout le problème d’électricité.

« Nous sommes confrontés à de sérieux problèmes pour faire le pain. Actuellement, les prix des produits qu’on utilise pour faire le pain ont tous augmenté. Face à cette réalité, nous sommes obligés aussi de revoir nos prix à la hausse pour gagner quelque chose dans notre travail. Les boulangers sont également confrontés au manque d’électricité qui les pousse à utiliser des bougies pour pouvoir travailler. Une bougie qui s’achetait à 500 GNF se négocie aujourd’hui à 1.000 GNF. Voilà les raisons de cette augmentation de prix du pain sur le marché. », nous a confié un boulanger au carrefour cirage, dans la commune de Ratoma.

Face à cette situation, de nombreuses familles commencent à remplacer le petit déjeuner avec le pain par le riz rassis. Rencontrée, cette autre ménagère se lamente en ces termes :

« Comme petit déjeuner, mes enfants et moi préférons manger du riz. Avec la cherté du pain, on s’est habitués à ça car les dépenses qui accompagnent le café sont intenables aujourd’hui. Si tu as le pain par exemple, il faut de quoi mettre dedans. Maintenant, le sucre, le beurre et le lait coûtent excessivement cher. C’est pourquoi on a préféré le riz au café. Avec ça, on fait moins de dépenses. Â»

Ainsi, l’on est en mesure de donner raison à celui qui a dit que les comportements ont la vie dure en Guinée. Cela n’est pas une nouveauté de voir les prix monter en flèche à l’approche du mois saint de ramadan. Pour cette année, le gouvernement et les commerçants se rejettent la responsabilité. Lors d’une récente rencontre entre le premier ministre et les importateurs de farine, Mohamed Saïd Fofana a laissé entendre que les promesses n’ont pas été tenues par les commerçants qui avaient juré de baisser le prix du sac de farine. En réponse, le porte-parole desdits commerçants a lui aussi évoqué des problèmes ayant trait au retard du bateau.

De toutes les façons, les commerçants ont promis de livrer la marchandise dans un bref délai et ont juré que les prix ne grimperont pas jusqu’à la fin du mois saint de ramadan. Attendons donc de voir.


Aly Badara Condé
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com 


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Commentaires  

 
+1 #5 Patriote 10-07-2012 00:16

Oui Gandhi, sur la base des procédures de choix, je peux dire que c'est nous-mêmes qui choisissons tout en sachant que des variables exogènes sont à prendre en compte, mais l'essentiel c'est nous-mêmes. Toutefois, il me ferait plaisir de savoir votre point de vue. Bien à vous !
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+3 #4 Gandhi 09-07-2012 22:57

Citation en provenance du commentaire précédent de Patriote:
C'est nous-mêmes qui sommes coupables puisque nous choisissons mal nos dirigeants.

Êtes-vous sûr d'avoir réellement choisi ?
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+1 #3 Patriote 09-07-2012 13:47

Non Ibrahima Kourouma et Youssouf Soumah, un pays ne peut pas être maudit à cause de la faute d'un seul de ses fils. C'est nous-mêmes qui sommes coupables puisque nous choisissons mal nos dirigeants. Les bourreaux du Camp Boiro s'expliqueront devant Dieu et subiront leur sentence.
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+5 #2 kourouma ibrahim 09-07-2012 09:36

Ce pays est victime de la malediction liee a l'extermination d'innocents patriotes au camp Boiro par le sinistre Sekou Toure.
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+1 #1 Youssouf Soumah 08-07-2012 19:02

@M. Condé ! Dans une économie de marché (comme c’est le cas en Guinée), l’offre et la demande fixent les prix. De plus, la structure des coûts notamment celui du coût de revient entraîne une formation des prix. L’Etat a pour seule responsabilité dans une économie de marché c’est celui de créer un environnement favorable aux affaires notamment celui de la stabilité de l’environnement (le respect des contrats, la transparence des marchés, une stabilité politique etc.…).
Vous savez M. Condé, vous êtes un observateur de la vie politique et économique de notre pays. Le contexte politique qui est la pierre angulaire de tout projet économique en Guinée est instable du fait du comportement d’Alpha Koné qui, au lieu d’apaiser le débat politique, continue d’exacerber l’opposition entre les ethnies en mettant en place un régime ethno-fasciste. Ce régime de médiocres ne peut qu’aboutir à la misère généralisée du pays où le Peuple est en voie de clochardisation. Comparez notre pays dans tous les domaines nous sommes derniers. Nous avons même pu accepter un individu qui à 74an passé et n’ayant jamais travaillé dans sa vie devenir Président ! 1er emploi à 74 ans passé : Président de la Guinée ! Ce pays est-il MAUDIT où paye-t-il tous les massacres des milliers d’innocents au camp Boiro ???
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