Affaire 25 millions de dollars : Le Congrès américain s’en mêle

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congres_US_Capitole_01L’affaire des 25 millions de dollars continue de faire des vagues. Et c’est à présent le Congrès américain qui s’en serait saisi pour demander des comptes aux parties prenantes dans cet accord.


En Afrique du Sud, c’est Tokyo Sexwale, le ministre sud-africain des Ressources humaines qui est accusé d’être impliqué dans une corruption à grande échelle à cause de son partenariat avec Palladino de Walter Henning, l’auteur du fameux prêt secret des 25 millions à la Guinée.

Sexwale a démenti l’accusation et a déclaré que depuis qu’il est devenu ministre, il n’est plus impliqué dans la gestion du fonds d’investissement Mvelaphanda Holdings qu’il contrôle et ne saurait être tenu pour responsable des actions de cette dernière. Mais ses adversaires politiques n’en démordent pas, l’accusant d’avoir soudoyé Alpha Condé en le soutenant dans sa campagne pour la présidence de la Guinée en échange d’un bradage des mines guinéennes. Pour ces critiques, ces 25 millions sont un retour à l’envoyeur. Une accusation aussi relayée par Cellou Dalein Diallo lors d’une conférence de presse tenue récemment à Conakry.

Ni Alpha Condé, ni son fils accusé d’être l’intermédiaire dans cette affaire, n’ont réagi à ces accusations.

En Grande Bretagne, c’est Georges Soros lui-même qui demande au Parlement britannique de mener enquête dans une lettre écrite à un député écossais.

« Alpha Condé menace les intérêts des compagnies minières américaines », accuse un groupe conservateur

Mais, c’est aux Etats-Unis que l’affaire des 25 millions s’invite dans la campagne électorale américaine qui doit dans quelques mois opposer le républicain Mitt Romney et le démocrate afro-américain Barack Obama.

Le magazine Human Events, dont le nom est tiré de la constitution américaine, est la voix du lobby républicain à Washington farouchement opposé à Barack Obama et aux démocrates en général. Dans son édition en ligne du mardi signé par Robert Maginnis, un officier supérieur lieutenant-colonel de l’armée américaine à la retraite, « le groupe républicain accuse carrément Barack Obama d’avoir trahi les compagnies américaines en accordant à la Guinée le statut de membre de l’AGOA qui permet à la Guinée d’avoir accès au marché américain en payant peu ou pas de droits de douanes sur les produits fabriqués en Guinée alors que la Guinée s’apprête à les exproprier à travers ce deal. Â»

Pour le think tank républicain, le congrès américain doit enquêter sur ce deal et répondre à la question de savoir si ces 25 millions ont servi à corrompre des entités américaines pour obtenir une influence illégale auprès des législateurs américains. Le lobby rappelle que la loi U.S. Foreign Corrupt Practices Act considère une infraction pour quiconque offre de l’argent à un fonctionnaire étranger dans le but d’obtenir une faveur ou d’influencer ce fonctionnaire dans l’exercice de ses fonctions. En un mot le groupe républicain considère que les 25 millions sont une forme de corruption à l’encontre du président guinéen qui l’a acceptée.

Le groupe rappelle qu’il y a une entité américaine connectée au prêteur qui peut justifier des législateurs américains de s’impliquer. Le milliardaire sud-africain Walter Henning, propriétaire de Palladino, est actionnaire dans la compagnie African Global Capital qui est partenaire avec un gestionnaire de fonds d’investissement américain Och-Ziff. Walter Henning et Och-Ziff ont formé la joint-venture en 2008, qui est décrite comme « une plate-forme pour investir dans les marchés privés et publics à travers l’Afrique, avec une préférence dans les ressources naturelles et les entreprises connexes ».

Deuxièmement, le groupe demande au Congrès de voir s’il existe une relation entre le prêt de 25 millions de dollars et le nouveau code minier de la Guinée.

Pour les auteurs du texte, ceci est important parce que cela démontrerait la motivation de Palladino pour l’octroi du prêt, à savoir accéder à des informations privilégiées sur les plans futurs et l’état d’esprit des Guinéens pour la nationalisation éventuelle des actifs miniers dont certains appartiendraient à des multinationales américaines. Le groupe rappelle que les recettes minières représentent 70 pourcents du revenu de la Guinée.


Le ministre Fofana traité de menteur

Le groupe accuse carrément le ministre guinéen des Mines Mohamed Fofana de mentir lorsque ce dernier dément que le deal ne pouvait pas donner accès à 30 pourcents des actifs miniers de la Guinée.

« Fofana a un problème à dire la vérité », écrit le groupe républicain. « Son démenti des 30 pour cent possibilités d’acquisition des mines guinéennes par Palladino est réfutée par sa signature sur la convention de crédit ».

Convoqués par le CNT pour s’expliquer sur ce dossier, les ministres des Mines et des Finances signataires du prêt ont accusé la presse et annoncé que l’argent sera restitué à partir d’un autre fonds angolais jusque-là secret lui aussi. Mais les 2 ministres n’ont jamais expliqué pourquoi le prêt n’a jamais été déclaré au budget public et surtout comment l’argent a été dépensé.

Les républicains ont la majorité des membres à la Chambre des représentants, une des deux chambres du parlement des Etats-Unis d’Amérique, connu sous le nom de Congress.


L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com

Source guineenews


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Commentaires  

 
+1 #5 Patriote 06-07-2012 19:42

Barros Diallo, les deux ministres ont déclaré que les fonds ont été logés sur le compte de la SOGUIPAMI à la Banque Centrale et que les fonds ont été rembourés par le même compte. Avez-vous la preuve que ça s'est passé ainsi pour déclarer qu'un audit ne fera que relever ce que nous savons déjà ? Pour moi, c'est une opération qui ne prendrait pas une demi-heure à un comptable ou même un aide-comptable pour vérifier le crédit et le débit de ce montant sur le compte de la SOGUIPAMI, comptablement parlant.
Une fois situé sur les mouvements de fonds, on passerait à l'étape de la moralité de l'affaire.
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+1 #4 Barros Diallo 06-07-2012 18:21

(suite)... Un audit ne fera que révéler ce que nous savons déjà. Or, il faudrait maintenant aller plus loin pour "extirper" les réponses aux questions que contournent les 2 ministres depuis le début: Pourquoi le peuple n' a pas été informé? Ou sont allés ces fonds?
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+2 #3 Barros Diallo 06-07-2012 16:21

Au delà d'un audit c'est une véritable commission d'investigation qu'il aurait fallu (parce qu' elle ne risque pas de voir le jour).
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+2 #2 Citoyen du Foutah 06-07-2012 14:40

Non patriote ? si on doit auditer c'est bien sûre les deux ministres qui ont signé ce contrat sous couvert d'alfa mafia kondé et son rejeton de fils,nous savons d'ailleurs que les audits en guinée c'est du poudre aux yeux des guinéens,losrqué alfa mafia kondé est allé vociferé des bla-bla sous l'effet d'alchool au palais du peuple ? il savait deja qu'il est mis en cause dans les detournement des deniers publique,tous les woba-woba de ce jour etait pour calmer la tempete,c'est aux guinéens d'ouvrir les yeux maintenant et changer ce faux changement avant qu'il ne soit trop tard car alfa kondé est un mafia qui est venu pour s'enrichir et payer ses dettes sur le dos des guinéens.
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+5 #1 Patriote 06-07-2012 12:26

J'espère que tout ceci contribuera à la manifestation de la vérité et je tiens à ce qu'on audite la SOGUIPAMI qui est à la base de ce deal secret.
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