Les coupeurs de route ont-ils repris la main?

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coupeurs_de_route_Guinee_01Le dimanche dernier, un véhicule de transport en commun qui faisait route vers le Sénégal en provenance de la ville de Kissidougou a été attaqué par un groupe d'hommes armés à une quinzaine de kilomètres de Mamou-ville. D'après les témoins il y a un mort et un blessé grave. Les occupants du véhicule ont aussi été dépouillés de tout ce qu'ils avaient comme argent.

Quelques jours auparavant, un autre véhicule de transport en commun qui faisait route vers la Forêt en provenance de Kankan a aussi été attaqué par des hommes en armes. Des morts et des blessés y ont aussi été enregistrés. Comme celui de Mamou, les occupants du véhicule en question ont été dépossédés de leur argent et de tout ce qu'ils avaient comme objets de valeur.

Ces attaques qui interviennent quelques jours seulement après la suppression des barrages routiers relancent à nouveau le débat sur la sécurité le long de nos axes routiers. Avant le meurtre d'un chauffeur près de Mamou, meurtre qui a provoqué la suppression des barrages routiers, quelques point de contrôle érigés ici et là ont permis d'atténuer la fréquence des attaques à main armée.

Peut-on parler de la reprise par les coupeurs de route de leurs activités, grâce à cette mesure ? Il est difficile pour l'instant de l'affirmer d'autant plus qu'il s'agit de cas isolés. C'est d'ailleurs pourquoi, en attendant les enquêtes déclenchées par la brigade de recherche de la gendarmerie, il faudrait faire en sorte que cette attaque ne motive pas le rétablissement des barrages de contrôle.


Heinan Goba
de Conakry pour GuineeActu.com


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Commentaires  

 
+1 #1 Patriote 29-06-2012 21:15

Il y a fort à parier que ce sont les forces de l'ordre et quelques renégats isolés qui sont la cause de ces coupures de route. Ce qui ne justifierait pas pour autant la remise des barrages routiers qui sont anti-économiques. Si la gendarmérie en faisait sa priorité(il faut nbien les motiver financièrement), ces malfrats pourraient tomber un jour dans leur filet. Hélas, on est trop léger dans nos façons de faire.
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