Imprimer

Port Autonome de Conakry : Un conteneur à plusieurs inconnues

GCI  Dimanche, 24 Juin 2012 15:03

Facebook

 

PIVI_Claude_1_01Le Port Autonome de Conakry a été l’objet d’une interminable série de tractations à propos d’un conteneur appartenant au colonel Claude Pivi, ministre chargé de la sécurité présidentielle. Les divergences portaient dans un premier temps sur les taxes de douanes qu’il fallait payer pour délivrer ledit conteneur. Mais très vite, son contenu et l’identité de son importateur ont aiguisé les curiosités.


En fait, il s’agirait d’un conteneur de 41 pieds qui contiendrait des véhicules et du paquetage militaire. Les douaniers auraient demandé comme frais de dédouanement une soixantaine de millions de francs guinéens. Ce à quoi le colonel Claude Pivi aurait refusé de se soumettre. A défaut d’une annulation pure et simple des frais, il aurait indiqué ne pouvoir payer que 21 millions de GNF. Mais entre temps, les discussions avaient été si laborieuses, que des oreilles indiscrètes avaient été mises au parfum. Alors toute la cité a été inondée de ce «bruit». De fil en aiguille, la hiérarchie de l’armée a été informée. Alors d’autres dimensions de l’affaire ont été mises en évidence.

Il s’agit notamment de savoir en vertu de quelle logique le colonel Claude Pivi a importé ce conteneur contenant entre autres, du paquetage militaire. L’aurait-il fait à titre personnel, ou aurait-il agi au nom d’une composante distincte de l’armée ?

D’autre part, au cas où il l’aurait fait à des fins personnelles, serait-il dans la légalité ? De même, à quelles fins justement aurait-il importé ce matériel ? S’agirait-il d’une visée mercantile qui consisterait à vendre les produits importés à l’armée, via quelques hommes de main ?

Ou bien comptait-il en faire la livraison à une troupe qu’il entretiendrait en secret ?

Ce sont là autant de questions auxquelles il n’est pas encore possible d’apporter la moindre réponse. Au stade actuel, les différentes médiations auraient permis de répartir le contenu en deux parties. Les véhicules et d’autres objets n’ayant rien à voir avec l’armée auraient été autorisés à être sortis. Par contre, le paquetage militaire aurait été saisi. Sans doute que des enquêtes devront tout d’abord permettre de trouver des réponses aux questions que nous nous posions précédemment. Surtout que certaines rumeurs rapportent que le président Alpha Condé en aurait été informé avant son nouveau périple international.


GCI
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com


AArticle_logo1_0
Facebook