Blocage du processus de transition : La société civile appelle le président à dissoudre la CENI

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CENI_01Le Mouvement social guinéen composé des organisations de la société civile, invite le chef de l’Etat à révoquer la Commission électorale nationale indépendante (CENI), vu que la composition actuelle de cette institution ne fait pas l’objet de consensus entre les acteurs majeurs.


Au nombre des points ayant entrainé ce manque de consensus, le Mouvement social cite « la perte d’identité en termes de représentativité des partis ; la perte de confiance entre les commissaires et leurs mandataires et l’incompétence et le manque de probité morale douteuse de certains commissaires Â», selon une déclaration du Mouvement social rendue publique ce mardi. Au regard de ces faits et constats, le Mouvement social envisage une série de propositions de sortie de crise pouvant permettre d’aller vite aux élections législatives d’ici novembre 2012. Il s’agit de la recomposition de la CENI conformément au paysage politique. A savoir attribuer 10 postes de commissaires à la mouvance présidentielle et 10 à l’opposition. Et doter la société civile de 3 postes de commissaires. Sans oublier l’administration publique qui aura 2 postes dont 1 pour le ministère de l’Administration du territoire et 1 pour le ministère des Finances. Cette recomposition pourrait permettre de « restaurer très rapidement la confiance entre les acteurs politiques, sans laquelle il n’y aura pas de quiétude sociale et de paix, qui sont les gages certains du développement socio-économique du pays tant souhaité par les citoyens Â», selon cette déclaration de la société civile. Qui suggère aussi la mise en place d’un programme de renforcement des capacités des nouveaux commissaires, qui doit s’opérer immédiatement après leur entrée en fonction en vue de leur permettre de s’approprier rapidement les tâches qui leur sont dévolues. Le déploiement des volontaires expérimentés dans la gestion et la conduite du processus électoral à l’image des volontaires des Nations Unies (VNU) pour appui aux démembrements de la CENI. Ainsi que la mise en place d’un comité technique d’appui de haut niveau, composé de 5 personnalités, choisies sur la base de leur indépendance, de leur intégrité et de leur expérience dans le processus électoral. Reste à savoir si cet appel recevra un écho favorable de la part de la présidence de la République.


Oumoul K. Cherif
L’Indépendant, partenaire de GuineeActu.com


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Commentaires  

 
+1 #3 Gandhi 16-06-2012 19:58

On attend la fin du ramadan et de la saison des pluies (lol).
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+1 #2 Patriote 16-06-2012 12:47

Si AC n'est pas habilité à révoquer les commissaires de la CENI alors que les partis politiques n'arrivent (n'arriveront) pas à s'entendre par consensus pour les remplacer, il ne reste plus qu'à attendre la fin de leur mandat (en Octobre 2012) si j'ai bien compris l'argumentaire de Gandhi. Si c'est bien ça alors d'ici là que fait-on ? Consensus ? Non, je n'y crois pas, car on assiste actuellement à un dialogue de sourds doublé d'une démonstration de force.
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+3 #1 Gandhi 14-06-2012 21:17

AC n'est pas habilité à révoquer les commissaires de la CENI. Concernant Louncény Camara et ses collègues, on ne peut les remplacer que par consensus entre les partis politiques (dont le RPG), ou à la fin de leur mandat (en Octobre 2012). A titre personnel, on peut constater la non conformité de l'élection de Louncény (ce qui est vraisemblable), ou ses détournements de fonds (voir audit de l'UE). Bizarrement AC qui voit des détournements flagrants partout, ne voit pas ceux-là. République bananière, quand tu nous tiens !!!
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