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Vérification du fichier électoral par l’OIF : Des acteurs politiques réagissent
Boubacar Bagnan Diallo Mardi, 05 Juin 2012 16:42
La mission des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a pris fin le vendredi 31 mai. Au sortir de la rencontre de cette dernière journée qui s’est tenue à huis clos, nous avons tendu le micro à quelques acteurs politiques et au chef de la mission de l’OIF. Réactions…
Saloum Cissé, RPG-Arc-en-ciel (mouvance) :« Le pays est régi par des lois; soit on les respecte ou on ne les respecte pas. »
« La rencontre nous a permis de voir ce qui est critiquable et ce qui peut être amélioré. C’est un aspect très important. Le deuxième point a été celui relatif à la CENI. Sur ce point, on a fait l’exposé des motifs. Mais le pays est régi par des lois, soit on les respecte, ou on ne les respecte pas. Si on respecte ces lois, nous maintenons la CENI, nous améliorons son cadre de travail. Par exemple, nous, nous avons proposé à l’issue du dialogue, de mettre un cadre de cellule d’appui où tous les partis politiques seront représentés pour des propositions, des suggestions. Maintenant c’est aux experts de voir quelles sont les conclusions auxquelles ils peuvent aboutir. »
Cellou Dalein, UFDG (opposition) : « Si on veut aller à des élections, mieux vaut qu’on recompose la CENI. »
« Avant tout, il a été mis en évidence que le système de Waymark n’était pas paramétré pour faire de la révision, mais plutôt pour faire du recensement. On a aussi dit que l’OIF va rédiger des termes de référence auxquels Waymark va essayer de satisfaire pour s’assurer que la sécurité y est, que les appareils sont paramétrés pour faire de la révision (…) si on veut aller à des élections, mieux vaut qu’on recompose la CENI. Pour cela, on va demander au RPG de désigner dix membres, à l’opposition de désigner 10 membres, à la société civile de désigner 3 membres et à l’administration 2 membres. Ainsi, nous serons tous rassurés et confiants pour aller aux élections. »
Hugo Sada, Expert de l’OIF : « On a pu mettre tous les problèmes sur la table. »
« Je crois que pour la première fois, on a pu mettre tous les problèmes sur la table. Tous les acteurs concernés autour de cet aspect technique et généralement l’ensemble des acteurs concernés par le processus électoral. On a travaillé, on a bien avancé. Et on sait maintenant ce qu’on a à faire pour passer aux actes. Il y a eu des engagements des uns et des autres pour faire concrètement un certain nombre de choses. Il y avait un certain nombre de sujets qui suscitaient une certaine méfiance, ils n’ont pas tous été résolus, mais il y a déjà eu des engagements qui ont été pris pour commencer sérieusement à les résoudre. Maintenant, on va juger aux actes, il y aura un cadre de suivi. Et je pense que tous les acteurs ont la mesure de ce qu’il y a lieu de faire. »
Propos recueillis par Boubacar Bagnan Diallo
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu.com
Commentaires
J'ignore l'identité des autres experts de l'OIF auxquels ces propos du chef de file de l'opposition étaient destinés. Pour le moins, on ne peut pas dire qu'ils visaient à convaincre quelqu'un dans l'auditoire. Nous touchons là les limites-mêmes d'une communication timide et équivoque qui ne peut que faire passer l'Opposition Crédible à côtés de ses objectifs visés. Combien de fois devra t-on répéter à nos bons leaders et à CDD en particulier que la transition démocratique guinéenne n'aura rien de bien à attendre de "l'arbitrage" des Abdou Diouf, Blaise Compaoré, Bernard Kouchner et compagnie dont nul n'ignore les liens d'intérêt étroits avec AC? L'on aimerait pourtant croire que cette noble bataille électorale n'est pas d'ores et déjà perdue jusque dans la vénérable mosquée de Dalein.
A qui faire confiance en ce moment? à l'opposition ou à la mouvance(qui d'ailleurs je ne crois pas du tout)?
Bhoundhö kö hedhidhö!!!!!!!








