Cherté de la vie : La CNTG hausse le ton

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DIALLO_Amadou_CNTG_2_01Le 23 mai 2012, les différentes centrales syndicales se sont réunies à la Bourse du travail pour exprimer leur colère face à la cherté de la vie en Guinée et réitérer leur engagement à défendre les intérêts des travailleurs. Elles ont profité de cette occasion pour apporter leur soutien à leur camarade Amadou Diallo Secrétaire général qui est en mission à l’étranger.

Devant une salle pleine à craquer, Louis Bemba Soumah de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG) a remercié ses camarades pour s’être mobilisés autour de la CNTG lors de la fête du 1er mai dernier. Il les a exhortés à s’unir davantage. Car, dit-il, seule l’union ferait leur force : Â« Nous avons intérêt à être unis, à nous donner la main, à être solidaires envers les uns et les autres pour être plus forts et mieux défendre nos intérêts qui sont à l’heure actuelle piétinés. Les gens sont fatigués. La situation des travailleurs est indescriptible. Il est difficile de trouver à manger. » Plus loin, Bemba Soumah dira qu’ils se sont engagés à dire la vérité aux autorités même si cela pourrait faire mal : Â« Nous l’avons dit au chef de l’Etat. Nous lui avons dit que celui qui aime un chef, il lui dit la vérité. Et nous lui avons dit la vérité en détail. Mais malheureusement, nos chefs n’aiment pas la vérité. Ils n’aiment pas les gens honnêtes qui aiment dire la vérité vraie. Ils préfèrent les petits pingouins qui viennent autour d’eux pour chanter leurs louanges et leur raconter des histoires. Nous sommes pour la vérité et nous dirons la vérité même si ça va faire mal Â».

Alpha Mamadou Diallo, chargé des revendications et négociations des conflits, rappellera que lors de la fête du 1er mai, l’inter centrale a exigé de l’Etat, le relèvement de 200% des salaires indiciaires des travailleurs de toutes les catégories, la finalisation des négociations avec le gouvernement autour des sujets préoccupants que sont le SMIG, la protection civile, la retraite et l’emploi, et la sous-traitance. Dans cette plate-forme revendicative, les syndicalistes demandent le respect et l’application des conventions de l’OIT (Organisation internationale du travail) ratifiées par la Guinée, la suppression des barrages interurbains et des tracasseries qui en découlent. Ils ont ensuite demandé la promulgation du Code du travail et de ses textes d’application.

Pour sa part, Kader Aziz Camara, 1er secrétaire général adjoint de la CNTG et représentant Amadou Diallo à cette rencontre, est revenu sur le différend entre eux et Yamoussa Touré qui revendique le poste de secrétaire général de cette confédération. Selon lui, c’est de la confusion qu’«on sème au sein de la CNTG. Ce sont des gens qui ne sont pas imprégnés du concept de la société syndicale Â». Il a rappelé que l’article 47 sur lequel se baseraient Yamoussa Touré et certains de ses acolytes, a été revu avant les élections des structures de la CNTG. Il faut rappeler que c’est du 22 au 24 septembre 2011 que s’était tenu ce congrès de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée. Il a indiqué par ailleurs que le 22 septembre,c’était le symposium du cinquantenaire de la CNTG. Le lendemain, ils ont procédé au toilettage des textes et le 24 septembre, les élections des différentes structures ont eu lieu. « Nous sommes entrés dans la salle avec le statut qui ne comporte pas l’article 47 Â». Par rapport à l’arrêt de la justice annulant le congrès ayant élu Amadou Diallo, et celui de Yamoussa Touré du 26 septembre 2011, M. Kader estime que cela n’est qu’un « non lieu Â». Puis, s’adressant à ses camarades, il souligne : « Nous sommes élus pour 5 ans. Il ne faut pas vous ébranler. L’équipe que vous avez élue le 24 septembre vous représentera de façon définitive jusqu’aux élections prochaines en 2016. Ils sont en train de critiquer l’intervention du chef de l’Etat (ndlr : la reconnaissance de l’équipe d’Amadou Diallo par président Alpha Condé). Cela n’engage qu’eux. Il (Alpha Condé) a dit que l’équipe d’Amadou Diallo est légitime et légale. Il faut que les juristes et les journalistes puissent interpréter les lois. Mais ils ne sont pas imprégnés de l’ABC syndical. C’est pourquoi on assiste souvent à des erreurs et qui sont des fois fatales. Â» Les huit centrales syndicales se disent être solidaires avec le secrétaire général de la CNTG, Amadou Diallo, et affirment défendre les intérêts des travailleurs et dire la vérité à qui que ce soit.


Bah Thierno Hassana
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu.com


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