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Médiation entre pouvoir et opposition : Quel crédit pour les religieux ?
Alpha Camara Mardi, 29 Mai 2012 10:09
Depuis quelques semaines, les responsables du secrétariat général des Affaires religieuses tentent une médiation dans la crise politique guinéenne. Ces religieux multiplient les concertations avec les acteurs politiques de la mouvance et de l’opposition. Pour trouver une solution idoine à la crise politique dans le pays.
Mieux vaut tard que jamais, dit-on souvent. La crise politique qui prévaut actuellement dans le pays préoccupe l’ensemble des citoyens épris de paix et d’unité nationale. Car face à cette situation qui perdure les populations ne savent plus à quel Saint se vouer. Aujourd’hui, les actions se multiplient pour trouver une solution durable à cette crise. C’est dans cette optique que le Secrétariat Général des Affaires religieuses a jugé utile de rencontrer les protagonistes de cette crise qui affecte la cohésion sociale.
Ainsi le 16 mai dernier, une délégation du secrétariat général des Affaires religieuses, s’est rendue chez le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), représentant les partis de l’opposition, notamment le Collectif des Partis Politiques pour la Finalisation de la Transition et l’Alliance pour la Démocratie et le Progrès (ADP). L’objectif de cette rencontre était entre autres d’inviter les deux blocs politiques à mettre un terme à leurs divergences, en vue de revenir sur la table de concertation pour un dénouement heureux et pacifique de la crise.
Sous la conduite du chef du cabinet dudit département, El Hadj Diawara, les responsables religieux ont exhorté les acteurs de l’ADP et du Collectif, à privilégier l’intérêt supérieur de la nation et la préservation de la paix dans le pays. Le porte-parole de l’ADP, satisfait de l’implication des religieux, a indiqué que la seule pomme de discorde entre la mouvance et les partis de l’opposition reste et demeure la question de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). « Je ne sais pas pourquoi on refuse de recomposer la CENI » s’interroge le président de l’Union des Forces du Changement (UFC) Aboubacar Sylla.
Même sentiment chez le numéro un de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, qui s’est réjoui de cette initiative des religieux pour la sortie de crise politique. Sans rassurer de la suspension de leur mot d’ordre de protestation, le président de l’UFDG a tout de même rappelé que les leaders de l’opposition vont se retrouver pour donner une suite à la demande des responsables religieux. Toute chose qui rassure les initiateurs, qui entendent ramener à la raison l’ensemble des acteurs politiques impliqués dans le processus d’organisation des élections législatives.
Pour la petite histoire, cette mission à laquelle se livrent les responsables religieux, a survécu à plusieurs tentatives initiées, notamment par le Conseil National de la Transition, ainsi que le Mouvement Social dont le Conseil National des Organisations de la Société Civile.
Aucune de ces structures n’a pu réussir à harmoniser les points de divergence pour l’organisation des élections législatives dans le pays, considérées comme un passage obligé pour figurer dans le concert des nations démocratiques. Ce lundi 28, le Conseil des Religieux des Guinée a convié les populations guinéennes à des prières pour la paix et la quiétude. La question que beaucoup se posent est de savoir si cette nouvelle initiative ne sera pas vouée à l’échec. Prêcher en plein désert ne servirait à rien.
Alpha Camara
Le Démocrate, partenaire de GuineeActu.com
Commentaires
Tout compte fait, les réligieux ne font que ce qu'ils peuvent et doivent. Il appartient en dernier ressort, aux politiques de prendre conscience et d'agir dans l'intérêt de la nation.
Un gentil garçon qui dit merci a tous ceux qui viennent lui parler n'a aucun avenir politique sérieux en Afrique - ni ailleurs: Hollande a scellé sa victoire après avoir fermé poliment le bec a Sarko lors de leur débat télévisé...
Pourquoi les religieux ne demanderaient pas Alfa de jouer la transparence clignoter à gauche comme il se dit de gauche et vraiment aller à gauche.
Pourquoi pour le syndicalisme il a était si tranchant notre prési en faveur d'une partie en compétition et pourquoi pas être si aussi tranchant par rapport à la CENI.
La lutte que mènent le collectif et l'ADP c'est aussi pour défendre le droit à chacun de faire son culte comme il l'entend dans notre pays laïc. Qui vous dit que si nous laissons ce communiste et brigand de président faire à sa guise que demain matin il ne viendra pas vous dire que tous les cultes sont interdits en Guinée.
Bien à vous








