Alpha Camara Jeudi, 24 Mai 2012 14:33
Le Bureau politique national de l’Union des Forces Républicaines (UFR) a célébré le samedi 19 mai 2012, le vingtième anniversaire de la création de son parti, à son siège de Matam. Le Président du parti, Sidya Touré, a mis l’évènement à profit pour tancer la situation sociopolitique qui prévaut en Guinée. Il invitera ses militants à la vigilance et à se mobiliser pour freiner les élucubrations du pouvoir.
Dans son discours de bienvenue, le secrétaire général de la jeunesse de l’UFR, Saïkou Yaya Barry, a rappelé que Sidya Touré est arrivée à l’UFR en 2000. Ce qui fait aujourd’hui 12 ans que l’ancien Premier ministre de Conté est dans la lutte politique. Pour promouvoir les libertés publiques, instaurer le jeu démocratique et améliorer le bien être de la population guinéenne.
En outre, le secrétaire général du parti recommandera aux militants du parti la vigilance pour faire face aux agissements du pouvoir actuel, qui aurait l’intention d’organiser des élections législatives truquées. Et à son obstination de garder une CENI partisane. « Nous devons tout faire pour empêcher ce pouvoir de voler nos voix. Nous devons combattre pour l’instauration d’une vraie démocratie, car il ne s’agit pas de choisir un programme de société, ou un représentant politique, mais plutôt de faire en sorte qu’un groupe d’individus ne puisse modifier à sa guise l’expression des populations», scande-t-il.
Selon lui, depuis quelques jours, les militants de l’UFR font l’objet de provocations de la part de certaines marionnettes du pouvoir. Il dira que ce sont des ministres, des gouverneurs et des cadres de l’administration qui seraient les auteurs de ces provocations. Qui feraient des déclarations souvent tendancieuses et hallucinantes.
Il dira également que la Guinée est « un pays où un vigile peut être nommé comme gouverneur de région, alors qu’il ne sait même pas construire une phrase correctement. C’est un pays aussi où par clientélisme des petites gens peuvent occuper de hauts postes de responsabilités dans l’administration. Le pays va mal, il souffre d’ethnocentrisme, de corruption, de mensonge, de manipulation et d’incompétence ». Donc pour lui, il faut mettre un terme à la démagogie, à la politique politicienne et à la manipulation qui constituent les principaux facteurs de notre retard.
Abondant dans le même sens, la présidente du Bureau national des femmes, Mme Samoura Aïssata Daffé a, au nom des femmes de l’UFR, réclamé des élections libres, transparentes et crédibles, acceptées de tous. Mais avant, elle estime que l’actuelle CENI ne répond plus à la nouvelle donne politique. Donc qu’il faut la recomposer sur la base de la parité entre le pouvoir et l’opposition. Ensuite Mme Samoura demande la représentation de l’opposition dans les démembrements de la CENI, dans les CARLE et la gestion transparente du fichier électoral avec l’application correcte de l’audit réalisé par les experts du PNUD. Mais aussi, la clarification entre le recensement et la révision des listes électorales.
Quant au secrétaire général du parti, Bakary Gozo Zoumanigui, il rassurera quant à la détermination des militants et sympathisants du parti à œuvrer dans le sens de défendre les idéaux du parti et de faire triompher Sidya Touré aux prochaines consultations électorales.
En prenant la parole, le président du parti Sidya Touré s’est réjoui du chemin jusque là parcouru. Il profitera alors de féliciter ses militants qui ont consenti d’énormes sacrifices pour le parti. Il dira que cette date du 19 mai, est une occasion pour fêter deux anniversaires du parti. Il s’agit de la date de création du parti, en 1992, et son arrivée à la tête du parti, en 2000.
Sidya Touré martèle que son combat consiste en la restauration de la démocratie en Guinée, la libre expression des populations et la prise en compte du vote des électeurs pour que la future Assemblée nationale reflète les différentes opinions des populations guinéennes. Avant de dire que « le vote des électeurs guinéens est déjà truqué ».
L’opposant déplore aussi le fait que le changement promis tarde toujours à venir. « Aujourd’hui, on parle du changement, mais le changement promis par Alpha Condé est négatif », conclut-il.
Alpha Camara
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